14 juin 2011

[Test] Link's Awakening - Game Boy


Éditeur : Nintendo
Développeur : Nintendo
Date de sortie : 1993


Ce n'est un secret pour personne. Shigeru Miyamoto aime les jeux à caractère musical et a toujours mis un point d'honneur à ce que ses productions soient des exceptions en matière d'immersion. Bien avant Wii Music, le créateur japonais a placé la musique au cœur de l'intrigue de son premier Zelda pour portable : Link's Awakening. Alors que notre elfe légendaire décide de s'offrir un voyage en bateau, voilà qu'un terrible orage éclate. Le héros s'échoue sur l'île de Cocolint, théâtre d'une ode au voyage et à la fraîcheur. Ou quand le jeu vidéo nous offre ce qu'il a de meilleur…

L'une des forces de cette cartouche Game Boy (le titre est aussi sorti sur Game Boy Color dans une édition DX proposant quelques nouveautés dont un donjon supplémentaire), c'est un élément dont on ne pense pas forcément : sa traduction. Les dialogues sont vraiment géniaux et très drôles. Ceux-ci sont appuyés par des personnages hauts en couleurs et originaux, comme Toutou, Pépé le Ramollo ou encore les deux gamins qui jouent au ballon à l'entrée du village. En bref, et malgré sa taille de poche, ce Zelda fait marrer (on peut par exemple voler les objets de la boutique, tels que la pelle ou l'arc, et se faire appeler VOYOU tout le long du jeu !) et ce n'est qu'un des nombreux points fantastique du jeu. 

Comme dans n'importe quel Zelda qui se respecte, le but du jeu consiste à vivre une grande aventure, en traversant des donjons tout en récupérant de multiples objets qui permettent votre progression. Cet opus n'échappe à cette sacro-sainte règle, avec la plume qui vous permet de sauter, le bracelet qui sert à soulever des pierres ou des jarres, le boucler qui est un excellent moyen de défense ou les bottes de pégase qui demeurent parfaites pour foncer à la vitesse de l'éclair. Autant d'armes et accessoires qui aident à une progression souple et sans prise de tête.

Le scénario fait dans la simplicité mais narre des péripéties pleines de saveur, à la quête des huit instruments permettant de réveiller le Poisson-Rêve, qui vous permettra à son tour de quitter l'île. Chaque donjon exploite à merveille les capacités de son support avec des puzzles ingénieux et une qualité graphique de tous les instants. C'est bien simple, le titre reprend toutes les ficelles de l'opus Super Nintendo, en gardant une clarté constante. La patte visuelle est ultra mignonne et comme je le dis plus haut, les personnages que vous rencontrez sont uniques en leur genre. A noter que le jeu utilise deux types de représentation : classique, comme n'importe quel Zelda et de côté, comme dans Zelda 2 sur NES.

En corrélation avec son thème musical, la cartouche se devait d'être marquante à ce niveau, et elle l'est ! Toutes les mélodies sont une merveille et ne sont même pas signées par Koji Kondo, le musicien attitré de la saga des Zelda. Ce sont trois compositeurs qui ont pris le relais (Minako Hamano, Kozuo Ishikawa, Kazumi Totaka) et le résultat est probant, avec la "balade du Poisson-Rêve" qui a marqué de nombreux joueurs.

Link's Awakening est décidément un rêve éveillé. A essayer d'urgence !


2 commentaires:

  1. Que ce jeu est exceptionnel ! Le seul Zelda qui a su m'accrocher jusqu'à en voir la fin. MA-GIQUE !

    RépondreSupprimer
  2. Sans doute la plus grande aventure jamais vécue sur Game Boy. Ce titre est INCROYABLE :)

    RépondreSupprimer