4 juil. 2016

Test : Hard Reset Redux - Un FPS futuriste dans le passé



Éditeur : Gambious Digital
Développeur : Gambious Digital
Date de sortie : 03 juin 2016

À croire que les consoles actuelles sont de véritables sources de jouvence. Alors que Deadlight Director’s Cut vient d’arriver, le début du mois de juin a été marqué par le retour de Hard Reset Redux. Ce FPS à l’univers cyber, sorti en 2011, fait son come back pour un prix des plus alléchants. Si certains regretteront un petit manque de personnalité, son punch et son ambiance pourraient bien faire craquer ceux qui souhaitent retrouver le fun des classiques du genre. Un bon moyen de passer un agréable moment si vous cherchez une expérience à la cool.



Avec son univers très futuriste, Hard Reset Redux se montre assez classique au niveau scénaristique. Les progrès en robotique ont été si spectaculaires que l’humanité, telle qu’elle l’a été pendant des siècles, est à l’aube d’une révolution. Les machines ont pris le contrôle et les derniers survivants se terrent dans la cité de Bezoar. Mais cette défense est sur le point de lâcher et c’est vous qui devez endosser le costume de sauveur. Et il va falloir leur montrer à ces boites de conserve que vos pétoires ne rigolent pas !

 

Une approche rétro

 

Comme dit dans l’intro, Hard Reset Redux est un véritable FPS à l’ancienne, avec des couloirs et des mouvements relativement limités. Tout est basé sur la fluidité du déplacement (il est speed et il y a même un dash) et le fun des combats. Ceci dit, on ne peut pas dire que l’environnement soit des plus vivants. Dans l’esprit, on retrouve un peu ce qu’on avait avec Unreal Tournament ou Serious Sam, même si les développeurs ont intégré une multitude d’effets spéciaux pour apporter un peu de réalisme à la ville futuriste. Au départ, on se retrouve ainsi en face d’un paradoxe : le jeu est très accessible mais, étonnamment, il faut se réhabituer à un feeling très rétro. Et puis, petit à petit, on se laisse imprégner par l’ambiance, les grosses armes et les ennemis robotisés.

 

… très rétro

 

C’est peut-être très surprenant mais le jeu se limite à deux armes. Vous avez un flingue d’assaut ainsi qu’un fusil à décharges électriques. Pour apporter un peu de coffre aux affrontements, les développeurs ont ajouté un cyber-katana (merci Shadow Warrior) qui permet de découper les belligérants. Ceci dit, il est important de souligner que le jeu propose un système d’upgrade plutôt sympa, permettant de booster l’arsenal. On apprécie également le moteur de destruction, qui permet de faire péter les pans de mur. Pratique pour se frayer un passage ou pour dénicher un secret, même si l’ensemble de la progression se déroule en couloirs (c’est rétro, on vous dit). On retrouve d’ailleurs ce côté nostalgique avec les scénettes qui apparaissent sous la forme de comics.

 

Au final, c’est top ?

 

Hard Reset Redux est un jeu agréable mais il n’est pas destiné à tous les joueurs. Le jeu se boucle en six petites heures, boss compris, et son feeling rétro est totalement assumé mais il faut vraiment s’adapter. On aurait tout de même aimé que les graphismes, qui ont été améliorés, soient dignes des productions actuelles. Car là, en l’état, on sent quand même que le titre a quelques années dans la tronche. Dommage également que la monotonie se fasse sentir, la faute à des objectifs qui se répètent sans cesse. Mais très franchement, rien que pour son ambiance, son tarif rikiki (vingt balles !) et son côté old-school, il s’avère plutôt correct.





Loin d'atteindre les sommets graphiques des ténors actuels, Hard Reset Redux accuse son âge et aurait mérité un meilleur traitement visuel. Quelques effets sont néanmoins sympathiques et la direction artistique, très 90', est attirante.







Rien de révolutionnaire mais le jeu est vraiment fluide et rapide. On apprécie de se déplacer avec précision dans ce FPS et les animations du jeu (les robots) sont correctes.








Le gameplay reste efficace mais il est tout de même très rétro dans l'approche et se repose parfois sur des acquis qui paraissent frelatés. On aurait aimé un peu plus de possibilités, ne serait-ce que dans le choix des armes, limités à 2 pétoires et un katana.








Pas grand-chose à signaler de ce côté-là. Les thèmes sont un peu passe-partout et les bruitages font le job, ni plus, ni moins. Le budget du jeu y est forcément pour quelque chose.









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