26 oct. 2010

[Test] Vanquish - 360/PS3




Éditeur : SEGA
Développeur : PlatinumGames
Date de sortie : 22 octobre 2010

Qu'on aime les productions de PlatinumGames ou pas, difficile de rester de marbre devant Madworld ou Bayonetta. Le premier misait sur son aspect noir et blanc et sa violence caricaturale tandis que le second prônait les affrontements chorégraphiés, le tout enrobé dans une plastique de rêve. Avec un tel C.V, autant dire que Vanquish était attendu au tournant. Présenté en long, large et travers (notamment durant la Japan Expo de cet été), le jeu de Shinji Mikami (créateur de Resident Evil) a enfin débarqué dans les magasins. Third Person Shooter dans toute sa splendeur, le titre de SEGA revisite le genre en multipliant le rythme des joutes par dix. Sensibles s'abstenir.


C'est le foutoir sur Terre. Une organisation criminelle, appelée l'Ordre de l'Étoile Russe, a décidé de prendre le monde sous sa botte. Possédant une force de frappe colossale, elle n'a pas hésité à reprendre le contrôle de Moscou et à attaquer une station orbitale détenant une arme de puissance destructrice. Pour servir d'exemple, le rayon a été dirigé sur San Francisco, faisant un grand nombre de victimes et des dommages collatéraux. L'illuminé qui dirige le groupuscule souhaite créer un Nouvel État russe. Le temps est compté, le sort de la planète se résume à une poignée de soldats d'élites, la DARPA, dont vous faites parti.

C'est dans ce contexte que vous êtes lancé sur le champ de bataille en la personne de Sam Gideon. Fumeur de son état, ce grand gaillard possède une armure qui booste ses capacités humaines. Il est alors capable de se déplacer très rapidement, tout en faisant mouche la plupart du temps. Au premier abord, Vanquish n'est qu'un Third Person Shooter de plus, prenant place dans le futur. Mais rapidement, le jeu de PlatinumGames démontre à qui veut l'entendre qu'il ne joue clairement pas dans la même catégorie que le reste des productions.

Même si le jeu se résume à une sorte de tir de pigeon, son ambiance fait qu'il est difficile de lâcher la manette. C'est d'autant plus vrai lorsqu'on joue avec les dialogues japonais (les dialogues français étant surjoués et vraiment ratés) et sous-titres français. Vanquish ne fait pas dans la dentelle, avec des champs de bataille assez ouverts et des ennemis en pagaille. Chaque mouvement réalisé par Sam rappelle la grâce de Vanessa dans P.N.0.3 sur Gamecube, un autre jeu de Shinji Mikami. A la fois habile dans le combat au corps à corps et à distance, Sam est également capable de glisser à grand vitesse sur le sol, grâce à des petits réacteurs positionnés dans son dos. Néanmoins, attention à la surchauffe ! En effet, si vous parvenez à cette extrémité, vos mouvements deviennent alors moins rapides et il est difficile de se dépêtrer du feu ennemi. Pour le reste, c'est du boum-boum, avec un système de planque à la Uncharted, Gears of War et compagnie.

Lorsque vous êtes à deux doigts de lâcher la rampe, le jeu passe en mode "bullet time" (au ralenti) vous laissant alors une chance de vous en sortir. Au fil de votre progression, l'arsenal se fait de plus en plus conséquent, avec des armes nombreuses et variées. Et elles ne seront pas de trop pour venir à bout des ennemis plus impressionnants, tels que l'immense robot de la démo (qui revient plusieurs fois dans le jeu). Dernier détail et non des moindres, vous pouvez soigner vos camarades blessés, afin qu'ils vous donnent une arme ou des munitions.

Bien que se finissant rapidement, Vanquish est l'un de ces titres qui laissent une empreinte indélébile. La réalisation en met plein la vue du début à la fin et les niveaux s'enchaînent non stop jusqu'au dénouement final. L'aspect série B est parfaitement assumé et une fois le jeu terminé, il est possible de s'adonner à une série de défis qui raviront les acharnés. Sega et PlatinumGames ont frappé fort, il ne lui manque pas grand chose pour obtenir la note ultime. Peut être un mode en ligne. Mais c'est si bon qu'on en redemande !






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