22 mai 2010

[Test] Red Dead Redemption

Editeur : Take 2 Interactive
Développeur : Rockstar San Diego
Date de sortie : 21 mai 2010


1911, à la frontière américano-mexicaine, une petite ville nommée Armadillo s'apprête à vivre un évènement. Un homme, ancien hors-la-loi, est contraint par le gouvernement de retrouver ses frères d'arme d'antan et de les faire taire à jamais. Votre mission, si vous l'acceptez (et il serait bien bête de ne pas acquiescer) est d'incarner cet homme, John Marston et de vivre sa quête, longue et éprouvante, pour la rédemption. Bienvenue dans Red Dead Redemption.

Dès les premiers instants, on ne peut qu'être soufflé par le niveau de détails apporté par Rockstar San Diego. Il s'agit probablement d'un des plus beaux jeux à ce jour. Reprenant le moteur 3D de GTA IV, les développeurs sont parvenus à l'optimiser en accouchant d'un titre au cachet unique. Que ce soit les visages, les vêtements, la modélisation générale, les effets (l'eau, le tonnerre, la pluie qui ruisselle sur l'écran), les animations incroyables (les points d'impact sont très nombreux) et la sensation de vie, Red Dead Redemption met une tarte à plus de 95% des jeux, exceptés des titres fabuleux comme Uncharted 2 ou encore les Gears of War. Le niveau de détails est impressionnant, tout comme la qualité de la narration, toujours parfaite dans un jeu Rockstar.

John Marston débarque donc dans ce petit patelin qu'est Armadillo et on est comme notre gaillard charismatique : complètement perdu dans cette immensité géographique. Et puis petit à petit, on trouve nos marques, on fait connaissance avec de nombreux personnages, dont certains complètement loufoques (voire tarés) et portés sur cette époque "cradingue" qu'est le Far-West du début des années 1900. La locomotive est présente, tout comme l'électricité, les gens font de plus en plus appel à la science mais les charlatans vantant leurs produits miracles sont encore présents et n'hésitent pas à arnaquer les plus naïfs… on peut tour à tour boire un verre au saloon du coin, prendre une chambre, acheter et vendre bon nombre d'éléments (fusils, munitions, potions… mais aussi des peaux d'animaux que vous dépecez vous-même dans les plaines arides) ou encore lire les dernières nouvelles du jour en achetant le journal à 1 $.
Les missions, quant à elles, sont toutes diversifiées. On passe pêle-mêle d'un nettoyage de clan à une folle épopée sauvage en passant par le sauvetage d'une diligence. Tout dans Red Dead Redemption a été étudié au détail près, comme l'éco-système qui régit son monde. Ne vous étonnez pas de croiser des chacals et autres espèces animales très dangereuses (les lynx sont redoutables). La pampa regorge d'une bonne trentaine d'espèces (si ce n'est plus) qui réagissent différemment si vous êtes à cheval ou à pied. Jamais un jeu de cette ampleur n'a paru aussi vivant. Lors de vos chevauchées, vous tombez sur des brigands qui attaquent une femme sans défense, ou encore un homme qui se met à vous tirer dessus pour piquer votre cheval. Il y a mille et une choses à faire dans Red Dead Redemption, mais à l'inverse de GTA IV… vous n'êtes jamais à l'abri d'une quelconque menace, ou en tout cas, celle-ci se fait rapidement sentir. L'Ouest sauvage campé dans le jeu de Rockstar nous raconte une vie difficile, souvent violente... rappelant les combats terribles ayant eu lieu entre les cowboys et les indiens, mais bien des années avant l'époque de RDR. Les fusillades et pendaisons sont légions et les duels en face à face nombreux (l'échec est synonyme de mort). Les gens passaient leur temps en travaillant ardemment et les quelques moments de plaisir étaient matérialisés par des parties de cartes (blackjack, poker…) ou d'autres activités comme le jeu du couteau ou le lancer de fer de cheval, quand ce n'était pas une bonne cuite au comptoir. C'est sans doute pour cela que l'ambiance de Red Dead Redemption fonctionne si bien.

On pourrait parler des heures de ce jeu, de ces incessants et nerveux gunfights, de votre réputation qui influe directement sur l'opinion et la réaction des gens à votre égard ou encore des prostituées omniprésentes (et qu'il faut parfois sauver d'hommes violents). Et que dire de sa durée de vie, de sa bande sonore , ses doublages et bruitages (le son du tonnerre est phénoménal), du mode multi pharaonique et surpuissant… Rockstar, une nouvelle fois, plombe tous ses concurrents ou presque en donnant vie à un jeu d'une hypnotique immersion. Après avoir vu la vidéo, il y a de fortes chances que vous jetiez votre dévolu sur ce titre, qui est probablement l'un si ce n'est celui de l'année.

Notre verdict : 9/10

2 commentaires:

  1. En 14 minutes, je n'ai pas pu montrer le quart du contenu du jeu... c'est un immanquable ! Rarement l'immersion avait été aussi bien rendue. On en oublie que c'est un jeu vidéo et on plonge dedans... même sans être fan de cette époque du Far-West... Incroyable !

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  2. J'ai reçu le jeu hier soir et... j'y ai joué plus de cinq heures de suite. Cette seule observation pourrait suffire a toute argumentation en faveur du jeu, d'autant plus que j'ai de plus en plus de mal a supporter les longues sessions de jeu.

    Un soft incroyable, ne serait-ce que pour son immersion, qui résulte d'un open world vivant et parfaitement cohérent.

    Qui a pris le temps de se poser quelques instants, pour observer un peu la nature et effecteur une partie de chasse, comprendra parfaitement ce sentiment d'immersion.

    Les journalistes qui ont fini le jeu en moins de 20 heures, eux, n'ont rien du comprendre de cette cohérence, et n'ont du noter que le moteur 3D du jeu... faire un tel jeu en ligne droite, est d'une idiotie sans limite.

    Un grand jeu. Pour Rockstar, ca en deviendrait presque banal... :p

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