11 avr. 2012

20 ans de Super Nintendo !

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11 avril 1992 - 11 avril 2012. Bien que fan invétéré de SEGA, je garde un souvenir très marqué avec ma Super Nintendo, cette bécane m'ayant offert du rêve. Je m'en souviens comme si c'était hier. Au collège, une connaissance vendait sa console avec toute une panoplie de jeux pour une somme misérable (vu le lot) : 400 francs. Cela faisait déjà plusieurs mois que j'avais découvert la console chez des potes et que je bavais devant toutes les pages estampillées "SNES" des magazines de l'époque, de Joypad à C + en passant par Banzzai (ou SuperSonic pour SEGA). En tant que provincial, et avec l'argent de poche amassé à droite et gauche, il était quasi impossible d'obtenir une machine le jour J. Mes parents ne voyaient pas les jeux vidéo d'un très bon oeil, même s'ils me laissaient jouer sans trop de problème. 

Et la lumière fût...

Finalement, grâce à de l'argent des étrennes et beaucoup d'harcèlement, j'ai réussi à m'octroyer cette fameuse Super Nintendo à 400 balles. Il y avait quelques jeux avec, notamment Astérix, Turtles in Time en US avec l'adaptateur ou encore Super Mario World. Comme bien souvent à l'époque, je me souviens de cette journée juste interminable, avec ma console et mes jeux dans mon sac de sport. Cette impatience était d'ailleurs caractéristique, le temps passant à la vitesse d'une tortue. Ça me faisait ça dès qu'on prêtait un jeu, j'avais trop hâte d'arriver au soir. Autant dire que là, avec une telle console, j'ai crû être passé dans le continuum espace temps. 

De l'or en barre

Au fil des mois, je me suis régalé avec des tas de jeux, on s'en passait régulièrement avec les potes. L'occasion était le meilleur moyen pour se faire plaisir (alors, quand je vois qu'ils veulent supprimer cette possibilité, cela me fout dans une colère noire) et les jeux étaient juste prodigieux. De Secret of Mana en passant par Zelda, Super Punch Out ou encore Super Metroid, c'était un bonheur sans nom. Je me souviendrai aussi de ce jour, lorsque mes résultats scolaires ont poussé ma mère à me confisquer la console... alors qu'on venait de me prêter Yoshi's Island. Là encore, mon coeur a failli s'arrêter et je suis limite rentré dans un mutisme digne des joueurs de l'Équipe de France durant la dernière Coupe du Monde.

Tous ces souvenirs, je les dois à ma Super Nintendo. Depuis, j'ai rattrapé mon retard et j'ai passé un nombre incalculable de jeux, à la fois sur la console (que j'ai racheté puisque j'avais vendu la mienne pour me procurer la Saturn) mais aussi en émulation. Cette machine est l'une des plus merveilleuses qui existent et passer à côté serait une hérésie sans nom. Aujourd'hui, il me reste quelques titres : F-Zero, Super Mario All-Stars, Super Soccer, Mortal Kombat, Zelda 3, Killer Instinct ou encore Batman Forever. Avec Asta, on a l'intention de se procurer l'EverDrive, une cartouche dans laquelle on peut insérer une carte SD comprenant les roms de son choix. De ce fait, plus besoin de se ruiner et on retrouve le grain de l'image d'antan. Mine de rien, cela me fait bizarre de me dire qu'aujourd'hui, je peux écrire sur ces titres et consoles qui ont bercé ma jeunesse. Cela m'a d'ailleurs fait tout drôle lorsque j'ai contacté Stéphane Baudet pour l'interviewer sur la réalisation d'Astérix ou encore des Schtroumpfs, des jeux que j'ai eu sur Super Nintendo (mais aussi Game Boy) et sur lesquels j'ai passé un nombre d'heures juste incalculables. Dernièrement, j'ai pu me fendre d'un dossier Super Nintendo dans le dernier IG Mag, avec une partie 2 (sur les jeux) qui arrive dans le prochain numéro. Incontestablement, mon boulot est aujourd'hui marqué par tous ces souvenirs. et la Super Nintendo en fait parti et m'a profondément marqué. 





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