[Test] Dead to Rights : Retribution

Editeur : Namco Bandai
Développeur : Volatile
Date de sortie : 23 avril 2010

Sans être une mauvaise série, la saga des Dead to Rights ne s'est jamais vraiment imposée, la faute à un gameplay perfectible, aussi bien pour le premier que le second épisode. La tentative portable (sur PSP) n'a pas non plus fait l'unanimité. Pour autant, de nombreux joueurs attendaient le come-back de Jack Slate aidé de son fidèle compagnon. Un peu à la manière d'un Shadow Dancer, le joueur peut donc compter sur un canidé qui n'hésite pas à dévorer littéralement les ennemis. Il faut dire que Jack l'a vraiment mauvaise, depuis qu'une bande de terroristes sans scrupule ont jeté une femme dans le vide. Et un évènement encore plus tragique va le pousser à bout…

Le jeu alterne les séquences d'action avec Jack mais aussi des phases musclées (et mordantes) avec Shadow qui est un husky plein de courage. En terme de scénario, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Le but est simple : il faut vider la ville de Grant City de tous ces salopards qui traînent à droite et à gauche. Le ton, délibérément sombre, ne fait dans la dentelle. Pour nettoyer la ville "au kärcher", Jack peut compter sur un arsenal des plus copieux : mitraillettes, flingues, bombes, lance-roquettes, tout y passe ! Et comme monsieur est spécialiste des arts martiaux, il a aussi des moyens radicales pour mettre les salauds de la rue à genoux.

Qu'on se le dise, Dead to Rights n'est pas un jeu interdit aux moins de 18 piges pour rien ! Les coulées de sang sont légions, les exécutions sommaires ne le sont pas moins et je ne parle même pas des craquements d'os et autres trous dans la tête. D'ailleurs, c'est une technique qui ne pardonne pas. Une balle dans la tête, et on n'en parle plus, d'autant plus qu'un effet de ralenti à la Max Payne s'active pour mettre l'accent sur le "trouage" de cerveau. Le joueur peut également activer un "bullet time" (encore Max Payne) pour avoir le temps de viser les parties génitales des badauds qui font face. Dead to Rights : Retribution est un concentré d'adrénaline qui ne fait rien de plus que divertir et il le fait plutôt bien.

Même si l'intelligence artificielle des ennemis n'est pas des plus travaillées, on apprécie le fait de pouvoir se protéger derrière des élément du décor, un peu comme dans tous les jeux actuels d'ailleurs. Les ennemis tentent également de contourner Jack mais en général, ils ont plus tendance à foncer dans le tas. Dans ces conditions, pas question de tergiverser, il faut faire parler la poudre ou les poings. Jack Slate, c'est un peu un Sam Fischer en plus trash. Ca défouraille sec, quoi !

Mais alors, ce Dead to Rights : Retribution démonte tout ? Oui et non. Tout d'abord, la patte graphique, si elle est très sympa, manque d'originalité. On passe d'un bâtiment de télévision à des docks en passant par des caches sombres et autres rues de Chinatown pluvieuses. Malgré l'immensité de certains environnements, on a l'impression d'être à l'étroit, la faute à un level design qui manque d'ambition. Y en a marre des couloirs de couloirs de couloirs. L'I.A, je l'ai dis, est souvent à la ramasse et l'animation manque aussi de réalisme. La maniabilité est également insupportable par moment, avec de grands moment de solitude où on tente désespérément de désarmer un ennemi ou de leur trouer le derrière. Parfois, ça répond vite et bien, parfois c'est la cata à ce niveau. On s'y habitue mais c'est un défaut un peu chiant. Je pourrais également parler de la visée bien perfectible.


Si vous êtes un peu paumé dans tout ça, sachez néanmoins que la vidéo devrait vous rassurer. Sans être un foudre de guerre, Dead to Rights : Retribution est loin, très loin d'être un mauvais jeu, car il défoule sévère ! Les phases avec Shadow sont excellentes tout comme la pêche qui ressort des rixes de Jack. On s'amuse et c'est le principal. Avec sa dizaine d'heures de jeu, Dead to Rights est un titre des plus corrects, très perfectible, mais sympathique à jouer. C'est bien là l'essentiel !

VERDICT : 7/10

3 Commentaires

  1. Rooh, tu aurais quand même pu préciser dans ton article que les séquences (jouables !) mettant en scène Shadow mettent en avant l'infiltration à la manière d'un Splinter Cell de la première heure (on peut cacher les cadavres) et d'un Batman AA (on peut voir à travers les murs). ;)

    Driftwood

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  2. Si l'univers est très sombre, la sensation d'espace est hallucinante. Par contre, Dead to Rights 2 n'invente rien, c'est du recyclage brut. Défoulant la première heure, lassant pour les autres...Voilà ce que j'en dis.

    Sinon super Test et vidéo, Manga !

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  3. Merci pour la précision Drift ^^ C'est vrai que c'est un élément important mais j'ai joué d'une manière un peu bourinne pour ma part. Shadow est rapide et il ne fait qu'une bouchée (c'est le cas de le dire) des ennemis ^^

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