11 févr. 2013

Test - Fist of the North Star : Ken's Rage 2 - Xbox 360







Éditeur : Tecmo Koei
Développeur : Tecmo Koei
Date de sortie : 8 février 2013
Autres supports : PlayStation 3, Wii U 

Ce test est également disponible sur Total-manga.com

Bim, bam, boum ! On reprend les mêmes et on recommence. Hokuto no Ken plus connu chez nous sous l'appellation Ken le Survivant, s'offre une suite après un premier opus, loin d'être fameux, avant tout réservé aux fans. Pour Fist of the North Star : Ken's Rage 2, on aurait pu espérer que les développeurs se réveillent et exploitent avec intelligence les capacités de nos bécanes vieillissantes. Que nenni, la formule reste inchangée et la technique fait, dans l'ensemble, pitié à voir. Est-ce autant une raison pour le jeter sans s'y intéresser ? Rien n'est moins sûr. Ce second opus s'appuie notamment sur des combos puissants et une galette pleine à craquer.


Kenshiro n'a jamais fait dans la dentelle et ce n'est pas aujourd'hui qu'il va commencer.
Alors que le premier volet s'attardait sur les 14 premiers volets de la saga, celui-ci vous invite à suivre les traces de Ken lors des 13 volumes suivants du manga. Autant dire que les fans vont être aux anges, tant les concepteurs se sont appuyés à retranscrire au mieux l'univers apocalyptique de l'œuvre de Tetsuo Hara. et Buronson.. Dans ce monde où les crimes sont légion, il est le seul à pouvoir apporter un peu de paix, de liberté et d'espoir à des villageois qui subissent le courroux de gangs meurtriers. Au-delà du mode histoire, déjà hallucinant, le jeu propose un mode Rêve permettant de comprendre le passé des compagnons de Ken. Niveau durée de vie, si vous accrochez à l'ambiance et aux multiples rebondissements, vous en avez pour un sacré moment, d'autant plus qu'il existe aussi des combats en équipe. 



Dynastie, vieille série


Ne vous fiez pas à la réalisation, l'intérêt du jeu se trouve ailleurs (à condition d'être fan).
Hop, on ressort les magnétos et les cassettes vidéo des parents, direction les années 80. Vous souvenez-vous de la fameuse série Dynastie et son générique à coups de trompettes ? Si la réponse est non, sachez qu'il s'agit juste d'une transition pour expliquer le gameplay de Ken's Rage 2 (Fist of the North Star : Ken's Rage 2 exactement). En bref, c'est du Dynasty Warriors revisité à la sauce Hokuto no Ken, avec les "Waaaaaatatatatatata" qui vont avec. On se déplace ainsi de village en village, en démolissant la vermine et en sauvant des hommes et femmes toujours plus apeurés. Un peu à la manière d'un Rambo qui agit toujours seul, Ken se retrouve généralement face à une horde d'ennemis qui n'ont qu'une envie : lui refaire un bon ravalement de façades. Généralement, ils apprennent à leur dépens qu'il est de bon ton de ne pas se frotter au détenteur du Hokuto Shiken. N'espérez pas une grande révolution dans le maniement du personnage par rapport à un Dynasty Warriors, le gameplay fait dans le classique, mais au moins, c'est efficace. On récupère du karma afin de booster ses capacités (notamment des compétences spéciales) ainsi que des parchemins cachés dans des coffres. Seulement voilà, cela ne suffit pas pour convaincre un maximum de monde. Si vous n'accrochez pas à la série des Dynasty Warriors, il y a de très chances pour qu'il en soit de même avec ce Ken's Rage 2. Car si le contenu est au rendez-vous, on retrouve la progression ultra répétitive de la saga. 



Une réalisation d'un autre âge


Ce gros dindon n'attend plus que vous veniez lui exploser la panse.
En plus de ce "défaut" inhérent à la série des Dynasty, la galette se paye des graphismes abominables pour un jeu de 2013. On veut bien que l'atmosphère soit apocalyptique mais le gris et le marron lassent très vite. Cela manque un peu de couleurs ma bonne dame, surtout que les effets spéciaux s'avèrent complètement ratés. Oui, on reconnaît les protagonistes (encore heureux) mais les décors traversés n'aspirent à aucune motivation du joueur, à moins d'être archi-fan du manga ou de l'anime. C'est vide, fade, sans détails et les cutscenes n'arrangent rien.  Rajoutez à cela des temps de chargement longuets (incompréhensibles vu la teneur visuelle du titre) ainsi que des caméras qui dansent le kazachok. et vous pensez que le test va se terminer par une note assassine. Pour quiconque n'est pas fan de Hokuto no Ken, le jeu va totalement passer inaperçu, c'est une quasi certitude tant il faut aller au delà de la réalisation, et du gameplay répétitif. (on a l'impression de répéter les mêmes combos ad-vitam aeternam).  En revanche, ceux qui s'y intéressent ne peuvent que confirmer les progrès de cette seconde mouture : 20 personnages jouables sans compter les DLC, un mode online, des combats beaucoup plus nerveux, une durée colossale grâce à un scénario entièrement reconstitué, sans compter les autres modes de jeu. En bref, un titre de niche moyen, destiné à une catégorie très ciblée de joueurs. Vous voilà prévenus. 





Dire que les graphismes sentent la naphtaline est un euphémisme. Impossible de se limiter à un tel visuel en 2013. Si les combattants sont correctement modélisés, il en est tout autre des décors et des effets spéciaux. Ce n'est pas avec sa réalisation graphique que Ken's Rage 2 va surprendre. 

Mouif... ça bouge correctement mais là encore les animations peinent à surprendre. On note même des ralentissements de temps à autre et les mouvements manquent globalement de décomposition. On n'est pas en face du syndrome "deux étapes" mais le rendu général n'est pas des plus satisfants. Mention tout juste passable. 

Pour tous les fans de l'oeuvre de Tetsuo Hara et Buronson, nul doute que les doublages japonais et les musiques vont leur faire plaisir. L'ambiance est assez bien rendue avec des thèmes parfois très sombres, parfois plus enjoués ou carrément mélancoliques. Le scénario retrace l'histoire et passe ainsi par de multiples rebondissements, matérialisés par différentes mélodies au ressenti émotionnel puissant. 


Rien de révolutionnaire. Le gameplay puise dans la série Dynasty Warriors avec des hordes de bad guys à occire. Les commandes répondent bien, mais c'est surtout la répétitivité de l'action et le manque de renouvellement dans les évènements qui sont pénalisés.  En 2013, on est en droit d'attendre beaucoup mieux que du martèlement de touches.



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