9 oct. 2021

Hot Wheels Unleashed : Des petites qui ont tout de grandes !

 

En 1992, Super Mario Kart sur Super Nintendo fut très certainement le jeu qui démocratisa l’univers des courses compétitives avec items à balancer à la tronche des adversaires. Satanée carapace ! Dans le sillon de cette production, issue de réflexions autour de F-Zero 2, SEGA a tenté de réagir, d’abord avec les Sonic Drift sur Game Gear puis, ensuite, avec le mésestimé Sonic R sur Saturn. L’éditeur japonais n’a finalement trouvé la réponse adéquate que bien plus tard via l’excellent licence des All-Stars. Le jeu de kart familial était omniprésent à une époque (Garfield, les Schtroumpfs, South Park, LEGO… tous sont passés par la case karting !), mais le genre est désormais assez rare. Aussi, voir débarquer ce Hot Wheels Unleashed éveille en nous une certaine curiosité. Récompensée ?


En participant à la première course, un constat s’impose : Hot Wheels Unleashed est un Trackmania qui ne dit pas son nom. Est-ce que ça en fait pour autant une pâle copie ? Pas le moins du monde. Déjà, dans le monde du jouet et des « petites voitures », la licence est incontournable. Alors qu’elle a fêté ses cinquante ans en 2018, la marque, qui compte des centaines de références, continue sa route et s’offre une belle vitrine avec ce titre signé par les italiens de Milestone. Et croyez-moi, foncez au volant du camion des Tortues Ninja dans un dédale de loopings, ça en jette ! Certains pourront d’ailleurs faire un parallèle avec la série Revolt ou encore le jeu Stunt GP.

ON RETOMBE EN ENFANCE

L’intérêt du jeu, au-delà de tous ses circuits, réside bien évidemment dans son garage XXL. En plus de collectionner plus de 60 bolides, le joueur peut les personnaliser à loisir et ainsi en faire profiter tous les utilisateurs (tout en récupérant, de son côté, les livrées des autres participants). En ce sens, le contenu de Hot Wheels Unleashed est sans doute de ses plus grandes forces, malgré quelques écueils. Même si on regrette l’absence d’un mode splitté à 4 joueurs, il est possible de s’éclater à deux en écran partagé, de défier d’autres compétiteurs en ligne, de participer à une course ou un contre-la-montre ou encore de se lancer dans le Hot Wheels City Rumble, sorte d’aventure scénarisée sur un plateau. Course après course et défi après défi – dont des affrontements contre des « boss » – on progresse à la manière d’un Super Mario World pour participer à plus d’une cinquantaine d’épreuves. Il y a même un éditeur de circuits très complet pour se livrer à de folles expériences. Pour une œuvre à une cinquantaine d’euros, c’est donc plutôt correct, même si l’aventure principale manque de variété et que les environnements sont seulement au nombre de 5. On a vu beaucoup plus cher et beaucoup moins dense.


LOOPING ET TONNEAUX

Côté conduite, le jeu se veut accessible même s’il demande un petit temps d’adaptation. On ressent bien le poids de certains bolides, mais il arrive que des modèles soient plus légers et réclament plus de concentration et dextérité. Les sensations de vitesse – grâce au boost - sont très correctes et les circuits ont le mérite d’être plutôt tarabiscotés et variés. Seul bémol à mon sens : les couleurs trop criardes de la piste et des différents véhicules font qu’on ne s’attarde pas sur l’environnement, ce qui donne l’impression d’évoluer dans les mêmes décors continuellement. Sur le plan du level design, on fonce sur des tracés parfois étroits, parfois larges, et qui ne sont jamais avares en pièges divers. Trous béants, obstacles en tout genre, tremplins, loopings, sols accélérateurs et décélérateurs, araignées lanceuses de toiles, il faut avoir l’œil partout et réagir en fonction des évènements. Ce n’est qu’à ce prix que l’on parvient à enrichir son garage de nouveaux bolides. Ici, ça ne plaira pas à tout le monde car on retrouve le principe des micro-transactions qui permettent d’acquérir un certain type de monnaie pour débloquer des boites mystères. Et comme d’habitude, on ne connaît pas le contenu donc il arrive souvent que l’on se retrouve avec des doublons à revendre. Car il existe bien évidemment une monnaie locale, obtenable via vos performances ingame. Maintenant, les bolides sont si cools (Batmobile, le camion des Turtles, la voiture de K2000 (Kit), DeLorean de Retour vers le futur…) qu’on s’éclate à tout débloquer !



BON

 

Pour le retour de la licence Hot Wheels sur consoles et PC, Milestone sort une prestation de qualité. Malgré la présence de micro-transactions, le jeu permet de totalement s’en passer et c’est un bon point. Globalement, Unleashed rappelle des titres à la Revolt, Stunt GP ou, plus proche de nous, Trackmania. Les sensations sont au rendez-vous, il y a pas mal de circuits et le contenu, que ce soit en solo ou en multi, permet de s’amuser pendant de nombreuses heures. On regrette un manque de variété des missions, des environnements peu nombreux et l’absence d’un mode 4 joueurs en écran splitté, mais voilà un jeu familial bien sympatoche !

 

Points positifs :

 

Des véhicules nombreux et originaux

Des circuits bien pensés

Un éditeur de circuits très complet

Direction artistique très sympa

 

Points négatifs :

 

Couleurs un peu flashy

Un mode principal trop répétitif

Pas de mode 4 joueurs en écran splitté

Trop peu d'environnements

 

Éditeur : Milestone / Développeur : Milestone / Genre : Course / Date de sortie : 27 septembre 2021 / PEGI : 3 / Supports :  PS5, PC, PS4, Xbox Series X/S, Xbox One X, Nintendo Switch

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