4 janv. 2020

Les coulisses de The House of the Dead

Bonne année à toutes et tous !

Pour ce début 2020, je me suis penché sur le cas de la série The House of the Dead. J'ai préparé le papier sans trop savoir où j'allais le publier et je l'ai proposé à Jeuxvideo.com. Comme indiqué sur Twitter, j'ai la chance d'avoir des boss qui me font confiance et me permettent de publier ce type d'articles. Je mesure vraiment cette chance et ça ne fait jamais de mal de le rappeler. 

Pour découvrir les coulisses de The House of the Dead, c'est par ici que ça se passe : 



Dans quelques jours, je posterai un nouveau message pour la réception du coffret collector "L'Histoire de Rare". Les Éditions Pix'n Love ont reçu les palettes des bouquins hier et ont commencé les envois. À l'origine, avec le collector, on avait prévu un certificat d'authenticité avec la signature de Kev Bayliss, l'un des vétérans du studio anglais. Au final, ce sont pas moins de sept membres du studio qui ont signé ! Le coffret collector est épuisé sur le site mais il est toujours possible de commander les deux volumes séparément à cette adresse : http://www.editionspixnlove.fr/

17 nov. 2019

Les coulisses d'Aladdin sur Mega Drive

Depuis quelques années maintenant, je réalise régulièrement, pour Jeuxvideo.com, des articles "making of" sur des jeux plus ou moins importants de l'histoire vidéoludique. Cette fois, j'ai décidé, après avoir récupéré plusieurs informations très intéressantes, de m'attaquer à un mythe absolu de la Mega Drive : Aladdin. C'est très copieux car je me suis aperçu que le destin de plusieurs personnes étaient liées et que tout part, à l'origine, de l'éditeur américain Virgin et du géant de la restauration rapide McDonald's. 

Pour découvrir les coulisses d'Aladdin, c'est par ici que ça se passe :


13 nov. 2019

Trine 4 - The Nightmare Prince : un retour magique

Ce n’est pas un secret. Le troisième volet de la série Trine, débutée en 2010, n’a pas convaincu grand-monde. L’arrivée de la 3D mêlée à une formule moins efficace et une durée de vie trop courte a clairement desservi l’œuvre de Frozenbyte. Depuis, les développeurs ont entendu les complaintes des ménestrels que nous sommes tous et ils ont pris le temps de revenir une quatrième édition plus ambitieuse, praticable jusqu’à quatre joueurs et plus consistante. On fait le tour du proprio ?




Le Prince Selius, élève à l’Académie Astrale, est dans la tourmente. Une nuit, en se faufilant en dehors de sa chambre, il s’est approché d’un grimoire qu’il n’aurait jamais dû toucher. Désormais emprisonné dans de sombres cauchemars, le garçon pourrait être à l’origine d’une grande catastrophe. Ses terribles songes menacent dorénavant le monde et seuls les trois héros de légende peuvent arrêter ce fléau grandissant. C’est ainsi que Amadeus le magicien, Zoya la voleuse ou encore Pontius le chevalier se réunissent pour retrouver le Prince et tenter de ramener la paix dans le royaume. Le trio va ainsi traverser des environnements majestueux, résoudre moult énigmes mais aussi défier ses propres cauchemars.


Dans l’esprit de Trine 2

Comme expliqué plus haut, les têtes pensantes de Frozenbyte ont bien compris que le risque tenté avec Trine 3 n’avait pas été payant. Le studio a choisi de revenir aux sources de la saga et c’est une excellente décision. Exit la 3D, place à des environnements en 2,5D, un feeling cartoon du plus bel effet et des couleurs d’une beauté hypnotique. Le simple aperçu de l’écran-titre donne le ton : Trine 4 est un jeu absolument magnifique. Les décors sont époustouflants de détails et chaque plan est digne d’un tableau de maître. Non seulement le tout est très vivant mais, en plus, l’ensemble est d’une variété confondante. Forêts, montagnes, cité médiévale, château, grottes obscures, plaines plongées dans la nuit… on en prend plein les mirettes ! La gestion de la profondeur est parfaite, les effets sont remarquables et on est constamment à s’arrêter pour apprécier la qualité des environnements. Sur le plan visuel, Trine 4 met tout le monde d’accord. Cette précision n’est malheureusement pas présente dans toutes les animations, on pense notamment au saut des personnages qui paraît un peu lourd et dépassé. Mais c’est du chipotage, soyez-en certains !


L’union fait la force

Comme dans les précédents épisodes, il s’agit ainsi de switcher entre plusieurs personnages (ou de jouer à plusieurs) pour utiliser des capacités diverses. Amadeus est doué de télékinésie et peut faire apparaître un cube géant qu’il manipule à sa guise. Zoya est une tireuse hors-pair et elle est douée d’une grande souplesse avec sa corde. Pour terminer, l’épée et le bouclier de Pontius ne seront pas de trop pour combattre les entités maléfiques ou encore servir de miroir pour diriger les reflets de la lumière. À mesure que de leur progression et de l’obtention des fioles d’expérience, les protagonistes obtiennent de nouvelles aptitudes (genre des flèches enflammées, des objets supplémentaires à invoquer, etc.) – via le fameux arbre de compétences qui avait disparu du troisième volet. En ce sens, Trine 4 ne bouleverse pas la formule mais la qualité des puzzles est vraiment à souligner. On avance de manière fluide en bloquant, parfois, sur une énigme plus retorse que les autres, mais on trouve finalement assez vite la solution en tâtonnant. Même les combats contre les boss méritent le détour.


En solo ou à plusieurs

Si l’aventure en solo est tout à fait agréable (on switche de l’un à l’autre des personnages), c’est véritablement à plusieurs que Trine 4 livre tout son potentiel. Le titre permet de jouer, en local ou en ligne, jusqu’à trois joueurs – chacun ayant le héros de son choix. Mais il est aussi possible d’accueillir un quatrième joueur qui choisira, à son tour, le protagoniste qu’il préfère (dans ces conditions, le doublon est autorisé).


VERDICT DU RÉDACTEUR : TRÈS BON


Après un troisième volet plus décevant, Trine 4 signe un véritable retour aux sources. D’une beauté magistrale, le titre de Frozenbyte livre un magnifique récital, entre énigmes bien pensées, décors majestueux et multijoueur futé. Avec ses cinq actes, il promet une quinzaine d’heures de magie, de réflexion et de combats. Certains trouveront ça encore trop court mais on sort de l’expérience avec un grand sourire. Preuve que cette nouvelle itération a réussi son pari.

Points forts : 
  • Visuellement dément
  • La coopération à plusieurs
  • Intelligence des énigmes

Points faibles :
  • Combats moins passionnants que le reste
  • Progression un peu facile
  • Certains trouveront le jeu un peu trop court

Éditeur : Modus Games – Développeur : Frozenbyte – Genre : Action/Aventure – Date de sortie : 8 octobre 2019 – Plate-formes : PS4, PC, Xbox One, Switch

7 nov. 2019

Concrete Genie : Picasso d'un jour

Qu’elle est loin la joie dans les rues de la ville portuaire de Denska. Cela fait bien longtemps que les rires des enfants ont cessé et que les lumières des enseignes commerçantes se sont éteintes. Plongé dans son carnet de dessins, le jeune Ash s’extirpe de son quotidien en croquant toutes sortes de personnages. Mais parfois, la réalité le rattrape et il se fait enquiquiner par une bande de vauriens qui sème la pagaille dans les quartiers de la cité….




Alors qu’il est en train de dessiner, les caïds de la rue débarquent. Après s’être fait arracher les pages de son carnet, Ash est enfermé dans le téléphérique qui mène au phare et n’a d’autre choix que d’attendre d’être arrivé à destination. Sur place, il s’approche du bâtiment et découvre, stupéfait, que l’une des pages de son carnet l’a suivi ! En longeant le chemin que lui indique celle-ci, le gamin se retrouve nez-à-nez face à l’un de ses personnages : Luna ! Désormais « armé » d’un pinceau magique, le garçon au bonnet va devoir tout faire pour redonner des couleurs à la ville et éradiquer la matière violacée qui se dépose sur les artères et les bâtiments.



Le roi du pinceau

Développé par les auteurs d’Entwined, Concrete Genie repose sur une idée plutôt ingénieuse qui consiste à peindre les murs pour interagir avec les créatures issues de l’esprit du héros. Ces génies indiquent au joueur ce qu’ils désirent (des tulipes, des arbres, le soleil, des pommes…) et il suffit de choisir le dessin adéquat dans le menu pour qu’ils exécutent différentes tâches, comme par exemple, soulever une bâche d’un chariot ou allumer un générateur. À cela vient se greffer des séquences de plate-formes dans un univers en 3D temps réel avec une vue à la troisième personne. Le protagoniste peut ainsi faire de la grimpette pour atteindre les toits, s’aider de tyrolienne, etc. Et bien évidemment, toutes ces actions s’inscrivent dans un objectif.



Et la lumière fût

Pour redonner du baume à la ville et supprimer les tâches de pollution, Ash doit allumer toutes les lumières postées sur les bâtiments grâce à la Superpeinture. Et pour en obtenir, il doit bien sûr passer des obstacles et résoudre différentes énigmes – grâce aux génies des murs – mais aussi échapper à la bande de vauriens qui a toujours le chic pour être au mauvais endroit, au mauvais moment. Heureusement, sa course et ses aptitudes d’escaladeur sont bien suffisantes pour se dépêtrer des garnements en culotte courte. Concrete Genie est donc plein de ressources mais aussi d’idées. Chaque génie dispose ainsi de sa spécialité : le rouge va enflammer les objets, le jaune va les électrifier, le bleu joue avec le vent, etc. Il est aussi fort appréciable que l’ambiance et les voix soient très réussies. On s’amuse à se planquer derrière une poubelle (notre destination si on se fait attraper) pour espionner la bande. La réalisation est de qualité et on sent que les développeurs ont fait en sorte de donner une vraie identité à leur jeu, que ce soit dans les animations, la direction artistique, le character design, les effets… Malheureusement, il y a quelque chose qui cloche…



Trop dirigiste

Sur les cinq/six heures que compte l’aventure, on ne retient que peu de moments marquants. L’action, si elle est originale, peine à se renouveler et le titre, dans sa globalité, ne va pas au bout de ses intentions. On tourne un peu en rond par endroits, les génies ne sont pas des entités très futées et certaines phases traînent en longueur pour pas grand-chose. Cela reste un titre agréable à parcourir mais le potentiel n’a pas été exploité totalement et réclame une suite. On espère qu’elle arrivera car l’univers, singulier, et les personnages méritent, à l’image du concept, de rester dans la lumière. On passera en revanche très rapidement sur le mode VR. Activable à la seule condition d’avoir le casque bien évidemment mais aussi deux PS Move, il ne s’agit que de suivre les indications de ce bon vieux Splotch (un génie rigolo) pour faire apparaître, dans un décor en 3D, divers éléments. C’est mignon, poétique mais aussi, malheureusement, anecdotique.



Verdict du rédacteur : CORRECT

Concrete Genie n’est pas un mauvais bougre. Il dispose d’un concept et d’une patte artistique vraiment intéressants mais il lui manque un peu de magie et de variété pour se hisser parmi les plus grands. Le titre mériterait à être plus varié et on sent que le potentiel n’a pas été totalement exploité. C’est dommage car il y a d’excellentes ides et la réalisation a tous les atouts pour charmer les plus exigeants. Il ne reste donc qu’à espérer qu’une suite, plus poussée, verra le jour car l’univers et les personnages le méritent.

Points forts : 
  • L’univers, l’ambiance, les voix
  • Le concept des génies et du dessin
  • Le mélange des genres

Points faibles :
  • Mode PS VR poétique mais sans grand intérêt
  • Une progression trop dirigiste
  • Trop court

Éditeur : Sony – Développeur : Pixelopus – Genre : Action/Aventure – Date de sortie : 9 octobre 2019 – Plate-formes : PlayStation 4