31 août 2017

Resident Evil Revelations : Plongée en eaux troubles

De l’aveu de bien des joueurs et fans de Resident Evil, l’épisode Revelations est celui qui a redonné le sourire après des années de perdition. Il faut dire que l’épisode 3DS est assurément l’un de ceux qui se rapprochent le plus de l’aura originale de la série. Flippant à de nombreuses reprises et doté d’une réalisation très propre, cet opus demeure l’une des pépites de la Nintendo 3DS. Malgré quelques défauts et un character design assez étrange (pour certains protagonistes), il reste une véritable réussite. Soucieux de le proposer au plus grand nombre, Capcom l’a proposé une première fois sur PlayStation 3, Xbox 360 et PC. Aujourd’hui, le titre ressort sur les machines du moment avec la ferme intention d’offrir la mouture la plus aboutie qui soit : résolution 1080p, boost graphique sur les personnages et décors, amélioration de la fluidité… rien n’est laissé au hasard ! Une nouvelle fois, pénétrons dans la pénombre du Queen Zenobia !



Bien avant les mensurations aguicheuse de la belle Jill (ou la proéminence de la musculature de Chris, c’est selon), cet opus Revelations nous étonne par son incontestable beauté. Même si le passage HD révèle quelques textures assez moyennes par moment, il faut reconnaître que le titre reste très joli à regarder. Les protagonistes que l’on incarne sont parfaitement modélisés, tandis que les décors fourmillent de détails, notamment avec des effets de lumière très convaincants. Plongé au cœur d’un navire qui agit comme une véritable entité, le joueur doit une nouvelle fois faire face à une tripotée d’infectés en manque de bidoche. Comme on pouvait malheureusement s’y attendre, ce Resident Evil ne brille pas par son scénario. Sans trop en dévoiler, sachez qu’il sera une nouvelle fois question de menace terroriste, avec le sempiternel virus créé pour éradiquer l’humanité toute entière. En un mot : la routine, même si on sent un réel effort de la part de Capcom de proposer une trame plus étoffée qu’à l’accoutumée. C’est juste dommage que le tout soit entaché de grosses ficelles qu’on voit venir à des kilomètres.


Péril en haute mer

Alors que les bourrasques violentes viennent frapper votre visage, vous montez à bord de ce qui pourrait être votre futur tombeau. Resident Evil : Revelations puise sa force dans une atmosphère étouffante, servi par des doublages (en français) d’une qualité indéniable. Malgré l’arrivée sur consoles de salon, toutes les petites errances techniques n’ont pas éradiqués. Les temps de chargement restent parfois longuets et on note quelques ralentissements à droite et gauche, mais rien de bien méchant. Dynamique, immersive et variée, la galette réussit le pari de se renouveler constamment, malgré son contexte claustrophobique. Il ne vous tardera pas à user de la gâchette, le jeu ne s’encombrant pas de longueurs inutiles. Ce qui est appréciable, c’est que les évènements déclencheurs sont bien amenés, et qu’on ne s’attend pas toujours à l’apparition d’un monstre. Les sursauts sont garantis !


Plongée en eaux troubles

En arrivant sur les machines du moment, la séquelle Revelations établit un véritable retour aux sources de la saga et s’offre une sacrée cure de jeunesse. Si elle conserve l’héritage d’action amorcé par les épisodes 5 et 6, les sensations qu’elle procure nous rappellent les belles heures du manoir de Racoon. Oppressants comme les cales d’un tanker à la dérive, les douze chapitres de l’aventure principale font dans la variété : on incarne une foule de personnages, des vieux de la vieille aux nouveaux venus. Et sans vouloir enfoncer une nouvelle fois le couteau dans la plaie, les personnages masculins manquent vraiment de charisme, au contraire des nanas qui sont plutôt canons. M’étonnerait pas que l’équipe de développement soit essentiellement composée d’hommes, vu la plastique de Jill ou Jessica.

Que l’on préfère un système de visée façon FPS ou derrière l’épaule (à la manière de Resident Evil 4), les options proposée par Resident Evil : Revelations sont nombreuses. Évidemment et surtout dans les dernières heures de l’aventure, le second stick se révèle être un atout non négligeable (il faut rappeler qu’à la sortie de l’original, Capcom a vendu un « second stick » installable sur la portable de Nintendo), notamment pour straffer aux détours des couloirs du navire. Constat de la souplesse et de la réaction des commandes, Capcom a parfaitement pensé le gameplay de son bébé pour satisfaire le plus large public


Y a Peter qui fait du boucan dans les waters

En terme d’ambiance, ce nouveau Resident Evil est une révélation, c’est le cas de le dire. En effet, un casque audio n’est pas de trop pour juger de la qualité de la bande sonore : gargouillements, hurlements et notes dissonantes sont là pour nous plonger dans cette histoire d’embarcation à la dérive. Si les ennemis de base ne bénéficient pas d’un design exceptionnel, leur emplacement souvent pervers et les munitions très limitées (un vrai problème lorsque l’aventure touche à sa fin !) suffisent à maintenir la pression sur le joueur. Quid de cette femme-mutante éclairée par notre lampe torche, qu’on voit se ruer sur nous dans un hurlement absolument atroce ? On a beau être habitué à du grand spectacle sur consoles de salon, cela fait toujours son petit effet.


Munitions illimitées

En définitive, a contrario de Mercenaries 3D, cet opus Revelations offre un contenu plus qu’honorable. En plus de l’histoire d’une dizaine d’heures rejouable en mode New Game +, on retiendra aussi le mode Commando. Débloquées lors de la campagne solo, ces missions spéciales offre une dose de challenge supplémentaire : les ennemis sont plus nombreux, plus coriaces, et les munitions encore plus rares (d’une manière générale, ce mode a été sérieusement enrichi, avec des protagonistes inédits, armes, costumes… etc.). Ajoutez à cela la possibilité d’effectuer ces opérations à deux en coopération (en ligne) et vous obtenez au final un jeu tout simplement long et prenant. Bien sûr, on pourra toujours regretter cette sensation de survol, notamment avec des personnages peu originaux, ou des pans tronqués du gameplay d’un Resident Evil habituel (par exemple, les énigmes sont quasi-inexistantes ou très sommaires). Mais l’ambiance et surtout le rythme de cette aventure marine sont si bien maîtrisés, qu’il serait dommage de passer à côté. On pourra peut-être regretter que la progression en épisode (à la manière d’une série télévisée) ait été conservée mais en même temps, c’est ce qui fait le charme de ce volet.

Conclusion du rédacteur : BON


Très convaincant sur 3DS, Resident Evil Revelations est vraiment un épisode qui mérite d’être découvert, notamment pour son ambiance. Alors oui, le jeu a vieilli et certains pans de l’aventure sont moins inspirés que d’autres mais le Queen Zenobia, qui fait office de manoir flottant, se montre particulièrement immersif (et il est loin d’être le seul environnement que vous découvrirez). Pour couronner le tout, sachez que ce titre de qualité est vendu pour une vingtaine d’euros. Autant dire qu’il serait dommage, si vous êtes fan de la série, de vous en priver.


Points positifs :

Le Queen Zenobia

L’ambiance à la RE

Réalisation vieillissante mais propre

Tout petit prix


Points négatifs :

Gameplay très rigide

Scénario qu’on sent venir

Certains passages moins inspirés


Éditeur : Capcom – Développeur : Capcom – Genre : Survival horror – Sortie : 29 août 2017 – Plateformes : PS4, Xbox One

20 juin 2017

Arms : N'est pas Punch Out qui veut

Depuis quelques temps, Nintendo semble enfin disposer à proposer de nouvelles licences. Ses personnages maison étant essorés de tous les côtés, le géant japonais prend des risques et nous amène vers des terrains expérimentaux. Après Splatoon, qui est devenu un véritable million-seller sur son sol natal, c’est au tour d’Arms de tenter le pari de l’originalité. L’expérience hybride, entre baston et boxe, souffle un vent de fraîcheur et ce premier épisode, qui en appelle d’autres, est là pour poser les bases. Et c’est peut-être là son vrai problème…


Arms, par rapport à ce qui fait ailleurs, se fait remarquer dès son écran-titre. Le thème musical, fait de voix masculines, de percussions et de riffs de guitare, s’inscrit parfaitement dans la dimension « eSport » que souhaite prendre le titre. Il n’y a pas de doute, Nintendo a misé sur le côté festif et l’accessibilité. Dévoilé en janvier, cette nouvelle licence prône le fun et la stratégie en s’inspirant de Punch Out et des jeux multi en arènes. Concrètement, les combattants s’affrontent dans des lieux fermés et sont équipés de bras extensibles auxquels sont fixés toute une ribambelle de gadgets. Cela va de la grosse boule de démolition à des sortes de missiles téléguidés en passant par la bonne vieille arme circulaire. Pour zigouiller la barre de vie de son adversaire, il faut donc lui cogner dessus et veiller à ne pas se faire surprendre en esquivant et en contrant les attaques ennemies. En début de partie, il faut savamment sélectionner ses deux armes (une pour chaque bras) et veiller, durant les rixes, à récupérer les items (boostant la jauge du coup spécial ou régénérant la barre de vie) ou à exploiter les artefacts (explosifs, électriques…) qui apparaissent sur le champ. Sur le papier, Arms a tout du parfait bougre et son habillage, ultra soigné, se montre vite immersif !
 

Arms Stram Gram

Bien qu’il soit entièrement jouable de manière classique (autrement dit à la manette), Arms a été pensé pour se pratiquer avec un Joy-Con dans chaque main. Et autant le dire de suite, si ça fonctionne plutôt bien, il faut un certain temps pour s’adapter à cette configuration. Les déplacements sont font par le biais de la détection de mouvement et il suffit de donner des coups de Joy-Con pour frapper et déclencher les attaques. Après quelques matchs, on s’amuse et à plusieurs, ça s’annonce vraiment très fun. Mais il faut aussi reconnaître que l’on se voit mal rester avec cette config’ pour les parties en ligne, surtout si l’on souhaite monter dans le classement. En bref, c’est fun et ça promet des soirées très marrantes en famille ou entre potes mais ça n’ira pas plus loin. Avec une manette (ou avec les deux Joy-Con accrochés au support manuel), la donne est bien différente. Il est plus aisé d’anticiper, d’esquiver et de résister au rythme particulièrement rapide des joutes.


Car il faut bien le dire : Arms est tout sauf un jeu facile ! Dans le mode principal, les premiers niveaux ne posent pas trop de problème mais dès qu’on s’attaque au niveau 4, qui permet de débloquer les parties en ligne classées, on se fait littéralement martyriser par l’IA qui anticipe presque à l’aveugle vos faits et gestes ! Et c’est là qu’on s’aperçoit que le titre de Big-N est en réalité bien plus stratégique qu’on peut le penser au premier abord. Si vous pensez qu’il suffit de se jeter sur l’adversaire pour remporter la victoire, vous vous plantez totalement. Arms oblige le joueur à connaître les forces et faiblesses de chacun des personnages et demande une véritable approche tactique. Au-delà du casting, qui alterne différents types de participants (avec des capacités propres à chacun), il faut également apprendre à doser l’ensemble des armes. En plus d’être ultra nombreuses (on les débloque au fur et à mesure de ses exploits), elles se comportent toutes différemment et imposent un entraînement sérieux pour parvenir à les maîtriser. Si on est loin des jeux de combat standards, Arms a tout de même de sacrés atouts en terme de gameplay et c’est clairement une bonne surprise de ce côté-là.

Pas de bras…

Le hic, c’est que l’on sent dès le départ qu’un problème va se poser. Les menus, avec leur ton flashy jaunâtre, vont à l’essentiel et se contentent du strict minimum. On pouvait penser que la démo ne donnait qu’un aperçu mais il n’en est rien. Arms, dans sa configuration actuelle, ne propose qu’un Grand Prix, du Versus, des parties en ligne ou locales ainsi quelques variantes et c’est tout ! Il n’y a pas même pas de menu d’options, ce qui est rarissime ! Certes, il y a bien tout un système d’armes à débloquer (pour choper le « full set », va falloir s’accrocher) mais ça ne suffit pas pour que l’on reste des heures dessus. Et comme si cela ne suffisait pas, les petites friandises du type basket ou volley ne tiennent pas la marée et s’oublient très vite. À la manière de Splatoon, qui s’est enrichi au fil des mois, on sent que Arms est pensé sur ce modèle et c’est clairement une approche qui le dessert pour l’instant. En l’état, on a un peu quedalle à se mettre sous la dent et ce n’est certainement pas le concept, sympathique mais plus répétitif qu’un Splatoon, qui permettra au titre de se faire une place.


Techniquement, le jeu carbure à 60 images par seconde (30 dès qu’on joue à plusieurs) et offre une esthétique super chiadée et très colorée. Les persos ont des looks excellents et tout a été pensé, environnements compris, pour qu’on passe un bon moment. L’esprit festif est appréciable également et promet de folles soirées, mais son aspect hybride repose sur des mécaniques simples et assez répétitives. Par conséquent, la pauvreté des modes de jeu fait que l’on tourne beaucoup trop vite en rond. Et c’est de loin ce qui manque, pour l’instant, à Arms.

Conclusion du rédacteur : CORRECT

C’est le gros jeu du mois de juin pour la Switch et il devrait largement faire l’affaire jusqu’à l’arrivée de Splatoon 2. Si certains en attendaient plus, il faudra malheureusement se contenter d’un contenu rachitique. Par conséquent, en solo, c’est un jeu qui lasse très vite mais qui puisera sans doute sa force dans son multi, qu’il s’agisse des parties online ou locales. Sur ce point, le code réseau tient la route et il y aura sans doute masse de joueurs dès son lancement. Mais à moins d’une grosse mise à jour, il y a de fortes chances pour que les calamars reprennent le contrôle des affrontements virtuels sur Switch dès le mois prochain. Arms a encore beaucoup à apprendre…


Points positifs :

Concept vraiment sympa

D.A à la « Overwatch »

Réalisation colorée et réussie

L’ambiance festive

Plus stratégique que bourrin

Points négatifs :

Contenu ridicule en solo

Le gameplay a besoin d’être affiné

Équilibrage parfois douteux

Une bande son ultra redondante

Éditeur : Nintendo – Développeur : Nintendo – Genre : Sport / Combat – Sortie : 16 juin 2017 – Plateforme : Nintendo Switch

26 mai 2017

Ultra Street Fighter II : The Final Challengers - Baston de poche

C’est l’histoire de deux mecs. L’un s’appelle Ryu, l’autre s’appelle Ken. Le premier porte un kimono blanc tandis que le second est vêtu d’un kimono rouge. Entraîné par le même maître et bien que la dualité soit au cœur de leur apprentissage, ils finissent par devenir les meilleurs amis du monde. Puis vient le moment de se séparer et de découvrir le monde pour affronter les sbires de Shadaloo, l’organisation du terrible Bison. Désormais orné du bandeau de Ken (que ce dernier lui a offert après un coup porté non maîtrisé), Ryu devient un Street Fighter ! L’histoire de ces deux mecs, et de leurs acolytes, on l’a vu et entendu des dizaines de fois. Si vous n’êtes toujours pas lassé, alors il se pourrait que cet énième remake de l’épisode canonique soit pour vous !



On ne peut pas reprocher à Capcom de titiller la fibre nostalgique qui sommeille en nous. Dès l’intro, on retrouve l’énorme sprite de Ryu qui balance son hadōken à la sauce Super Street Fighter II. Pour les trente ans de la licence mythique, l’éditeur a décidé d’offrir un épisode « exclusif » à la Switch. Après l’avoir retourné dans tous les sens, et en complément de la preview, voici notre verdict final. Ryu, Ken, Chun-Li, ils sont tous là pour se mettre sur la tronche !


Coup en bol et lunettes « hublot »

Lorsqu’on découvre Ultra Street Fighter II, on ne peut s’empêcher de penser à la sortie de l’original sur Super Nintendo. À l’époque, la cartouche coûtait une blinde en import (environ 1 000 francs, soit 150 euros) et il fallait également débourser une belle petite somme lors de son arrivée occidentale. Certains n’ont alors pas hésité à revendre tout ce qui leur passait sous la main : des jeux bien sûr, une guitare, des collections de bandes dessinées, voire même leur petit sœur. Quoique, pour la petite sœur, j’en suis pas sûr  Street Fighter II, c’était LE phénomène arcade adapté à la perfection sur console de salon ! C’était l’époque des coupes au bol, des lunettes aux verres extra-larges, des pulls moches et tout le monde, à cette période, voulait la bécane de Nintendo ! Avec cette nouvelle itération, qui n’excède pas les 2,7 Go, Capcom nous replonge dans la candeur de notre insouciante enfance (ou adolescence). Toujours aussi efficace le bourre-pif de 90 ?


Lever de gambettes

Avec un casting de 19 combattants, Ultra Street Fighter II fait le job. Tous les héros et bad guys, y compris Akuma, sont présents ainsi que deux versions « maléfiques » de Ryu et Ken. Il y a donc de quoi s’entraîner, même si les plus grincheux regretteront que les protagonistes inédits se limitent à des copier-coller de persos existants. Et sinon, c’est de la bonne baston technique, à l’ancienne, à la Capcom, avec ses quarts et demi-cercles. Côté modes de jeu, il n’y rien de foufou à l’horizon mais rien de scandaleux non plus. On peut s’adonner à un mode arcade, s’éclater en versus, se faire une petite coop’ en local (malheureusement limitée à quatre combats) et bien sûr se mettre des tatanes en ligne – avec l’incontournable classement de b…osses. Reste la Voie du Hado, ce mode totalement inédit vous permettant de vous transformer en Ryu. Et comme la preview l’a démontré, c’est drôle pendant cinq minutes et on le zappe immédiatement. On a beau mimer des Hadōken, des Shoryuken ou encore Tatsumaki Senpuu Kyaku avec les Joy-con, ça n’est guère passionnant. La reconnaissance de mouvements est vraiment à la rue, ce qui peut paraître logique pour du Street (ha, ha… hum), et dégommer les gogos de Bison en 3D demeure plus gadget qu’autre chose.


Conclusion du rédacteur : BON

Globalement, Ultra Street Fighter II est un bon titre. Plaisant, bien réalisé et adapté à la Switch, il montre finalement ses muscles sur ce que la licence sait faire de mieux. Capcom a bien tenté d’apporter un peu de nouveauté avec la Voie du Hado et la présence de Evil Ryu et Violent Ken mais ce n’est vraiment pas ce qu’on retient. Certains estimeront que la note est légèrement salée (une quarantaine d’euros) pour ce léger boost de Super Street Fighter II Turbo HD Remix et ils n’auront peut-être pas torts. Mais pouvoir trimbaler ce grand classique, qui reste malgré tout soigné, c’est assurément l’une des vraies forces de cet épisode.



Points positifs :

Fluide et plutôt joli

Gameplay technique et agréable

Les musiques intemporelles

Un Street dans la poche

La galerie bien garnie

Points négatifs :

La Voie du Hado, mouif

Que 4 combats en mode coop’

Pas assez de nouveautés

40 balles quand même


Éditeur : Capcom – Développeur : Capcom – Genre : Baston – Sortie : 26 mai 2017 – Plateforme : Nintendo Switch

25 mai 2017

STRAFE : Rétro et difficile !


La vague de nostalgie qui frappe actuellement le jeu vidéo n’est pas prête de s’arrêter si l’on en croit les prochaines sorties. Avec STRAFE, le studio Pixel Titans tente de faire revivre, à sa façon, le mythe des FPS à l’ancienne, que l’on nommait doom-like dans les années 90. À la fois nerveux et respectueux de la réalisation pixellisés de ses pairs, il propose une approche intéressante et distille une ambiance guerrière très accrocheuse. Mais pour en profiter pleinement, il va falloir vous acharner et faire péter le skill. En somme, un vrai rogue-like ! Reste à savoir si vous êtes assez balèzes pour résister à ça…






Dès les premières minutes, STRAFE attise la rétine. Pour coller le plus possible aux anciens jeux, les développeurs n’ont pas hésité à imaginer un écran-titre tout en pixels représentant un cockpit de vaisseau spatial. Tout est grossier, des moniteurs au curseur de la souris mais cela confère au soft une ambiance unique. Les premiers pas n’en demeurent pas moins savoureux puisqu’une demoiselle, aux boobs aguicheurs, vous invite à participer à un court tutoriel. Le rendu de l’image est volontairement cradingue et rappelle toutes ces productions aux briefings filmés que l’on a vu fleurir dans les années 90. Le contact est bon et on se dit qu’il y a matière à bien s’éclater. Jusqu’à ce que l’on déchante carrément…

Une tétrachiée d’ennemis

Mon sous-titre peut paraître vulgaire mais c’est véritablement la sensation que j’ai eu en parcourant STRAFE. C’est juste over DUR ! À ce niveau, on ne peut pas parler de vagues d’ennemis mais carrément d’avalanches ! Les créatures, visiblement dingues de votre corps saillant, se déchaînent sur vous et débarquent en quantité astronomique, ne vous laissant (quasiment) pas de répit. On peut certes bouger à grande vitesse et vider des chargeurs entiers mais on se fait littéralement défoncer, quel que soit l’arme choisie en début de partie. Avec de la concentration, on parvient ainsi à passer un, deux, trois niveaux… mais le nombre d’ennemis est si hallucinant qu’on est constamment sous pression. Certains aimeront cette adrénaline, d’autres non. C’est d’autant plus vrai que l’équipement est loin d’être en surabondance et qu’il y a un côté « déloyal » dans les forces en présence. Les adversaires ont beau être assez lents, ils sont si nombreux qu’on en vient toujours à lâcher la rampe au bout de quelques minutes. Par conséquent, on se demande si les développeurs ont véritablement jaugé la difficulté de leur titre…

À qui se destine STRAFE ?

Car il faut bien le dire, on souffre et pas qu’un peu ! STRAFE, en l’état, se résume à un mode survie de n’importe quel FPS du moment. On ne fait que résister à des hordes (le mot est faible) de bestioles qui nous tombent sur le coin de la gueule, en profitant, de temps à autre, de quelques moments de calme. Mais ça ne dure jamais bien longtemps… Et comme les niveaux sont générés de façon procédurale, il est impossible d’anticiper en dessinant, par exemple, les plans des stages. On subit encore et sans cesse des labyrinthes qui ne sont là que pour nous happer et nous faire rager. Les créatures sortent de tous les côtés et il faut vraiment un skill au-dessus de la moyenne pour s’en tirer. C’est dommage, car il suffit juste d’un patch pour doser la difficulté et ainsi nous faire passer un bon moment.


Conclusion du rédacteur : MOYEN


Même si mes réflexes ont peut-être perdu de leur superbe avec le temps, STRAFE semble souffrir d’une difficulté d’une autre époque. Cette avalanche d’ennemis plombe l’expérience qui, en l’état, est vraiment bien réalisée. C’est punchy, artistiquement sympa et il y a une ambiance ultra immersive. Mais à force de s’acharner et d’aller contre son propre plaisir, le jeu fait de vous un souffre-douleur. Dans ces conditions, et tant bien même qu’il s’agit de « straffer » comme à l’ancienne, le titre de Pixel Titans a encore besoin de quelques ajustements.



Points positifs :

L’esprit à l’ancienne

Bien bourrin et punchy

Beaucoup de tension

L’ambiance

Pan Pan Boum Boum non stop

Points négatifs :

Carrément trop dur

Des bugs à foison

Tarif un peu élevé

Pas assez d’équipement !


Éditeur : Devolver Digital – Développeur : Pixel Titans – Genre : doom-like – Sortie : 9 mai 2017 – Plateformes : PC, PS4