31 oct. 2021

Far Cry 6 : Des vacances au soleil !

Comme pour le cinéma, la démocratisation du jeu vidéo au public de masse (alors qu’il s’agissait autrefois, dixit les médias, d’un loisir pour boutonneux ou autres geeks hors de leurs pompes) et l’explosion des coûts de production a conduit les éditeurs à succomber à la loi des séries. Et cette accumulation de jeux autour d’une même licence a failli faire de gros dégâts par le passé. On peut notamment parler de Tomb Raider, la poule aux œufs d’or d’Eidos, qui a été essorée à l’extrême jusqu’à revivre de fort belle manière, ou encore d’Assassin’s Creed, qui répond dorénavant à un calendrier plus raisonnable. Pour Far Cry, le sentiment est un peu le même. Saluée lors de sa première trilogie, la franchise s’est enfoncée dans du grand spectacle et une redondance qui a fini par la desservir. Aussi, et même si les bandes annonces étaient plutôt alléchantes, nombreux étaient ceux à se méfier ce sixième épisode. Eh bien, pour moi, c’est tout vu, c’est le meilleur depuis longtemps.



Yara, une île tropicale inspirée de Cuba, est sous le contrôle d’un tyran, Antón Castillo, campé par l’acteur Giancarlo Esposito (Fring dans Breaking Bad). Rappelant les antagonistes cruels des précédents Far Cry, cet individu règne en maître sur la région et terrorise les provinces allant d’Esperanza, la capitale, aux petits villages bordant les eaux turquoises du secteur. Manipulateur et prêt à tout pour conserver son trône, le dictateur réduit son peuple en esclavage afin de produire du Viviro, un traitement bidon et toxique issu des cultures du tabac. Pour mener à bien sa « petite » opération, le grand manitou ne recule devant aucune exaction : propagande, exécutions, enlèvements, torture, travaux forcés… Bref, un vrai bon gars ! Le jeu démarre en révélant les contours ténébreux du personnage et celle ou celui qui doit l’arrêter : Dani Rojas. Femme ou homme au choix (j’ai choisi personnellement un protagoniste féminin), l’avatar rejoint rapidement le groupe révolutionnaire Libertad visant à stopper le tyran des lieux.


LIBERTÉ

À l’inverse des précédents héros, Dani Rojas est une personnalité loquace à laquelle on s’identifie rapidement. Les atrocités de Castillo sont telles qu’on nourrit de la colère contre cet individu et le caractère bien trempé de Rojas (encore plus marqué dans son rôle féminin à mon sens) donne de l’allant aux pérégrinations du joueur. Et celles deviennent vite immersives, à défaut d’être originales. Far Cry 6 est un monde ouvert d’une générosité folle. En revenant aux sources de la licence, avec sa jungle, son océan d’un bleu hypnotisant et ses guérilleros prêts à tout pour renverser l’oppresseur, cet épisode remet l’aventure au cœur du récit. Si on retrouve le principe ultra essoré des missions (principales comme secondaires) qui poppent tour à tour sur la map (immense), cette nouvelle itération fait montre d’un gameplay formidablement maîtrisé. Qu’il s’agisse des mécaniques de parkour aux gunfights en passant par la conduite de multiples véhicules (voitures, camions, quads, motos, hélicoptères, avions…), Far Cry 6 met à l’amende pas mal de jeux d’action. Arme à la main, les sensations sont grisantes et le titre a la bonne idée de proposer, en plus du crafting (fabrication puis optimisation de l’arsenal) et de ses dérivés cosmétiques, le suppremo. Cette arme, transportable sur le dos, peut prendre différentes formes (roquettes téléguidées, IEM…) et cause de sérieux dégâts. Le lance-roquettes du suppremo est d’ailleurs si pratique contre les hélicos ou les batteries anti-aériennes qu’on a tendance à le conserver sans changer. C’est d’ailleurs en faisant tout péter ou presque – un peu à la manière de Just Cause – que l’on progresse le sourire aux lèvres. Si l’infiltration est possible, elle n’est vraiment pas adaptée à un jeu comme Far Cry 6.


JURASSIC WORLD

Le titre d’Ubisoft ne réinvente pas l’univers de l’action/aventure en monde ouvert, mais il le fait avec respect du joueur. Si on passera rapidement sur les petites nouveautés amusantes comme le combat de coqs ou le fait d’évoluer en caméra à la troisième personne dans les camps (pas très utile à mon sens), il est indispensable de s’essayer à certaines missions pour comprendre que Far Cry 6 tente des choses. Lors d’objectifs spéciaux, le joueur est ainsi amené à traverser un parc préhistorique, à se rendre dans une bâtisse lourdement protégée pour voler un appareil… qui doit être refroidi sous peine d’exploser ! L’engin ne supporte pas la chaleur et il faut donc se mettre à l’ombre, se foutre le derrière dans la flotte ou arroser l’objet avec de l’eau pour atteindre l’entrée du parc et se casser. Mais, bien évidemment, toute la Antón « Family » Castillo débarque et vous allume ! Entre les tirs rasants et cette foutue bombe prête à exploser à tout moment, cette mission est juste dingue ! Le problème, c’est que ces missions spéciales ne font pas partie de la trame principale et il y a donc fort à parier que beaucoup vont malheureusement passer à côté. C’est dommage, mais ça n’enlève pas le côté ultra fun de ce sixième volet. On prend un énorme plaisir à dézinguer les batteries anti-aériennes pour ensuite survoler l’ensemble de l’île. Et difficile de ne pas craquer devant Guapo le crocodile de compagnie ou le chien Chorizo. Alors oui, c’est cliché, oui c’est du déjà-vu et oui, on connaît cette recette depuis ouat mille ans. Mais le truc, en tout cas en ce qui me concerne, c’est que Far Cry 6 m’a beaucoup plus intéressé que ses prédécesseurs. Reprendre le contrôle de Yara en mettant à mal la politique dévastatrice de Castillo, ça a quelque chose de jouissif, surtout quand on sauve la population et qu’on terrasse les proches – tout aussi sadiques – du dictateur. D’autant que la carte, probablement gigantesque, accompagne une durée de vie colossale.


VACANCES PAR PROCURATION

En s’imprégnant de Cuba, les développeurs ont réussi à créer une île aux mille facettes. On dit souvent que les mondes ouverts sont une solution de facilité et qu’ils sont souvent vides, mais Far Cry 6 a fait l’objet d’un travail assez remarquable de ce côté-là. Les sentiers, les falaises, les étendues d’eau, la ville d’Esperanza, les villages côtiers, les camps de fortune… Yara est pleine de vie ! Et si on note quelques problèmes de clipping (apparition tardive de décors ou d’éléments lointains) et des textures grossières par endroits, cela ne gâche pas l’expérience. Il y a toutefois un pan que Far Cry 6 ne maîtrise pas du tout, c’est son intelligence artificielle. À mon sens, c’est clairement le principal défaut de l’aventure, tant les armées de Castillo sont connes comme pas permis. Les ennemis foncent tout droit vers une mort certaine sans chercher à contourner la cible. À côté, les amigos (les animaux qui nous accompagnent) semblent bien plus futés. Et on ne parlera pas des conducteurs et conductrices qui font parfois n’importe quoi sur la route. Ok, c’est drôle, mais ce n’est vraiment pas réaliste. Malgré ces failles, on passe un bon moment, de jour comme de nuit, à arpenter les chemins et routes de Yara. Cela pourra paraître bizarre à certaines personnes, mais ce sixième épisode a quelque chose de viscéral (les finish sont bien trash) et d’hypnotisant. Cela nous pousse à avancer pour découvrir ce qu’il va advenir du fils de Castillo. Les dialogues, surtout ceux de Cortez, sont également bien fichus et tout cet ensemble fait qu’on a bien plus d’empathie pour Dani qu’on pouvait en avoir pour les autres protagonistes de Far Cry. Et de ce fait, on accroche et il y a tellement de choses à faire qu’on peut picorer le jeu par petites touches.


TRÈS BON

En tant que défouloir, Far Cry 6 remplit son rôle à la perfection. Avec son île de Yara gigantesque, ses missions par dizaines et ses activités en pagaille, le jeu d’Ubi offre un panorama d’exception et d’excellentes sensations. S’il ne réinvente à aucun moment le principe des mondes ouverts, sa générosité, son dynamisme et ses personnages forts en gueule font qu’on s’attache à cet univers. Far Cry 6 n’est pas là pour être un jeu d’auteur ou jouer sur le côté émotionnel, il est plus une expérience interactive à la Michael Bay, où on prend plein les yeux en faisant tout péter. Et sur ce point, il est bien meilleur que ses prédécesseurs récents.


Points positifs :

L’île de Yara rafraîchissante et dépaysante

Un héros/une héroïne charismatique et fort(e) en gueule

Durée de vie démente

Certaines missions (spéciales) géniales

Castillo est un antagoniste intéressant

Gameplay très solide


Points négatifs :

IA à revoir

Pas mal de quêtes Fedex

La vue TPS dans les camps, mouais…


Éditeur : Ubisoft / Développeur : Ubisoft / Genre : Action-Aventure / Date de sortie : 7 octobre 2021 / PEGI : 18 / Supports : PS5, PC, PS4, Xbox Series X/S

23 oct. 2021

GTA III fête son 20ème anniversaire : Plongez dans les coulisses !

Hier, 22 octobre 2021, GTA III fêtait le vingtième anniversaire de sa sortie (d'abord aux États-Unis, puis ensuite Europe et Japon). Pour l'occasion, je vous propose - par le biais du site Jeuxvideo.com - de découvrir les coulisses du jeu qui a renversé toute l'industrie du jeu vidéo. Alors que personne ne l'attendait - ou presque - le troisième épisode de la série Grand Theft Auto a propulsé DMA Design et Rockstar Games sur le toit du monde, tout en donnant une nouvelle dimension à la franchise née en 1996. Une œuvre satyrique, drôle et immersive comme rarement qui nous a mis, à l'époque, une turbo-baffe. 

De GTA à l'évènement GTA III, découvrez la folle histoire du prototype de jeu Godzilla devenu un phénomène médiatique et un titre vendu à plus de 25 millions d'exemplaires.




19 oct. 2021

Back 4 Blood : Un Left 4 Dead 3 en puissance ?

Fondée en 2002, soit il y a presque vingt ans, Turtle Rock Studios est une entreprise américaine qui a débuté son histoire dans l’industrie vidéoludique en adaptant l’incontournable Counter-Strike sur Xbox. Pendant plusieurs années, les développeurs ont été liés à cette licence, ce qui a conduite Valve à investir dans cette structure pour qu’elle devienne Valve South de 2008 à 2010. Alors qu’elle s’apprêtait à tomber aux oubliettes, Phil Robb et Chris Ashton l’ont fait revivre, sous son nom d’origine, pour en faire un studio indépendant. Passer après le phénomène Left 4 Dead ne fut pas une mince affaire et Evolve, la nouvelle franchise du studio, n’a pas rencontré le succès escompté. Après un passage en zone de turbulence, Turtle Rock Studios revient avec une licence inédite qui devrait rappeler de bons souvenirs à certains, en plus de prendre la forme d’un important revival. Alors, Left 4 Dead a-t-il trouvé son maître 13 années plus tard ? Éléments de réponse.

Avec un nom pareil et ce lien affiché à Left 4 Dead, vous vous doutez que ce n’est pas un jeu de plate-forme dans un univers pastel qui vous attend. Non, on baigne en pleine apocalypse avec un seul et unique but : survivre face à des hordes de créatures prêts à vous dévorer ou vous trucider à chaque coin de rue. S’il est possible de suivre la campagne en solo (avec des bots), c’est véritablement en coopération que le jeu prend tout son sens. Pas besoin d’un scénario alambiqué, Back 4 Blood mise sur le spectacle et la nervosité de son gameplay ! En effet, à chaque partie, les entités les plus menaçantes apparaissent de manière aléatoire à différents endroits, permettant de renouveler l’expérience. Avec sa trentaine de niveaux divisés en 4 actes, autant dire que le jeu de Warner Bros. Interactive ne se fout pas du monde. 


TOUT POUR LA SURVIE ?

Si le but ultime de Back 4 Blood est de survivre, les missions sont parsemées d’objectifs de différentes natures. Cela peut aller d’une escorte de civils à la protection d’une zone donnée en passant par la livraison de denrées ou médicaments. Le titre ne révolutionne pas la formule entrevue dans Left 4 Dead, mais il distille ses propres idées. Avant de revenir sur l’excellence du gameplay, il est important de parler du système de cartes. Ce concept, mêlant aussi bien bonus que malus, permet d’altérer les parties et donc de briser toute répétitivité. Par exemple, le joueur peut être amené à évoluer dans un brouillard épais, tout en disposant d’une endurance renforcée, de munitions supplémentaires, d’une vitesse accrue, etc. Dans Back 4 Blood, les héros comme les ennemis disposent de leurs propres cartes, ce qui oblige le joueur à toujours s’adapter en exploitant des approches diverses selon les bonus/malus. Les cartes étant variées et très nombreuses (plus de 100 !), les développeurs ont mis en place un système de decks. On commence ainsi par un deck débutant avant de personnaliser ses propres decks grâce aux cartes débloquées. Et bien évidemment, ces cartes – plus ou moins rares – s’obtiennent en progressant et en réalisant différents défis. Non seulement, c’est très futé, mais ça fonctionne parfaitement dans un jeu du genre. 

LA HORDE DÉBARQUE

Une fois qu’on se lance dans la chasse aux zombies, Back 4 Blood ne nous lâche plus. Les sensations sont excellentes grâce à un recul réussi des armes, des personnages au style très différent (une qui soigne plus vite, un gros bras, un mec plus équilibré…) et un punch d’enfer ! Dans le feu de l’action, on est véritablement pris par l’adrénaline, d’autant que chaque entité est à même de vous surprendre. Que ce soit les petits modèles ou les ennemis imposants, il faut avoir l’œil partout, faire le plein de munitions continuellement, veiller à se soigner et sauver ses coéquipiers. Les moments de répit sont peu nombreux, si bien qu’il faut toujours sur le qui-vive, prêt à affronter des armées de créatures assoiffées et violentes. Au fil de l’aventure, le joueur est confronté à différentes situations et il suffit d’effrayer des corbeaux pour qu’une horde se déclenche ! Et là, ce sont littéralement des flots de monstres qui vous tombent sur le coin du bec ! C’est dans ces moments-là que l’arsenal, ultra complet et varié, montre son importance. Pistolets, fusils, mitrailleuses, grenades, dynamite, snipers… il y en partout et pour tous les goûts ! Back 4 Blood est un jeu qui file des frissons par moments, qui pousse à son paroxysme l’esprit de coopération (surtout, jouez à partir du mode de difficulté Vétéran, bien plus costaud que le mode Recrue) et qui propose une grande marge de progression grâce au système des decks. Certes, les environnements manquent un peu d’imagination, mais le jeu est beau (dans son style) et détaillé. Quant on sait qu’il est dispo dans le Game Pass, il est à essayer impérativement pour toutes celles et ceux qui aiment Left 4 Dead et qui disposent d’une Xbox bien sûr. Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas éclaté autant avec un jeu de zombies.

 

TRÈS BON

Si l’on excepte les décors vus et revus (bien qu’ils soient réussis), Back 4 Blood est un peu le Left 4 Dead 3 que tout le monde a espéré pendant longtemps. Nerveux, dynamique et fun, il met la coopération au cœur de l’expérience grâce à une difficulté remontée et un système de decks ingénieux. Fort d’une durée de vie conséquente, d’un arsenal très complet et d’idées ingénieuses, l titre de Turtle Rock Studios fait oublier la sortie de route que fut Evolve. On regrette que les développeurs n’aient pas ajouté un mode en écran splitté et que l’IA des bots ne soit pas plus poussée. Mais sorti de là, c’est un soft – pour qui aime le genre – de qualité.

 

Points positifs :


Fun et nerveux

L’aspect coopératif gratifiant

Un système de decks ingénieux

Les cartes qui viennent altérer les parties

Une campagne qui dépasse les 30 niveaux

Ambiance excellente et sound design au top

 

Points négatifs :


IA des bots

Décors trop classiques

Aucun écran splitté


Éditeur : Warner Bros. Games / Développeur : Turtle Rock Studios / Genre : FPS / Date de sortie : 12 octobre 2021 / PEGI : 18 / Supports :  PS5, PC, PS4, Xbox Series X/S, Xbox One X

18 oct. 2021

Le Zebra Engine, un émulateur Saturn qui cartonne tout !

Pour les besoins de la compilation Cotton Guardian Force Saturn Tribute, les développeurs ont conçu spécialement un émulateur Saturn permettant aux jeux originaux de la série sur Nintendo Switch. Comme on pouvait s'y attendre, le fameux émulateur a été détourné par des amateurs de la programmation et les premiers tests sont édifiants. 



Un dénommé Stranno a en effet lancé plusieurs jeux pour voir comment ces derniers se comportaient sur le Zebra Engine. Ce que l'on remarque immédiatement sur la vidéo, c'est que le rendu des quadrilatères (la Saturn utilise un système de sprites déformés pour obtenir de la 3D) est d'une finesse assez folle. Les jeux sélectionnés, y compris ceux qui souffrent d'artefacts visuels ou de ralentissements, semblent très stables et tournent super bien ! Il est évident que nous ne sommes qu'au début d'un émulateur qui pourrait être adapté sur PC assez rapidement. 


En regardant les commentaires de la vidéo, on peut découvrir les premiers retours de compatibilité. Pour l'heure, cela donne : 

🟢 Panzer Dragoon (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟢 Panzer Dragoon Zwei (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟢 Panzer Dragoon Saga (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟢 PGA Tour Golf 97 (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟢 Princess Crown (JP). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟢 Radiant Silvergun (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🔴 Rayman (US). Injouable. Les animations de course ne fonctionnent pas, ce qui occasionnent une rupture de la quasi totalité des mouvements de Rayman, y compris les sauts longs.

🔴 Resident Evil (US). Injouable. Le jeu freeze au premier écran. 🟢 The Need for Speed (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟢 Road Rash (US). Jouable. Le jeu est un peu plus lent que l'adaptation PlayStation, mais le jeu semble tourner comme l'original sur Saturn.

🟢 Sega Ages: OutRun (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟢 Sega Rally Championship (US). Jouable. L'écran de sélection des modes a quelques problèmes et subit des ralentissements. Le reste tourne impeccablement.

🟢 Sega Touring Car Championship (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟡 Sky Target (US). Jouable. Ralentissements marqués durant les combats contre les boss et quand l'écran est surchargé, mais la plupart du temps, il tourne bien.

🟢 Scorcher (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟢 Sega Bass Fishing (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers. 🟢 NiGHTS into Dreams (US). Jouable. Seule une ligne clignotante apparaît sur le côté gauche, mais le jeu tourne bien. C'est possiblement un problème de balayage vidéo. 🟢 Sonic 3D Blast (US). Jouable. Pas de problèmes particuliers.


Pour découvrir d'autres tests de compatibilité, rendez-vous sur la page de Stranno : )

17 oct. 2021

Multi-tests : Le jugement dernier, Wario, du rallye et du shoot !

 

Takayuki Yagami, le détective de Kamurocho, reprend du service. Toujours accompagné de son acolyte Kaito, « Tak » se retrouve au cœur d’une nouvelle histoire gravitant dans l’entourage des yakuzas. Cette fois, les thématiques, très modernes, s’intéressent au harcèlement (sexuel et scolaire) et on est rapidement plongé dans un univers d’étudiants qui cache une réalité bien plus sordide. L’ancien avocat va ainsi enquêter sur le terrain et tenter de résoudre un mystère qui ne cesse de s’épaissir à mesure que l’on progresse. Lost Judgment immerge dans un Kamurocho plus vrai que nature, porté par un Dragon Engine qui s’adapte aux consoles du moment. Plus vaste, plus détaillé et lumineux, le jeu gagne en stabilité grâce à ses deux modes graphiques (résolution ou fluidité). Et, ce, avec des temps de chargement expéditifs, ce qui procure un excellent confort. Dans les grandes lignes, cette aventure reste très proche de la précédente, mais elle s’offre quelques nouveautés intéressantes, comme des activités inédites (le lycée est propice à divers défis : moto, boxe, skate…) ou l’ajout de quartier d’Ijincho de Yokohama. Tak peut également, lors de séquences dédiées, s’essayer au parkour. Mais pour le reste, il est toujours question de recherche d’indices, d’infiltration, de baston, de filature, de courses-poursuites, etc. Par moment, le jeu s’enfonce dans les maladresses, la faute à des phases trop stéréotypées, mais il est d’une telle générosité qu’on pardonne facilement ces écueils et l’impression parfois trop prononcée d’un recyclage. Par ailleurs, il a toujours pour lui son jeu d’acteur de haute volée, sa mise en scène maîtrisée et son panache à la japonaise. En somme, si vous avez aimé le premier épisode, il paraît invraisemblable de passer à côté de cette suite. Et puis, difficile de résister à l’appel des salles d’arcade SEGA, à l’heure où elles ferment toutes les unes après les autres. Et si vous voulez jouer à la Master System (la première, avec quelques jeux de sa ludothèque), sachez que le héros en possède une dans son agence.






TRÈS BON


Cette année 2021 est une année particulière pour la licence WRC puisqu’on fête le 50ème anniversaire du championnat du monde des rallyes. Toujours chapeautée par Kylotonn, qui passera la main à Codemasters en 2023, cette édition s’appuie en grande partie sur ce qui a fait son succès. C’est ce qui fait qu’on a un peu la sensation de se retrouver face au précédent volet. Heureusement, il propose cette fois un nouveau mode qui s’intéresse justement à ce fameux 50ème anniversaire.  Afin de célébrer l’évènement, l’équipe de développement a ainsi modélisé 15 spéciales mythiques et les bolides emblématiques de la période allant de 1973 à aujourd’hui (Alpine, Stratos, Delta, 205…). Pour les amoureux de l’Histoire automobile, ce WRC 10 apparaît donc comme un excellent choix. À travers 12 étapes marquantes, le joueur revit plusieurs décennies de rallye et peut enrichir sa culture. C’est assurément LA nouveauté de cet épisode. Pour le reste, on retrouve les modes habituels, si ce n’est que le mode carrière est un peu plus personnalisable et qu’un éditeur de livrées fait son apparition. Dommage toutefois qu’il faille débloquer les éléments pour habiller ses voitures (ce qui n’est pas toujours facile, le jeu étant assez exigeant). Par ailleurs, il est impossible de télécharger les bagnoles des autres utilisateurs. C’est là qu’on voit qu’il y a encore une marge de progression, même si la réalisation est très correcte (à défaut d’être renversante). Cela reste un bon jeu, mais destiné à un public de connaisseurs et qui ne recherche pas des évolutions considérables par rapport à son prédécesseur.




CORRECT


G-Darius, à ne pas confondre avec Darius Gaiden, se fraye un chemin jusqu’aux consoles du moment. Sorti en 1997 en arcade et adapté sur PlayStation, c’est sous la forme d’une mini-compilation qu’il revient. Proposant l’original et la version moderne, ce shoot conserve un gameplay 2D en profitant d’éléments en 3D et d’impressionnants scrollings et effets de perspective. Visuellement, c’est donc plutôt pas mal, même si le rendu est, à mon sens, trop sommaire et surtout aseptisé. Il faut imaginer un shoot avec de gros vaisseaux lissés et des décors qui sont, soit vieillots, soit trop cubiques. On a vu des remasters avec une bien meilleure gueule, comme le Cotton sorti il n’y a pas très longtemps. Heureusement, le titre garde toute sa fougue et nous rappelle au bon souvenir des années 1990. L’aéronef que l’on contrôle, outre sa capacité à récupérer moult items, peut s’emparer des ennemis, y compris les plus imposants, pour qu’ils viennent combattre à ses côtés. Il est aussi possible de s’en emparer pour ensuite les faire exploser et créer des dommages collatéraux. Cela confère aux différents niveaux une profondeur intéressante, mais le titre est resté dans son jus d’époque et on doit un peu se dépatouiller pour comprendre le système. Un tutorial interactif aurait été utile, d’autant que G-Darius HD regorge de bonnes idées, comme les fins de niveaux à embranchements multiples. Que les moins adeptes du genre se rassurent, il y a des options pour intégrer du freeplay (jeu libre) et ajouter des continus à la volée. L’aventure a également pour elle une ambiance assez unique, avec des musiques parfois discrètes, parfois carrément étranges. Au final, c’est un remaster pour un public averti.




CORRECT


Née en 2003, la série WarioWare s’est toujours démarquée par son univers loufoque (que l’on doit au très sympathique Ko Takeuchi que j’ai pu rencontrer il y a une dizaine d’année à la Japan Expo) et son gameplay reposant sur des micro-jeux ne dépassant pas quelques secondes. Ce gimmick, d’une grande simplicité, a façonné, année après année, l’intérêt de la saga. Aussi, cet épisode pourra en décontenancer plus d’un. En effet, dans ce soft, le joueur incarne une quinzaine de personnages (les habitués de la série), mais chaque protagoniste dispose de ses propres capacités : Wario plane, 18-Volt balance des skeuds, Cricket saute plus haut, etc. Sur le papier, c’est une bonne idée, mais ça demande un peu d’adaptation en jeu. En effet, après avoir débloqué un certain nombre de protagonistes, le joueur forme l’équipe de son choix et doit donc s’adapter aux mini-jeux répondant aux différentes compétences de son groupe. C’est plutôt intéressant, toujours aussi fun, mais ça se termine malheureusement très vite. Et il faut avouer que l’approche « plate-forme », alliée au comportement parfois étrange des avatars (certains restent sur place !), a tendance à alourdir une formule qui, à mon sens, se suffisait à elle-même. Dans sa grande mansuétude, Nintendo propose aussi du multijoueur, mais c’est malheureusement peu inspiré. Et ne comptez pas sur le jeu pour profiter des fonctionnalités de la Switch. Gyroscopie, écran tactile… oubliez ! C’est donc avec un sentiment mitigé, malgré le fun de l’aventure, que l’on ressort de l’expérience.


CORRECT

15 oct. 2021

Nintendo Switch Online : Bien la douille ?

On attendait plus de précisions à propos du pack additionnel du Nintendo Switch Online et il vient justement de tomber. On savait que Nintendo avait parfois tendance à proposer des services à des tarifs abusés, mais là… ce n'est plus de l'abus, c'est carrément une douille de chevrotine qu'on se prend dans le fondement !

Jusqu'à aujourd'hui et pour encore quelques jours, l'accès au Nintendo Switch Online, qui comprend le jeu en ligne, les sauvegardes sur le cloud et un accès à des jeux NES et Super Nintendo, passe par un abonnement découpé en deux formats : l'individuel (3,99 euros par mois / 7,99 euros le trimestre / 19,99 euros l'année) et le familial (montant annuel de 34,99 euros). Grâce au pack familial, 8 comptes peuvent être reliés à un compte familial, ce qui est très pratique.

Désormais, à compter du 26 octobre prochain, les possesseurs de Nintendo Switch (standard, Lite ou OLED) pourront passer par la nouvelle offre intitulée Nintendo Switch Online + Expansion Pack. Clin d'œil à la célèbre cartouche additionnelle de la Nintendo 64, cette offre conserve tous les avantages de l'abonnement de base et vient justement ajouter des jeux Nintendo 64, mais aussi Mega Drive. L'avantage du service, outre le fait d'accueillir deux nouvelles machines, est de proposer le jeu en ligne sur les jeux multi ! Vous l'aurez compris, on pourra jouer en ligne à Mario Kart 64, Lylat Wars ou encore Perfect Dark ! Et ça, c'est très cool ! En complément de ces jeux, le lancement du service va être accompagné d'un DLC pour Animal Crossing. Après tout, pourquoi pas.

Seulement voilà, Nintendo en a profité pour lâcher son tarif et là… les réseaux sont tombés des nues. À l'heure où j'écris ces lignes, la firme est deuxième en tendance Twitter pour la section jeux vidéo et les commentaires sont assez agressifs. Il faut dire qu'on ne s'attendait pas à ça. Désormais, pour s'abonner à ce nouveau service, il faudra débourser la bagatelle de 39,99 euros à l'année (40 balles, soit le double de l'offre de base) et 69,99 euros pour la formule familiale.

C'est à se demander dans quel monde les décideurs de Nintendo vivent. Il va être très intéressant d'analyser la suite des évènements car le Nintendo Switch Online est souvent montré du doigt pour sa stabilité bien inférieure aux services en ligne de la concurrence. En ce qui me concerne, c'est juste une douille qu'on vient de se prendre !



14 oct. 2021

La Pat' Patrouille - le film : À la rescousse d'Adventure City - La Pat'Patoune part en mission !

 

Si vous avez des enfants, il paraît improbable que vous ayez échappé au phénomène Pat’Patrouille. De création canadienne, il est l’œuvre du britannique Keith Chapman à qui l’on doit une autre série à succès dans l’hexagone : Bob le Bricoleur. Comportant pas moins de 7 saisons (pour un total de 159 épisodes dont trois spéciaux), la saga relate les aventures d’une patrouille de neufs chiens menés par un jeune garçon appelé Ryder. La particularité de la troupe, outre le fait qu’elle a un super Q.G, réside dans sa capacité à utiliser des véhicules de différentes natures (camion, hélicoptère, bateau…), chaque engin correspondant aux compétences d’un des canidés. Cet été, un film d’animation est sorti au ciné et c’est l’adaptation de ce même long-métrage que l’on retrouve aujourd’hui. Si vous avez vu le fabuleux épisode sur les jeux Disney du Joueur du Grenier et le passage hilarant sur les aventures de Simba sur PlayStation, vous comprendrez où je veux en venir. Oui, le jeu pourrait être renommer Pat ’Patounes !

Testé sur Nintendo Switch, la Pat’ Patrouille – le film : À la rescousse d’Adventure City est un titre destiné aux enfants, et plus directement aux bambins. À l’image de Simba sur PlayStation, l’épopée des chers toutous se résume, en grande partie, à du ramassage de patounes… ou plutôt de nonos ! On commence donc la partie en ramassant tous les os qui traînent, ainsi que les pièces et les badges. La progression se fait avant tout en couloir et la liberté est donc relativement restreinte. Tout au plus, on peut rebondir sur des bidons ou des tentes de magasins, quand il ne s’agit pas de sauter sur des bancs ou grimper sur des immeubles. Car oui, les niveaux sont très urbains et il suffit de rebondir un peu partout en rattrapant des pat… pardon, des nonos, pour réussir à progresser. Certes, on peut récupérer des badges pour débloquer des mini-jeux, mais la difficulté est totalement absente. C’est ce qui me fait dire qu’il est largement destiné à des enfants en bas âge, comme mon fils de 6 ans. Ma fille de 10 ans y joue aussi, mais il n’y prend pas le même plaisir, la faute au challenge absent et à la répétitivé omniprésente des huit niveaux de l’histoire principale.


SUPER TOUTOU

Heureusement, pour terminer les niveaux, le jeu propose quelques séquences « originales » qui ne consiste pas à ramasser des trucs. Régulièrement, on se retrouve donc avec des stèles en forme de patoune (bah oui, on n’en sort pas) et il faut amener le toutou adéquat sur ce support pour ensuite déclencher la phase correspondante. Il y a un peu de tout(ou) : destruction d’obstacle, utilisation d’une tyrolienne, réparation et réactivation de générateurs, etc. Sur le papier, c’est sympa, mais le gameplay de ces séquences incroyablement plates. Il faut juste bouger le stick et appuyer sur le bouton ou déplacer le stick dans une direction indiquée. Bof, bof. Surtout que le rythme de l’aventure n’est pas fou. On ne peut jamais accélérer (ce qui oblige à courir à petits pas) et l’escapade de la Pat’ Patrouille a tout de la balade dominicale. Même les mini-jeux de course (sur terre, sur l’eau ou dans les airs) ne sont que des lignes droites avec des obstacles à éviter en se déplaçant à gauche ou droite. Oui, comme l’incontournable volant électronique Tomy Turbo des années « il y a trop longtemps », foi de quarantenaire qui avait deux ans à l’époque.


DES PATOUNES ET PUIS C’EST TOUT

Bref, à moins d’être âgé entre 0 et 6 ans, Pat’ Patrouille – le Film peinera à vous convaincre. En revanche, et j’en veux pour preuve mon gamin, il fonctionne parfaitement pour le public visé. Déjà, visuellement, c’est plutôt pas mal. Les héros sont bien modélisés, les décors sont un peu statiques mais sympatoches et les bambins peuvent entendre la véritable voix (celle du dessin animé) de Ryder ! Ok, c’est un peu triste que ce soit le seul personnage qui parle, mais bon…  Côté durée de vie, le jeu est expéditif avec ses huit niveaux et ce ne sont pas les quelques mini-jeux qui sauveront la mise.


POUR LES ENFANTS EN BAS ÂGE UNIQUEMENT

La Pat’Patrouille – Le film : À la rescousse d’Adventure City est un jeu ciblé pour un très jeune public. Pour cette population, l’épopée est une chouette balade, très simple d’accès et colorée… à condition qu’il n’y ait aucune recherche de challenge derrière. Car pour quiconque souhaite rencontrer un peu de difficulté, c’est un titre à totalement oublier. La progression est molle, le gameplay est très limité (du ramassage de patounes !) et on en fait très vite le tour malgré la présence de mini-jeux. Un jeu pour enfants, tout simplement.

 

Points positifs :


L’ambiance visuelle du dessin animé

Belle modélisation de la troupe

Musiques sympathiques

 

Points négatifs :


Temps de chargement super longs

Mini-jeux sans intérêt

Rythme trop mou

Trop court

 

Éditeur : Bandai Namco – Outright Games / Développeur : Drakhar Studio / Genre : Action / Date de sortie : 13 août 2021 / PEGI : 3 / Supports :  PS5, PC, PS4, Xbox Series X/S, Xbox One X, Nintendo Switch

12 oct. 2021

FIFA 22 : Le changement de pelouse attendra

 

En ce moment, je ne sais pas pour vous, mais j’ai la désagréable sensation que tout fout le camp. Baigné dans le jeu vidéo depuis mon plus jeune âge, ce dernier est en train de prendre un virage qui interpelle. Si l’on prend quelques exemples de places fortes qui ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes, ou presque, on peut citer SEGA ou encore Konami. La première n’est qu’une pâle copie de ce qu’elle était dans les années 1990 (je mets de côté le mobile qui est un marché qui n’existait pas autrefois) tandis que la seconde vient de flinguer sur la place publique sa licence footballistique phare. De ce fait, FIFA 22 se retrouve face à un boulevard pour s’imposer comme l’incontournable du moment pour les amoureux du ballon rond. Le monopole n’est jamais quelque chose de bon, mais si cet épisode ne révolutionne pas la série, il m’a semblé plus solide que son prédécesseur. Vamos !


En achetant FIFA 22, à moins de ne pas savoir où vous foutez les pieds, vous aurez à faire à 22 sportifs répartis en deux équipes qui luttent pour marquer des buts sur un pré vert. Pas de super frappes à la SEGA Soccer Slam, pas de retournés stratosphériques à la Nintendo World Cup, de ballon déformé façon Captain Tsubasa ou d’arbitre qui nage dans la pelouse (coucou eFootball 2022 !), FIFA reste à son image : une simulation qui lorgne furieusement vers l’arcade. Et cette édition s’inscrit pleinement dans cette vision du foot-spectacle, avec parfois des scores fleuves et une propension aux attaques de feu. FIFA est là pour en mettre plein la vue et il ne s’en cache pas. C’est un parti-pris comme un autre, que l’on aime ou pas. Mais c’est problématique quand la concurrence est inexistante – ou presque.


PARLEZ NE SERT À RIEN…

Alors que la plupart des jeux misent sur des cinématiques d’intro non interactives, Electronic Arts surprend en proposant un mini-scénario dans les rues de Paris. On passera rapidement sur le côté « too much » et les voix ne correspondant pas aux stars croisées (même Mbappé, alors qu’il est pourtant en tête d’affiche), mais c’est plutôt sympa de freestyler sur les pavés de la capitale en compagnie de Lisa Zimouche, plus connue sous le nom de Lisa Freestyle. On débarque ensuite au Parc des Princes pour taper la balle avec Kylian et Thierry Henry. Une manière originale de lancer ce FIFA 22, même si l’attitude légèrement détachée de l’avatar tranche avec ce qui se passerait en réalité (n’importe qui serait beaucoup plus impressionné de rencontrer de telles légendes). C’est en tout cas un bon moyen de s’essayer aux mécaniques de gameplay, que ce soit pour le contrôle du ballon, les appels, les demandes de soutien, etc. Par contre, je ne sais pas si ça vient de moi, mais je trouvais les exercices peu intuitifs. Il faut d’abord appuyer sur A avant de lancer l’exercice et il m’est arrivé, à de nombreuses reprises, de foirer le défi à cause de ça. Chose intéressante, la personnalisation de notre joueur est implantée dans cette intro interactive et il y a plein de petites idées bienvenues, comme la découverte de la boutique du club ou le paramétrage du niveau de difficulté. S’ensuit un match PSG – Chelsea, histoire de profiter du trio de folie Neymar, Mbappé, Messi et de voir ce que ce FIFA 22 a dans le ventre.

 


… LA RÉPONSE EST SUR LE TERRAIN

En découvrant le menu de cette nouvelle version, un constat s’impose : peu de choses ont changé. Oui, l’interface a été légèrement revue et un joueur (ou joueuse) vient aléatoirement nous faire coucou, mais le contenu reste dans la parfaite lignée des précédentes années. Outre le coup d’envoi rapide, on peut s’adonner à des amicaux en ligne, participer à des compétitions officielles personnalisées ou non (UEFA Champions League, Conmebol Libertadores, Coupe internationale féminine…), s’exercer sur des jeux techniques ou dans l’arène (comme à l’ancienne), se lancer dans du foot de rue avec le mode VOLTA, se frotter à l’inénarrable Ultimate Football Team et son système de cartes ou encore montrer ses talents online en saisons ou club pro. Bien évidemment, la carrière pro est toujours présente et plus complète que jamais. Côté formations et stades, FIFA 22 subit quelques pertes (4 équipes italiennes perdent leurs licences, 18 nations, comme la Turquie, le Cameroun ou l’Égypte, ne font plus partie du casting), mais ajoute à son compteur quelques teams et stades. En ce qui me concerne, je suis ravi de pouvoir jouer avec les équipes officielles de la ligue japonaise, mais je regrette, une nouvelle fois, que l’équipe des Samurai Blues (le Japon, quoi) ne soit pas de la partie. Bref, selon vos sensibilités et les équipes appréciées, ce FIFA 22 pourra vous décevoir ou vous satisfaire par le contenu qu’il propose.

 

C’EST TOUJOURS LE MÊME GESTE

Pour cette édition next-gen, Electronic Arts a innové en implantant la technologie Hypermotion. Derrière ce mot se cache une nouvelle façon d’appréhender la capture de mouvements des joueurs. On ne demande plus à un joueur pro de reproduire en solo les gestes du football dans un studio, mais on capture l’ensemble d’un match lors d’une confrontation à 11 contre 11. Si l’on s’en tient au communiqué de presse de l’éditeur, FIFA 22 dispose ainsi de 4 000 animations inédites ! Si l’on a toujours tendance à se méfier de ces discours, force est de constater que cet épisode bénéficie bel et bien d’un réalisme accru. Qu’il s’agisse des contrôles, des courses, des déplacements latéraux, des sauts, d’un un-contre-un, des dribbles ou encore des frappes, tout est plus naturel ! Et comme la physique de la balle a été entièrement revue, cela donne un aspect global vraiment proche de ce qu’on peut vivre en live devant la télévision ou sur un terrain. Et ne croyez pas lobber les gardiens facilement, car pour certains, c’est comme si on avait fait un mix de Lloris, Neuer et Courtois ! Des murs ! FIFA 22 reste fortement centré sur l’attaque et le spectacle, mais il est moins perché qu’un FIFA 21 qui se permettait des choses totalement irréelles. En plus, il a pour lui une réalisation en béton !

D’ABORD LA JAMBE GAUCHE

Je vais faire mon chipoteur, mais j’espère qu’EA passera à un nouveau moteur 3D l’année prochaine. Même si celui qui fait tourner cette édition n’est pas très vieux, ce n’est pas la turbo-baffe à laquelle on pouvait s’attendre. Je fais souvent le parallèle entre les jeux de foot PlayStation/Saturn qu’on avait à l’époque et l’hallucinant Virtua Striker 2 sur Dreamcast. Là, on ne parlait pas de fossé, mais carrément de galaxie ! Le jeu de SEGA, issu de l’arcade et porté par la puissance de la console à la spirale, était juste dingue graphiquement et faisait passer les FIFA 98 et autres Worldwide Soccer pour des dessins d’enfants. FIFA 22 ne donne pas cette impression, mais il est tout de même super beau avec sa myriade d’effets et son côté ultra propre. Les enfants accompagnent désormais les joueurs sur la pelouse, le public est plus vivant que jamais et le jeu pétille grâce à une myriade d’effets. L’ambiance générale est excellente et Hervé Mathoux, désormais en solo après l’affaire Ménès, s’en sort plus que bien ! On espère juste qu’il sera accompagné l’an prochain.

BON

FIFA 22 est une belle entrée en matière pour celles et ceux qui n’ont pas touché à un épisode de la licence depuis longtemps. Indéniablement plus solide et plus réaliste que son prédécesseur, il fait le job comme on dit et profite de la puissance des consoles next-gen (à défaut de mettre une tarte visuelle). Pour les habitués de la série, il est possible que cette édition soit jugée insuffisante par rapport à ce qu’on pouvait en attendre, que ce soit graphiquement ou sur le plan du réalisme pur. C’est indéniablement un bon épisode. Agréable et globalement intuitif, il ne doit toutefois pas nous faire oublier que le monopole n’est jamais quelque chose de bon et il faut donc espérer que la série s’extirpera de l’immobilisme dans laquelle elle semble gentiment s’installer. En attendant un sursaut, il y a tout de même de quoi faire avec ce FIFA 22.


Points positifs :


L’ambiance des grands soirs

L’hypermotion n’est pas du pipeau

Un contenu vraiment consistant

La trajectoire retravaillée du ballon

Plus de temps de chargement


Points négatifs :


Tout pour l’attaque

Absence d’équipes (nationales comme locales)

On commence à tourner en rond

C’est beau, mais pas renversant


Éditeur : Electronic Arts / Développeur : EA Vancouver – EA Bucarest / Genre : Course / Date de sortie : 01 octobre 2021 / PEGI : 3 / Supports :  PS5, PC, PS4, Xbox Series X/S, Xbox One X, Nintendo Switch, Stadia