27 juin 2016

Test : Fenix Furia : La force du Die & Retry

Parfois, il est bon de se poser et de laisser de côté les jeux de type AAA pour se concentrer sur des expériences plus intimistes. Sorti de nulle part ou presque, Fenix Furia est une adaptation console du jeu Fenix Rage, un titre PC paru en 2014. À l’époque, il remporta le titre de meilleur jeu de l’année du GameMaker et il revient aujourd’hui avec quelques ajustements salvateurs. Avec ses airs de Super Meat Boy, il distille néanmoins sa véritable identité et démontre tout le talent de Green Lava Studios.
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Le démon Fénix est en colère et il y a de quoi. Son village a été détruit par une entité appelée Oktarus et la vie de la petite créature a été chamboulée. Soucieuse de se venger, elle va le traquer pour lui rendre la monnaie de la pièce. Vous l’aurez compris, ce n’est pas avec le scénario, mêmes s’il y a quelques scénettes de mise en scène, que l’on va prendre notre pied. Non, l’intérêt de Fenix Furia réside dans son gameplay « Die and Retry » très vif et logiquement très expéditif. L’idée est simple : il s’agit de traverser des niveaux en 2D, remplis de pièges, pour se faufiler jusqu’à la sortie matérialisée par un cube bleu. L’intelligence de Fenix Furia, vous l’aurez compris, est de renouveler les situations. Les pièges se complexifient mais la créature a différents outils à disposition pour se frayer un passage, à commencer par la capacité à récolter des pouvoirs mais pa seulement…
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Qui ne saute pas n’est pas Fénix
Notre héros a en effet une aptitude très pratique : il peut sauter à l’infini, lui permettant d’atteindre des plateformes surélevées, ou tout simplement de se déplacer en prenant garde aux obstacles. Tout est une question de dosage sur le bouton et les niveaux gravitent autour de la faculté du joueur à gérer cette aptitude. En plus de cela, Fénix est capable d’effectuer un dash, qui s’apparente non pas à une glissade dans le cas présent mais plus à une accélération subite. L’avatar peut alors casser des blocs de pierre pour se faufiler et se mouvoir à travers des environnements qui demeurent de plus en plus hostiles. Petit à petit, on découvre de nouveaux obstacles mais aussi des pouvoirs inédits. Ainsi, en se collant à un mur de briques ardentes durant un petit laps de temps, le personnage s’enflamme et peut alors briser des blocs de glace. La vraie réussite du jeu se trouve là, il se renouvelle sans cesse et offre des mécaniques inédites à chaque nouveau monde traversé.
02
Un monde parfaitement maîtrisé
Ce qui est appréciable, c’est que la marge de progression est gigantesque. Le level design a été conçu de sorte que le joueur expérimente différents chemins et utilise différentes aptitudes dans le but de réussir le niveau bien entendu, mais aussi gagner du temps. En effet, au-delà de la sortie à rejoindre, il est aussi question de ne pas succomber aux dangers mais aussi de ramasser des artefacts qui s’apparentent à des cookies (au départ, je pensais que c’était du fromage, comme quoi). Évidemment, ces cookies sont placés à des endroits parfois difficiles à atteindre mais c’est là tout le charme de Fenix Furia. Il est d’apparence simple mais il offre d’excellentes sensations, en plus de posséder un charme rétro 2D vraiment sympa. Loin d’être simple, il peut se montrer frustrant mais les développeurs ont opté pour un rythme incessant. En clair, dès que vous mourrez, il n’y a aucune transition. Vous êtes immédiatement replacé en début de niveau et c’est reparti ! C’est vif, plaisant et c’est une très bonne adaptation (optimisée) du jeu PC.
Conclusion : TRÈS BON
Même sans être adepte du Die and Retry, ce Fenix Furia a ce petit quelque chose qui vous accroche immédiatement. Très sobre sur le plan visuel (mais coloré et intéressant en terme d’univers), il propose un gameplay énergique et distille quelques bonnes idées. Si vous voulez vous amuser avec un titre indé généreux et plaisant, c’est le moment de foncer.

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