25 mai 2017

STRAFE : Rétro et difficile !


La vague de nostalgie qui frappe actuellement le jeu vidéo n’est pas prête de s’arrêter si l’on en croit les prochaines sorties. Avec STRAFE, le studio Pixel Titans tente de faire revivre, à sa façon, le mythe des FPS à l’ancienne, que l’on nommait doom-like dans les années 90. À la fois nerveux et respectueux de la réalisation pixellisés de ses pairs, il propose une approche intéressante et distille une ambiance guerrière très accrocheuse. Mais pour en profiter pleinement, il va falloir vous acharner et faire péter le skill. En somme, un vrai rogue-like ! Reste à savoir si vous êtes assez balèzes pour résister à ça…






Dès les premières minutes, STRAFE attise la rétine. Pour coller le plus possible aux anciens jeux, les développeurs n’ont pas hésité à imaginer un écran-titre tout en pixels représentant un cockpit de vaisseau spatial. Tout est grossier, des moniteurs au curseur de la souris mais cela confère au soft une ambiance unique. Les premiers pas n’en demeurent pas moins savoureux puisqu’une demoiselle, aux boobs aguicheurs, vous invite à participer à un court tutoriel. Le rendu de l’image est volontairement cradingue et rappelle toutes ces productions aux briefings filmés que l’on a vu fleurir dans les années 90. Le contact est bon et on se dit qu’il y a matière à bien s’éclater. Jusqu’à ce que l’on déchante carrément…

Une tétrachiée d’ennemis

Mon sous-titre peut paraître vulgaire mais c’est véritablement la sensation que j’ai eu en parcourant STRAFE. C’est juste over DUR ! À ce niveau, on ne peut pas parler de vagues d’ennemis mais carrément d’avalanches ! Les créatures, visiblement dingues de votre corps saillant, se déchaînent sur vous et débarquent en quantité astronomique, ne vous laissant (quasiment) pas de répit. On peut certes bouger à grande vitesse et vider des chargeurs entiers mais on se fait littéralement défoncer, quel que soit l’arme choisie en début de partie. Avec de la concentration, on parvient ainsi à passer un, deux, trois niveaux… mais le nombre d’ennemis est si hallucinant qu’on est constamment sous pression. Certains aimeront cette adrénaline, d’autres non. C’est d’autant plus vrai que l’équipement est loin d’être en surabondance et qu’il y a un côté « déloyal » dans les forces en présence. Les adversaires ont beau être assez lents, ils sont si nombreux qu’on en vient toujours à lâcher la rampe au bout de quelques minutes. Par conséquent, on se demande si les développeurs ont véritablement jaugé la difficulté de leur titre…

À qui se destine STRAFE ?

Car il faut bien le dire, on souffre et pas qu’un peu ! STRAFE, en l’état, se résume à un mode survie de n’importe quel FPS du moment. On ne fait que résister à des hordes (le mot est faible) de bestioles qui nous tombent sur le coin de la gueule, en profitant, de temps à autre, de quelques moments de calme. Mais ça ne dure jamais bien longtemps… Et comme les niveaux sont générés de façon procédurale, il est impossible d’anticiper en dessinant, par exemple, les plans des stages. On subit encore et sans cesse des labyrinthes qui ne sont là que pour nous happer et nous faire rager. Les créatures sortent de tous les côtés et il faut vraiment un skill au-dessus de la moyenne pour s’en tirer. C’est dommage, car il suffit juste d’un patch pour doser la difficulté et ainsi nous faire passer un bon moment.


Conclusion du rédacteur : MOYEN


Même si mes réflexes ont peut-être perdu de leur superbe avec le temps, STRAFE semble souffrir d’une difficulté d’une autre époque. Cette avalanche d’ennemis plombe l’expérience qui, en l’état, est vraiment bien réalisée. C’est punchy, artistiquement sympa et il y a une ambiance ultra immersive. Mais à force de s’acharner et d’aller contre son propre plaisir, le jeu fait de vous un souffre-douleur. Dans ces conditions, et tant bien même qu’il s’agit de « straffer » comme à l’ancienne, le titre de Pixel Titans a encore besoin de quelques ajustements.



Points positifs :

L’esprit à l’ancienne

Bien bourrin et punchy

Beaucoup de tension

L’ambiance

Pan Pan Boum Boum non stop

Points négatifs :

Carrément trop dur

Des bugs à foison

Tarif un peu élevé

Pas assez d’équipement !


Éditeur : Devolver Digital – Développeur : Pixel Titans – Genre : doom-like – Sortie : 9 mai 2017 – Plateformes : PC, PS4

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