12 nov. 2010

[Test] Call of Duty Black Ops - 360/PS3



Éditeur : Activision
Développeur : Treyarch
Date de sortie :  9 novembre 2010

Ce n'est pas ma guerre, c'est aussi celle de plus de six millions de personnes à travers le monde. Il n'aura fallu que 24 heures pour que le dernier bébé d'Activision explose tous les records. Qu'on aime ou pas la politique de cet éditeur-bulldozer, il faut avouer qu'ils savent faire les choses en grand. Et pourtant, cette année, l'éditeur n°1 mondial s'est mangé un beau retour de manivelle dans la tronche. Avec un Président comme Bobby Kotick, on ne s'étonne plus de rien (il suffit de voir les dernières déclarations du bonhomme) et le pataquès gravitant autour d'Infinite Ward aurait pu avoir raison de la série. Il faut également se rappeler que les productions "Call of Duty" estampillées Treyarch ont toujours divisées et que ce Black Ops est pourtant développé par ce studio. Désormais, il va être temps de ravaler ces préjugés. Les mecs de Treyarch avaient promis de tout donner pour cet épisode... et ils n'ont clairement pas menti. 

Sans vous révéler une once du scénario, sachez que Call of Duty Black Ops se révèle petit à petit sous forme de flashbacks que vous revivez en temps réel. Si la plupart du temps, l'histoire est focalisée sur les exploits d'un certain Mason, il arrive que le joueur soit amené à diriger d'autres protagonistes. Ce n'est que sur la fin qu'on découvre la vérité et tout ce qui englobe cette fameuse séquence du début, où vous êtes emprisonnés et qu'on essaye de vous tirer les vers du nez. Le dernier rejeton de Treyarch ne fait pas dans la dentelle, et l'électrocution du début n'est rien en comparaison de ce qui vous attend. 

Si Call of Duty Black Ops devait être résumé en un mot, il s'agit de "spectacle". Aucun FPS n'a atteint, à ce jour, un tel niveau de grandiloquence visuelle. C'est bien simple, on s'en prend plein la gueule du début à la fin. Si tout commence assez gentiment dans une ruelle de Cuba, les choses dégénèrent très vite et vous font voyager aux quatre coins du monde. Du Laos au Kazakhstan en passant par le Vietnam, la dernière production d'Activision impressionne à tel point qu'il est pratiquement impossible de lâcher la manette. Et que dire des phases en véhicules (bateau, moto, hélicoptère...) qui viennent épauler un gameplay déjà bien nerveux à la base. Il suffit de quelques secondes pour retrouver ses marques. La maniabilité du soft est parfaitement réglée et il ne faut pas longtemps pour devenir un soldat hors-pair (plusieurs niveaux de difficulté sont bien sur disponibles). Les séquences spectaculaires s'enchaînent et on en redemande. C'est si impressionnant qu'il est, à mon sens, impossible de voir tous les détails lors de votre première partie. Il faudra recommencer le jeu plusieurs fois pour tout découvrir. Et surtout, quel plaisir de revivre de pareilles phases de jeu.

Se terminant en un peu plus de 7 heures, Call of Duty Black Ops n'est pourtant pas exempt de défauts. On peut citer la présence d'innombrables scripts qu'il est indispensable de suivre, sous peine de se retrouver à devoir retourner derrière ses camarades (pour que le script en question se déclenche). L'intelligence artificielle n'est également pas de grande qualité, il m'est arrivé plusieurs fois d'avoir un ennemi dans le dos qui ne bronchait pas. Ça casse un peu l'immersion, d'autant plus qu'il existe des zones de "respawn" hyper énervantes, où les soldats ennemis reviennent inlassablement si vous n'avancez pas. Rien de très grave mais il faut le signaler. Personnellement, j'ai fais le jeu avec les voix anglaises et elles sont d'une qualité exemplaire. En français, j'ai cru comprendre que c'était pas mal, bien que parfois surjouées. Je ne peux commenter à ce niveau. Pour les musiques, c'est juste IN-CRO-YA-BLE ! On a même le droit à des chansons mythiques comme Fortunate Son des Creedence Clearwater Revival ou encore Gimme Shelter des Rolling Stones. Ils n'ont décidément pas fait les choses à moitié !

Le multijoueur est une fois de plus assez classique, et le mode Zombies ne conviendra pas à tout le monde. C'est ce dernier qui avait énormément divisé la communauté fan des travaux d'Infinite Ward. 14 maps sont disponibles et le gameplay s'avère dynamique de bout en bout, même si certains plaisantins ont trouvé des moyens assez déloyaux pour gagner les parties. Pour le reste, les modes de jeu sont bien variés et les amateurs du genre y trouveront leur compte. En parlant de multi, sachez que la campagne solo n'est pas jouable en coopération mais un mode "Entraînement" permet de s'éclater à plusieurs sur la même console.

Comme un méga film d'action qui en fout plein la cabeza, Call of Duty Black Ops est une réussite sur toute la ligne. On a beau dire "oué, c'est encore du pan-pan-boum-boum", il n'empêche que  le plaisir de jeu est immédiat et les quelques heures du solo passent à la vitesse de la lumière. En terme de surenchère, il va être difficile de faire mieux.




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