4 oct. 2021

Multi-tests : Une enquête de qualité, du RPG culte, des Power Rangers et un Tamagotchi enfantin

Fruit de quatre longues années de gestation, The Forgotten City débarque dans le flot des sorties automnales et il ne faut pas qu’il passe inaperçu. Si vous aimez les jeux d’enquête mêlés à l’Histoire, notamment l’Empire Romain, ce jeu est fait pour vous ! Construit sur les fondations du moteur 3D de Skyrim, le soft de Modern Storyteller interpelle immédiatement. Quand on sait que ce titre a été réalisé par… trois personnes, ça calme ! Visuellement, les environnements sont magnifiques et les effets (lumières, pyrotechnie, eau, vent…) sont très réussis. Après un tutorial se déroulant à notre époque, le joueur est propulsé en 2000 avant Jésus-Christ et découvre qu’une cité romaine est frappée par une étrange malédiction. Les habitants sont sous le joug d’une loi appelée la Règle d’or et qui exige une conduite parfaite et implacable. À la moindre incartade et pêché, un terrible fléau s’abat sur la ville transformant en statues d’or tous les autochtones, quand ce n’est pas tout simplement la mort. Il faut ainsi enquêter en prenant garde de ne pas enfreindre la Règle d’or, sous peine de subir et de faire subir la même malédiction (transformation en statues d’or) à tous les autochtones. Le jeu est essentiellement constitué de puzzles, d’exploration et de dialogues à choix multiples, mais l’intrigue est savamment menée grâce à un principe de boucle temporelle qui permet d’avancer petit à petit dans cette longue et prenante investigation. Une excellente surprise !




TRÈS BON


En découvrant le titre du jeu, on pourrait penser qu’il s’agisse d’un jeu d’action/aventure mettant en scène Prinny, la mascotte de Disgaea. Eh bien, que nenni. Sous cette appellation quelque peu étrange se cache en réalité la réédition de deux classiques du genre J-RPG sur PlayStation 2 : Phantom Brave et Soul Nomad & The World Eaters. Le premier est paru en 2004 et fait immédiatement penser à Disgaea par son approche tactique et sa direction artistique. Des deux jeux proposés dans cette compil’, c’est assurément celui qui aura le plus grand écho auprès du public européen. On y suit le parcours d’une dénommée Marona, une orpheline qui a le don de percevoir les spectres évoluant autour d’elle. Dans son périple, elle est accompagnée par Ash, lui-même fantôme. Si la construction apparaît assez linéaire, avec son système d’îlots à visiter (faisant office de donjons), Phantom Brave se démarque par sa narration percutante, son humour et surtout son gameplay – à base d’invocations de fantômes - d’une incroyable profondeur (c’est simple, à peu près tout est paramétrable). L’île de Marona s’utilise comme un hub entre chaque niveau et si le côté pixellisé et flou contraste avec le rendu HD des décors (durant les séquences intermédiaires), Phantom Brave demeure vraiment une pépite pour qui aime le genre. Il est à mon sens plus digeste que Soul Nomad & The Soul Eaters, l’autre jeu de cette compilation. RPG tactique assez classique, il repose sur un système de « room » qui permet de constituer son escouade. Il faut ensuite faire en sorte de récupérer les « room » les plus adéquats en veillant à positionner sa troupe de manière stratégique sur le champ de bataille. Sans être mauvais, ce titre est moins marquant, moins fédérateur que Phantom Brave. En revanche, à l’image de ce dernier, l’aspect graphique charmant est gâché par des sprites flous et pixellisés. Cette compil’ s’appuie sur les épisodes PSP et elle est donc issus d’un écran assez petit, mais quelques retouches supplémentaires n’auraient pas été de trop. Enfin, l’absence de traduction française est un frein considérable. Mais pour qui aime Disgaea et les jeux qui s’en rapprochent, c’est une compil’ intéressante.




CORRECT

 

Destiné à un très jeune public, de préférence féminin si l’on en croit les réactions de mon fils, Fantasy Friends : Sous l’océan est une variante maritime d’une licence déjà existante. Concrètement, il s’agit d’une sorte de Nintendogs en milieu aquatique, mais où les poissons et autres mammifères sont remplacés par des créatures imaginaires. Pour cet épisode, les développeurs ont créé 12 types de bêbêtes à câliner. Outre les activités proposées, le jeu mise sur l’aspect cosmétique des entités et des lieux. En participant à des défis, le joueur débloque des décorations, des vêtements ou encore des jouets. Pour se faire guider, le joueur peut compter sur la sirène Aurea qui intervient sous forme de bandelettes tandis que les interactions avec l’environnement se font via un curseur de main. Sur le papier, ça peut être sympa. Le problème, c’est que ça révèle vite être un calvaire une fois en jeu. Les actions sont d’une lenteur abyssale et les activités, par manque d’interactivité avec les créatures, manquent terriblement d’intérêt. Jugeant que mon regard d’adulte pouvait être biaisé, j’ai proposé à ma fille de s’y essayer. Elle a dix ans, mais elle a malheureusement lâché l’affaire au bout d’une vingtaine de minutes en revenant vers moi avec cette phrase : on s’ennuie, on fait toujours la même chose. Même pour des enfants en bas âge, on trouve beaucoup mieux. Si suite il y a, il faudra y mettre bien plus de moyens car en l’état, c’est un petit jeu flash dans lequel on s’ennuie très vite.

 




MAUVAIS

 

Passé totalement inaperçu, Power Rangers : Battle for the Grid revient dans une version Super Edition incluant les différentes extensions (sauf la dernière en date avec le personnage d’Adam). La particularité du jeu est de pouvoir incarner Chun-Li et Ryu de Street Fighter. On retrouve les coups principaux des célèbres protagonistes de Capcom et leur style va plutôt bien à la dynamique des combats du titre de Hasbro. Maintenant, il faut reconnaître que ce n’est qu’un cache-misère à un titre, certes correctement réalisé (côté animations et graphismes, c’est très honorable), mais qui peine à surprendre et agace parfois. Tout d’abord, en solo, si le soft tente d’intéresser le joueur avec une histoire, la mise en scène est beaucoup trop statique pour que ça fasse son effet. Il en va de même avec des combats qui s’éternisent dans les mêmes environnements. Résultat, on passe rapidement à autre chose. Jeu de baston oblige, c’est véritablement à deux que vous en tirerez le meilleur. En ligne ou en local via le mode arcade, Power Rangers : Battle for the Grid est une œuvre assez pêchue, qui bouge très bien et qui propose plusieurs décors sympathiques (notamment celui avec les deux robots se battant au fond). Elle devrait pouvoir occuper les enfants pendant quelques après-midis, mais on ne peut s’empêcher de penser qu’avec un peu plus de moyens, ce jeu de baston aurait pu être bien plus solide. Et la Super Edition, que vaut-elle ? Eh bien, par rapport à l’original, il n’y a pas photo. Le casting a été enrichi pour atteindre 23 personnages, on note plus de variété dans les affrontements, le mode solo a été ajouté (même s’il n’est vraiment pas fameux) et le crossplay est désormais de la partie pour se fighter contre les joueurs des autres consoles et du PC. Mais à moins d’être fan de la licence, on trouve des jeux de baston bien plus réussis. Pas mauvais donc, mais constat mitigé tout de même.


MOYEN

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