4 août 2016

SEGA à Haneda, une page se tourne

Il y a quelques temps de cela, j'avais lu un article sur les déménagements des plus grandes firmes du jeu vidéo, mais je n'y avais pas fait plus attention que ça. Récemment, dans le cadre d'un article, je me suis mis à effectuer des recherches sur les chamboulements au sein de SEGA depuis ces dernières années et je suis allé sur Google Maps pour repérer les différents quartiers généraux de la firme de Haneda. Eh bien, il faudra s'y faire mais SEGA à Haneda, c'est pratiquement de l'histoire ancienne. 

C'est en allant sur Google Maps et sur ce site que j'ai eu la confirmation d'un grand changement au sein de SEGA. Tout comme Nintendo, qui avait démoli un bâtiment en 2004 (pour être remplacé par un... parking), SEGA a vendu le célèbre immeuble qu'il détenait depuis des décennies. Au sein des jeux, des films, des reportages, on a tous vu cette fameuse enseigne blanche, à néons bleus, dominant le quartier de Haneda. 






C'est désormais de l'histoire ancienne. En 2013, ce bâtiment... a été vendu et démoli pour laisser la place à un complexe d'appartements. La même année, SEGA s'est séparé d'un troisième building (à dix minutes à pied du Q.G principal de l'époque) qui abritait les divisions nous ayant fait rêver (AM2, Hitmaker, SEGA Rosso, etc.). Même sentence, il a été vendu puis détruit pour être remplacé par un magasin. 



Aujourd'hui, il reste deux immeubles importants à Haneda (l'un à côté de l'autre comme on peut le voir sur Google Maps). Ils abritent la division jeux de SEGA (Sega Games) et la branche arcade de la firme (Sega Interactive). Et la direction alors, me direz-vous ? Eh bien, elle est dans un grand bâtiment, le Canal Side Building, dans le quartier de Shinagawa. 


Crédits Photos : Google Maps


Et SEGA of America dans tout ça ? Là encore, de grands changements ont eu lieu puisque les mythiques locaux de Redwood ne sont plus la propriété du hérisson. Désormais, SEGA of America est dans un complexe regroupant plusieurs sociétés, dont Technicolor ou FedEx. Pour le charme, on repassera... Il existe également un autre bâtiment, depuis peu à Irvine, qui appartient désormais à SEGA of America. Il s'agit en fait du Q.G d'Atlus USA.



Crédits Photos : Google Maps

Finalement, il n'y a que SEGA of Europe qui n'a pas bougé. L'entreprise est toujours située à Londres, dans la localité de Brentford. 


Crédits Photos : Google Maps



En découvrant ça, on se dit deux choses. La première, c'est que le SEGA de l'époque semble avoir définitivement tourné la page de son passé. La seconde, c'est que la firme a perdu de son aura et qu'elle a dû s'adapter (en vendant et en quittant des locaux mythiques) pour ne pas sombrer. 

SEGA, la firme de Haneda ? Encore un peu, mais on est loin du prestige d'antan.

4 juil. 2016

Test : Hard Reset Redux - Un FPS futuriste dans le passé



Éditeur : Gambious Digital
Développeur : Gambious Digital
Date de sortie : 03 juin 2016

À croire que les consoles actuelles sont de véritables sources de jouvence. Alors que Deadlight Director’s Cut vient d’arriver, le début du mois de juin a été marqué par le retour de Hard Reset Redux. Ce FPS à l’univers cyber, sorti en 2011, fait son come back pour un prix des plus alléchants. Si certains regretteront un petit manque de personnalité, son punch et son ambiance pourraient bien faire craquer ceux qui souhaitent retrouver le fun des classiques du genre. Un bon moyen de passer un agréable moment si vous cherchez une expérience à la cool.



Avec son univers très futuriste, Hard Reset Redux se montre assez classique au niveau scénaristique. Les progrès en robotique ont été si spectaculaires que l’humanité, telle qu’elle l’a été pendant des siècles, est à l’aube d’une révolution. Les machines ont pris le contrôle et les derniers survivants se terrent dans la cité de Bezoar. Mais cette défense est sur le point de lâcher et c’est vous qui devez endosser le costume de sauveur. Et il va falloir leur montrer à ces boites de conserve que vos pétoires ne rigolent pas !

 

Une approche rétro

 

Comme dit dans l’intro, Hard Reset Redux est un véritable FPS à l’ancienne, avec des couloirs et des mouvements relativement limités. Tout est basé sur la fluidité du déplacement (il est speed et il y a même un dash) et le fun des combats. Ceci dit, on ne peut pas dire que l’environnement soit des plus vivants. Dans l’esprit, on retrouve un peu ce qu’on avait avec Unreal Tournament ou Serious Sam, même si les développeurs ont intégré une multitude d’effets spéciaux pour apporter un peu de réalisme à la ville futuriste. Au départ, on se retrouve ainsi en face d’un paradoxe : le jeu est très accessible mais, étonnamment, il faut se réhabituer à un feeling très rétro. Et puis, petit à petit, on se laisse imprégner par l’ambiance, les grosses armes et les ennemis robotisés.

 

… très rétro

 

C’est peut-être très surprenant mais le jeu se limite à deux armes. Vous avez un flingue d’assaut ainsi qu’un fusil à décharges électriques. Pour apporter un peu de coffre aux affrontements, les développeurs ont ajouté un cyber-katana (merci Shadow Warrior) qui permet de découper les belligérants. Ceci dit, il est important de souligner que le jeu propose un système d’upgrade plutôt sympa, permettant de booster l’arsenal. On apprécie également le moteur de destruction, qui permet de faire péter les pans de mur. Pratique pour se frayer un passage ou pour dénicher un secret, même si l’ensemble de la progression se déroule en couloirs (c’est rétro, on vous dit). On retrouve d’ailleurs ce côté nostalgique avec les scénettes qui apparaissent sous la forme de comics.

 

Au final, c’est top ?

 

Hard Reset Redux est un jeu agréable mais il n’est pas destiné à tous les joueurs. Le jeu se boucle en six petites heures, boss compris, et son feeling rétro est totalement assumé mais il faut vraiment s’adapter. On aurait tout de même aimé que les graphismes, qui ont été améliorés, soient dignes des productions actuelles. Car là, en l’état, on sent quand même que le titre a quelques années dans la tronche. Dommage également que la monotonie se fasse sentir, la faute à des objectifs qui se répètent sans cesse. Mais très franchement, rien que pour son ambiance, son tarif rikiki (vingt balles !) et son côté old-school, il s’avère plutôt correct.





Loin d'atteindre les sommets graphiques des ténors actuels, Hard Reset Redux accuse son âge et aurait mérité un meilleur traitement visuel. Quelques effets sont néanmoins sympathiques et la direction artistique, très 90', est attirante.







Rien de révolutionnaire mais le jeu est vraiment fluide et rapide. On apprécie de se déplacer avec précision dans ce FPS et les animations du jeu (les robots) sont correctes.








Le gameplay reste efficace mais il est tout de même très rétro dans l'approche et se repose parfois sur des acquis qui paraissent frelatés. On aurait aimé un peu plus de possibilités, ne serait-ce que dans le choix des armes, limités à 2 pétoires et un katana.








Pas grand-chose à signaler de ce côté-là. Les thèmes sont un peu passe-partout et les bruitages font le job, ni plus, ni moins. Le budget du jeu y est forcément pour quelque chose.









27 juin 2016

Test : Fenix Furia : La force du Die & Retry

Parfois, il est bon de se poser et de laisser de côté les jeux de type AAA pour se concentrer sur des expériences plus intimistes. Sorti de nulle part ou presque, Fenix Furia est une adaptation console du jeu Fenix Rage, un titre PC paru en 2014. À l’époque, il remporta le titre de meilleur jeu de l’année du GameMaker et il revient aujourd’hui avec quelques ajustements salvateurs. Avec ses airs de Super Meat Boy, il distille néanmoins sa véritable identité et démontre tout le talent de Green Lava Studios.
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Le démon Fénix est en colère et il y a de quoi. Son village a été détruit par une entité appelée Oktarus et la vie de la petite créature a été chamboulée. Soucieuse de se venger, elle va le traquer pour lui rendre la monnaie de la pièce. Vous l’aurez compris, ce n’est pas avec le scénario, mêmes s’il y a quelques scénettes de mise en scène, que l’on va prendre notre pied. Non, l’intérêt de Fenix Furia réside dans son gameplay « Die and Retry » très vif et logiquement très expéditif. L’idée est simple : il s’agit de traverser des niveaux en 2D, remplis de pièges, pour se faufiler jusqu’à la sortie matérialisée par un cube bleu. L’intelligence de Fenix Furia, vous l’aurez compris, est de renouveler les situations. Les pièges se complexifient mais la créature a différents outils à disposition pour se frayer un passage, à commencer par la capacité à récolter des pouvoirs mais pa seulement…
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Qui ne saute pas n’est pas Fénix
Notre héros a en effet une aptitude très pratique : il peut sauter à l’infini, lui permettant d’atteindre des plateformes surélevées, ou tout simplement de se déplacer en prenant garde aux obstacles. Tout est une question de dosage sur le bouton et les niveaux gravitent autour de la faculté du joueur à gérer cette aptitude. En plus de cela, Fénix est capable d’effectuer un dash, qui s’apparente non pas à une glissade dans le cas présent mais plus à une accélération subite. L’avatar peut alors casser des blocs de pierre pour se faufiler et se mouvoir à travers des environnements qui demeurent de plus en plus hostiles. Petit à petit, on découvre de nouveaux obstacles mais aussi des pouvoirs inédits. Ainsi, en se collant à un mur de briques ardentes durant un petit laps de temps, le personnage s’enflamme et peut alors briser des blocs de glace. La vraie réussite du jeu se trouve là, il se renouvelle sans cesse et offre des mécaniques inédites à chaque nouveau monde traversé.
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Un monde parfaitement maîtrisé
Ce qui est appréciable, c’est que la marge de progression est gigantesque. Le level design a été conçu de sorte que le joueur expérimente différents chemins et utilise différentes aptitudes dans le but de réussir le niveau bien entendu, mais aussi gagner du temps. En effet, au-delà de la sortie à rejoindre, il est aussi question de ne pas succomber aux dangers mais aussi de ramasser des artefacts qui s’apparentent à des cookies (au départ, je pensais que c’était du fromage, comme quoi). Évidemment, ces cookies sont placés à des endroits parfois difficiles à atteindre mais c’est là tout le charme de Fenix Furia. Il est d’apparence simple mais il offre d’excellentes sensations, en plus de posséder un charme rétro 2D vraiment sympa. Loin d’être simple, il peut se montrer frustrant mais les développeurs ont opté pour un rythme incessant. En clair, dès que vous mourrez, il n’y a aucune transition. Vous êtes immédiatement replacé en début de niveau et c’est reparti ! C’est vif, plaisant et c’est une très bonne adaptation (optimisée) du jeu PC.
Conclusion : TRÈS BON
Même sans être adepte du Die and Retry, ce Fenix Furia a ce petit quelque chose qui vous accroche immédiatement. Très sobre sur le plan visuel (mais coloré et intéressant en terme d’univers), il propose un gameplay énergique et distille quelques bonnes idées. Si vous voulez vous amuser avec un titre indé généreux et plaisant, c’est le moment de foncer.

14 juin 2016

Les conférences E3 2016 - Sony & Microsoft

Il est tôt en début d'aprem mais c'est pourtant l'heure à laquelle je me réveille. Cette nuit, Sony a dégainé sa conférence (à 3 heures du matin, décalage horaire oblige) et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela se passe de commentaires. Assurément l'une des plus grandes conférences de tous les temps ! Si vous voulez peu de blabla, des jeux, des jeux et encore des jeux... bah enjoy ! Et rendez-vous au Tokyo Game Show pour probablement découvrir la PS4 Neo, un modèle plus puissant.



Microsoft, quant à lui, n'a pas démérité, loin de là. Il a offert une conférence très solide avec pas moins de deux annonces hardware et pas mal de super jeux ! La première, la Xbox One S, sera disponible dès cet été (août). Plus petite, plus belle avec sa robe blanche et un peu plus puissante, elle sera proposée au tarif de 299 euros. Ensuite, fin 2017, soit dans un an et demi, ce sera au tour du "Project Scorpio", une Xbox s'intégrant dans l'écosystème actuel mais dotée d'une puissance supportant entièrement la 4K et la réalité virtuelle (VR). Même si un an et demi ça fait loin, il semblerait que Microsoft veuille en faire la console la plus puissante de tous les temps. Un "monstre" de puissance comme ils aiment le rappeler.