20 févr. 2015

Retron 5 : que vaut-elle ?

La Saint-Valentin a parfois du bon. Même si c’est toujours un casse-tête, surtout après plusieurs années, pour trouver le cadeau adéquat pour sa moitié, c’est généralement un agréable moment à passer. En cette mi-février 2015, ma femme a eu l’ingénieuse idée de m’offrir la Retron 5. Intrigué par la machine depuis sa sortie à la fin de l’année dernière, j’avais pu lire ici ou là des avis intéressants mais souvent loin d’être élogieux. J’ai notamment entendu parler des fameux ports cartouches, qui rendent les jeux extrêmement difficiles à retirer, du plastique cheap, de la mauvaise manette, des problèmes de finition, etc.  Désormais en possession de la console de Hyperkin, je vais pouvoir livrer mon verdict.
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Avant de commencer, il faut savoir une chose : le distributeur français est en contact permanent avec Hyperkin afin de relayer tous les problèmes et les défauts à corriger. Ma console fait partie de la “troisième vague”, avec un livret qui est rédigé en anglais, français et espagnol. Et selon l’une des personnes travaillant chez le distributeur français, elle date de début février. En clair, ma console correspond à l’une des dernières sorties d’usine, et des corrections ont clairement été apportées par rapport aux anciens modèles.
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Elle fait tout, sans encombre

Le modèle que j’ai choisi est la machine grise, avec quelques touches de violet. Durant son utilisation, je n’ai aucun problème ou aucun bug. La mise à jour du firmware et des applications s’est passée sans encombre et j’ai pu constater que tous mes jeux, qu’ils soient US, japonais ou européens, passaient. Et ce, quelque soit la console sélectionnée. Game Boy, Game Boy Color, Game Boy Advance, Super Nintendo, Mega Drive, NES… tout est absolument impeccable ! Forcément, étant un amateur acharné d’anciens jeux, j’ai également été attiré par le port SD situé à l’arrière de la bête. Grâce à un petit système tout bête (via le format .ips), il est tout à fait possible de jouer à des roms installées sur la carte SD. Là encore, je n’ai eu aucun problème pour lancer des roms modifiées (par exemple, une traduction FR réalisée par des fans).
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L’atout multi

Alors oui, c’est vrai, la console peut paraître un peu cheap au premier abord, mais elle me semble tout de même assez résistante. Même constat pour la manette qui est plutôt agréable en main, même s’il est préférable de jouer avec les manettes des consoles originales. Vous pouvez ainsi brancher pads NES, SNES ou MD et sur le modèle dont je dispose, il y a même des caches pour protéger chacun des ports manettes. Il faut aussi souligner que l’on peut tout à fait paramétrer les manettes et par exemple utiliser une manette Mega Drive avec un jeu SNES ou vice versa. En solo, l’intérêt est totalement nul mais en multijoueur, cela signifie que l’on peut s’éclater à 4 (deux manettes SNES, deux manettes MD par exemple) sur des jeux comme Micro Machines ou encore Bomberman. Et ça, c’est très cool !
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De l’émulation mais de qualité

Pour le menu, c’est de l’android classique. Les options sont toutefois assez nombreuses et on apprécie de pouvoir paramétrer pas mal d’éléments, d’activer des filtres, de forcer le 50 ou 60 Hz et ce genre de choses.  L’émulation (car il s’agit bien d’émulation) est tout à fait honorable et la qualité d’image, portée par une résolution en 720p, fait vraiment le job ! C’est tout de même très agréable de pouvoir profiter d’une belle image de console rétro sur un écran HD.  Et puis, il y a des petites touches sympathiques, comme les led bleus sur la console. Dans l’ensemble, la console aurait pu être un peu plus petite mais l’espace situé sur le haut, assez important, permet de ranger sa manette (qui est sans fil au passage).
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Le cœur du problème ?

Quant aux ports cartouche, cœur du mécontentement sur internet, ils ne m’ont posé aucun problème. Sur mon modèle de console, les jeux s’insèrent et se retirent sans encombre. J’ai pourtant essayé plusieurs cartouches, sur tous les supports. Alors oui, il y a une légère résistance mais elle ne gêne pas le retrait des cartouches. Ce défaut semble donc bel et bien révolu. D’ailleurs, en suivant la méthode d’Hyperkin pour retirer les cartouches (en gros, on positionne une main sur la console et une autre sur l’un des côtés de la cartouche), vous n’avez aucun risque de casser quoi que ce soit.
Au final, je ne remplacerai pour rien au monde mes anciennes machines et mon écran cathodique Trinitron. Mais en terme de fonctionnalités, d’efficacité et avec son côté pratique, la Retron 5 est un palliatif intéressant. C’est tout à fait le genre de machine que l’on peut transporter chez un pote ou laisser à ses gosses, sans risquer de flinguer ses vraies consoles.  Oui, le plastique est cheap et la finition est perfectible, mais cette bécane fait absolument tout ce qu’elle est censée faire. Le câble HDMI est fourni et il y a même des adaptateurs pour les prises des autres pays si vous voyagez.  Et puis quel gain de place ! Pouvoir accéder, d’un coup, à plusieurs consoles à la fois, c’est vraiment une très bonne chose ! 

Les points forts :

  • Très pratique
  • Émulation de qualité
  • Le tout en 1
  • Possibilité de passer des roms et des jeux de toute origine
  • Résolution en 720p
  • Des problèmes qui ont disparu

Les points faibles :

  • Cela reste de l’émulation
  • Les filtres n’ont aucun intérêt pour la plupart
  • Menu Android en anglais
  • On aurait aimé la compatibilité Master System
  • Manette bruyante
  • Finition d’ensemble un peu cheap

2 commentaires:

  1. Super sympa ton compte rendu sur la RetroN 5. Je vois que ce qui est dit sur le web n'est pas toujours vrai ou alors chacun a son ressenti tout simplement. Hâte de voir ça !

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  2. Justement, je t'envoies un mail dans la semaine ;) Pour voir si vous pouvez passer dimanche ^^

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