22 juil. 2010

[Test] Limbo


S'il va sans dire que l'originalité est souvent mise en retrait des bonnes vieilles franchises qui marchent, il arrive toutefois que nous soyons abreuvés de véritables petites pépites vidéoludiques. L'an dernier, Braid et Flower avaient clairement montré la voie et c'est avec un intérêt certain que nous suivions Limbo, la perle de Playdead. Comment ne pas tomber sous le charme de ce parti pris graphique ? Monochrome de bout en bout, le jeu des concepteurs danois puisse sa richesse dans un univers hors du commun.

Mélange savamment dosé entre adresse, réflexion et plateforme, Limbo n'est pas à mettre entre toutes les mains. Les passages macabres sont de légion, il n'est pas rare de tomber sur des personnages pendus, sur des mouches venant flirter avec le corps putréfié d'un mort ou encore sur des étranges individus qui ne veulent pas qu'on vienne fouler leur territoire. Funèbre, Limbo l'est incontestablement. En foulant le sol des limbes, on avance au gré des énigmes en allant de surprise en surprise. Ici, chaque élément du décor a son importance, il faut savoir être observateur. Mais tentons d'expliquer tout ça…

En fait, Limbo fait référence aux limbes, une sorte de portail se trouvant juste avant l'enfer. Ce petit garçon que vous contrôlez n'a qu'un seul et unique but : retrouver sa sœur. Sous ses airs de petit bonhomme gentillet, il cache un terrible jeu. Limbo est l'exemple même du mariage entre splendeur visuelle et message adulte. Du début à la fin, vous naviguez en territoire hostile : des créatures (comme une araignée gigantesque) vous attaque, les habitants de ces lieux font tout pour vous faire la peau et les dangers guettent dès que vous faites un pas, qu'il s'agisse de l'environnement ou non.

Pour se frayer un chemin, le gameplay se limite à deux boutons. Le stick analogique permet le déplacement du garçon, le A renvoie au saut et le B matérialise l'interaction que le héros peut avoir avec son environnement. Ainsi, il peut se saisir d'un très grand nombre d'éléments, des caisses, un bateau, des roues… ou même des cadavres qui sont utilisés comme appât pour activer les pièges, brrr ! Limbo est une pure merveille d'ingéniosité, de passages forts en émotion et il n'est pas étonnant que le titre des développeurs de Copenhague ait obtenu tant de récompenses. Si les premiers moments dépeignent une forêt faite de mille et un mystères, les niveaux s'enrichissent au fil de votre avancée. Rarement un jeu n'avait paru si "simple" visuellement et pourtant aussi magnifique. Les effets d'ombres et de lumière ont fait l'objet d'un soin incommensurable, c'est sublime de bout en bout. Je ne parle même pas de l'animation, il faut le voir pour le croire, c'est un vrai dessin animé. Pour terminer, sachez que le titre utilise des sons d'atmosphère au détriment d'une musique. C'est un choix et ça va plutôt bien à ce jeu vraiment unique. Il serait dommage d'en faire l'impasse, tant on passe un fabuleux moment, et ce même si c'est court.

Pour vous faire une idée, rien de tel qu'une petite vidéo. J'y ai rajouté une musique que j'adore. Londinium du groupe anglais Archive.Sachez que cette vidéo ne dévoile QUE la démo.

8/10






2 commentaires:

  1. Vraiment atypique comme style. On pourrait penser à une aventure destinée aux plus jeunes mais il n'en est rien !

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  2. Je l'ai terminé et il vaut le coup, tout simplement. :)

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