1 nov. 2016

Daytona USA : La légende est de retour !!

C'était absolument pas attendu et pourtant, Daytona USA va faire son grand come back en arcade ! Parmi les informations glanées pour le moment, on apprend que ce Daytona 3 Championship USA comportera des circuits et véhicules inédits mais aussi des "remastérisations" des trois pistes mythiques, dont le célèbre ovale de Daytona. SEGA promet également un cabinet à la hauteur de la réputation de l'entreprise, avec la possibilité de jouer jusqu'à 8 joueurs en simultané. Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre les premières images et vidéos. On a hâte ! 



9 oct. 2016

Interview - Jean-Luc Satin : Les premiers pas de SEGA en France

Jean-Luc Satin a été l'un des Directeurs marketing de Virgin Loisirs, puis SEGA France. Au cours de cet entretien, nous sommes revenus sur les premiers pas de la marque dans l'hexagone. L'arrivée de la Mega Drive, la création du punk, la pub "SEGA, c'est plus fort que toi !", le train SEGA... ce fut une période étonnante et cette interview permet de comprendre les démarches qui ont amené à faire de SEGA un concurrent de poids face à Nintendo. Et bien sûr, dans le lot, il y a quelques anecdotes croustillantes. Prêts à retourner au début des années 90 ?



La Master System a été distribuée en Europe sous l'égide de Virgin. Pouvez-vous nous raconter comment cette machine, qui a d'ailleurs connu un grand succès en Angleterre, a pu être commercialisée en France ? À l'époque, j'avais 7/8 ans et SEGA ne m'a plus quitté ensuite. 

Je suis arrivé vers Virgin Loisirs juste après le lancement de la Master System dans le but de préparer le lancement de la Mega Drive avec un Directeur Marketing Luc Bourcier. Virgin Loisirs était une toute petite entité de 5/6 personnes très proche de la maison de disques Virgin qui était, elle, basée Place des Vosges. Nous, nous étions à 300 mètres de là. 


Vous souvenez-vous de la création de SEGA France ? Auparavant, cela s'appelait Virgin Loisirs, non ? 

Absolument. J'ai été engagé par Virgin puis, moins d'un an après, SEGA Japon a décidé de racheter toutes les filiales de Virgin Mastertronic qui s'occupaient de leurs produits (en plus de petits jeux électroniques comme les Tiger d'Acclaim). 



La Master System, puis ensuite la Master System 2, ont conquis le cœur des joueurs avec l'inoubliable Alex Kidd. Vous êtes arrivés chez SEGA France en 1990, comment êtes-vous parvenus à résister face à la NES de Nintendo ? Vous souvenez-vous des moyens mis en œuvre pour parvenir à la concurrencer ? 

Au début, honnêtement, on était vraiment inexistant face à Nintendo. La bascule, c'est l'arrivée de la Mega Drive, de SEGA en propre et des moyens importants investis par SEGA. Le lancement de la première 16-bits et la stratégie de communication ont soudainement déclenché la conquête des parts de marché qui, chaque mois, devenaient de plus en plus favorables à SEGA. D'un autre côté, nous étions partis de très loin (Nintendo devait avoir 90% du marché en 1989). 


Puis, à la fin de l'année 1990, SEGA a lancé la Mega Drive en Europe. Comment s'est passé cette arrivée ? Un système 16-bits qui arrive avec des jeux spectaculaires, on imagine que les idées n'ont pas manqué pour implanter au mieux la machine. Par la suite, avez-vous adapté votre communication avec l'arrivée de la Super Nintendo ? 

Avec "SEGA, c'est plus fort que toi !" c'était un peu No Limit : campagne agressive, irrévérencieuse, qui claquait comme un défi pour tous (joueurs comme concurrents) et un plan marketing multimédia, du cinéma à la TV, de l'affichage, des équipes de démonstration en magasin impressionnantes... En gros, de quoi bousculer sérieusement un quasi-monopole ! 




Pouvez-vous nous parler de la création du mythique "Maître SEGA" ? 

En fait, si ma mémoire est bonne, Maître SEGA vient de la première campagne faite avant mon arrivée, qui rebondissait sur la mire de la TV, sur l'idée de nourrir une console avec des cartouches et de commencer à travailler le concept du défi, et forcément dans tout défi, il y a un maître. Maître SEGA s'est rapidement imposé comme celui qui connaissait tout sur les jeux et qui était la première voix pour répondre aux soluces. Progressivement, il est devenu le repère des services aux consommateurs.

Même type de question, mais cette fois, pouvez-nous parler des pubs inoubliables du punk SEGA et du slogan éternel : SEGA, c'est plus fort que toi ? 

Il fallait taper fort pour surprendre Nintendo, imposer le fait qu'avec une 16-bits on allait passer dans une autre dimension. Donc, il fallait dire que SEGA était le plus fort (devant Nintendo). Après avoir évalué différentes stratégies et taglines possibles avec une compétition d'agences de publicité, SEGA a décidé de partir avec ce punk devenu mythique grâce au traitement des images associées au slogan. Avec les explosions et les défis que même les plus costauds n'arrivaient pas à réussir, le message était clair : SEGA, c'est pas pour les petits joueurs ! Le tournage en Angleterre a été impressionnant, dans les studios de cinéma, avec des moyens de cinéma. 



SEGA a également lancé un train SEGA (Euro Challenge) en 1992. Vous souvenez-vous des préparatifs de ce grand projet ? 

Le but, c'était d'être présent pour gagner en top of mind (présence à l'esprit) pour que SEGA devienne la première destination du jeu vidéo devant Nintendo. Donc, après avoir fait les médias classiques, l'évènementiel a été activé avec le train SEGA.



Vous avez également lancé un Club SEGA, avec une carte de membre et le fameux SEGA News. On imagine que la logistique et l'organisation d'un tel service demande beaucoup de préparatifs. Il y avait aussi le Minitel qui fonctionnait à plein régime. Tous ces services étaient une réponse à ceux de Nintendo (et sa hotline) ou vous traciez votre voie sans vous soucier des autres ? 

Il y a eu plusieurs périodes. Je ne me suis occupé du club que pendant 2 ans. On avait en effet décidé de faire un vrai club avec carte, super travaillée, promotion pour les plus fidèles et la newsletter, avec Maître SEGA. C'était du travail d'artisan mais avec de beaux résultats. C'est vrai que la hotline et tous les experts ou les sites télématiques étaient très efficaces et pris d'assaut par nos fans. 

Au cours des dernières années, j'ai pu m'entretenir avec de nombreuses personnes ayant travaillé (ou travaillant encore) chez SEGA (que ce soit au Japon, en Europe ou aux États-Unis) et beaucoup m'ont parlé de cette atmosphère unique qui régnait dans cette firme. Pourtant, on a souvent entendu parler de la rivalité Japon / USA (avec en point d'orgue le "match" entre Tom Kalinske et Hayao Nakayama). En Europe, et particulièrement en France, comment perceviez-vous cela ? Et aviez-vous des contacts réguliers avec les États-Unis et le Japon ? 

Avec le Japon, c'était toutes les semaines, sur les nouveaux jeux, les notices, les envois d'eproms en avance de phase. Avec les USA, on regardait surtout l'efficacité de leur campagne SEGAAA ! Mais nous, nos échanges étaient les plus nombreux avec SEGA Europe qui était basée à Londres et qui était un peu jaloux de la réussite de notre "SEGA, c'est plus fort que toi !" 



Après la Mega Drive, il y a eu l'arrivée de la Game Gear ? Cette fois, la portable était en couleur, contrairement à la Game Boy, et elle avait de très solides atouts (en plus de posséder une bonne ludothèque). Quelles méthodes avez-vous utilisées pour vous démarquer de la concurrence ? 

C'est un autre chef de groupe qui s'est occupé de ce lancement mais l'idée était d'imposer le design et la qualité de la machine face aux Game Boy qui étaient très puissants en parts de marché. 

Il y a ensuite eu les deux add-on pour la Mega Drive. Le MEGA-CD dans un premier temps, puis le 32X ensuite. Ces deux systèmes ont un peu compliqué la tâche de SEGA à cette époque. Comment avez-vous fait pour les implanter, malgré le coût de telles technologies ? On imagine que vous avez être dû décontenancer, plus d'une fois, par les choix de SEGA Japon. 

C'est clair que ce n'était pas simple à marqueter et pas facile à toujours expliquer le concept. Il fallait trouver des idées grâce à des éléments spécifiques (la musique sur MEGA-CD) mais ce n'était pas facile. 

Vous avez quitté SEGA France en 1995 mais vous avez pu vivre et préparer l'arrivée de la Saturn en France. Cette machine, que beaucoup de joueurs adorent, n'a pas rencontré le succès escompté. Comment avez-vous vécu cette période ? Notamment les débuts de la console. SEGA Europe avait, à l'inverse des États-Unis, résisté au souhait de Hayao Nakayama (lancer la console lors de son annonce à l'E3 1995). Vous avez donc pu compter sur un line-up plus intéressant. 

J'ai décidé de quitter SEGA pour partir chez Disney quand SEGA Japon n'a pas fait évoluer sa stratégie alors qu'il était encore temps de le faire, surtout avant le lancement de la Saturn et l’arrivée de la Playstation. On avait de bons jeux, on avait une marque moins puissante que Sony mais plus spécifique. SEGA Japon était un peu trop sûr de son fait et pas assez à l'écoute ce que pouvait apporter la concurrence, moins techno, moins précise, mais plus grand public. Dommage car le potentiel de créativité de SEGA était immense dans les équipes de développement... 



Avec du recul, pouvez-vous nous donner votre ressenti sur cette époque assez folle ? C'était véritablement l'âge d'or du jeu vidéo sur consoles mais on imagine que tout n'a pas dû être facile à mettre en place, surtout avec une concurrence qui faisait rage. 

C'était comme un rollercoaster, up and down, toujours à fond comme dans Daytona, aussi speed que Sonic et agressif que notre punk. Les différents concurrents, la naissance de la presse spécialisée, la naissance de puissants éditeurs, la création de franchises capables de faire comme FIFA, 25 ans après, plus d'un million de copies en France pour leur lancement... c'est seulement quand on se retourne que l'on se rend compte de ça, avant on avait juste le plaisir de participer à un marché de fous ! 

Question plus légère. Avez-vous des anecdotes à raconter sur vos rencontres avec des personnes de SEGA Europe, of America, Japan ? Ou des anecdotes de choses amusantes qui se sont déroulées au sein de SEGA France ou Virgin Loisirs ? On imagine que certains appels, pour Maître SEGA, devaient être surprenants. Je me souviens notamment de cette anecdote, lue dans Joystick, où Romuald a eu une femme au téléphone qui lui a demandé "Vivez-vous seul ?" C'était vraiment une autre époque. 

Ma première expérience au bureau, c'était un passionné (Philippe Ulrich, qui était dans nos bureaux sans réellement faire partie de la structure Virgin/SEGA) qui testait une petite caméra sur une voiture radiocommandée pour des tests d'une des premières versions de First Person Vision pour un jeu (Dune ? ) en me passant entre les jambes. Je me souviens aussi des fans qui voulaient nous vendre de nouveaux concepts de jeux comme celui qui voulait faire un jeu sur le chiffre du Diable (666) et qui avait piégé son colis pour faire un "super effet" à l'ouverture. Résultat : c'était réussi, avec pompiers et brûlure légère pour la personne qui avait ouvert le colis. Quant aux messages à Romuald (Maître SEGA), difficile de ne pas repenser aux clients qui prononçaient mal le nom des jeux, comme CHIPSNOBI par exemple. Ça, c'était tous les jours...car Maitre Sega c’est une légende ! 



Au départ, Virgin Loisirs a vendu la Master System en étant... trois. Ensuite, le succès a fait que l'entreprise s'est fortement développée. Comment avez-vous vécu cette explosion du marché des consoles ? En 1990, chiffres Joystick, on est passé de 30 000 Master System vendues... à 320 000. 

Je n'ai plus les chiffres de ventes en tête, mais ce qui est sûr, c'est qu'en 1991/1992, si vous partiez 15 jours en vacances, quand vous reveniez, plein de nouvelles têtes étaient arrivées ! 

Dernière question. Quel est votre ressenti sur le marché du jeu vidéo actuel ? Vous vous y intéressé encore ? 

Un de mes fils a fait 10 magasins en 2 jours pour acheter FIFA PS4 la veille du lancement ! J'ai regardé avec intérêt l'évolution du marché mais plutôt côté business et je fais quelques parties quand je peux avec mes enfants mais je n'ai plus le temps de me faire en solo des soirées de Roadrash, Madden ou Dr Robotnik's !

6 oct. 2016

Test : Gears of War 4, tel père, tel fils !

Pour une raison difficile à expliquer, si l’on excepte la bêta multijoueur un peu foirée de ces derniers mois, on ne peut pas dire que Gears of War 4 ait émoustillé les joueurs. Il faut dire que le dernier épisode en date, censée boucler la carrière de la Xbox 360, s’est ramassé comme il se doit. Solo inintéressant, progression sans âme, multi sans génie… dire que les fans ont été déçus est un euphémisme. En reprenant la licence, le studio The Coalition n’a jamais caché la difficulté du challenge et on pouvait s’attendre à ce qu’ils s’appliquent à reprendre la recette de la série, sans chercher véritablement à innover. Autant le dire de suite : on s’est complètement plantés ! Cliff Bleszinski, le créateur de la saga, s’est exprimé ces derniers jours sur Twitter et on ne pouvait que lui faire confiance : Gears of War est une véritable bombe que personne, ou presque, n’attendait à ce niveau. Badaaaaaaaaaaaaaaaaasss !

Le test a été réalisé dans les conditions optimales avec une Xbox One S et une TV 4K compatible HDR.
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25 ans. Cela fait 25 ans que la Guerre contre les Locustes s’est terminée. Mais alors que l’heure est à la reconquête et que les maternités tournent à plein régime (oui, oui) pour repeupler la planète Sera, la CGU n’en finit plus d’aseptiser les individus. Sous l’égide de la Première Ministre, Jinn, le gouvernement a décidé de construire une société protégée et organisée, le tout sous la surveillance continuelle de robots. Face à un tel régime, des groupes isolés ont choisi de braver l’autorité et de quitter les villes pour s’installer dans des camps retranchés. On les appelle « Les Étrangers ».

Jinn Tonic
C’est dans ce contexte que l’on fait la connaissance du trio composé de JD (James Dominic Fenix), Kait et Delmont. Dès le début, Gears of War 4 pose les bases d’une aventure qui va être vécue à 100 à l’heure, entre séquences anthologiques et passages plus calmes. Indéniablement, The Coalition a trouvé la recette pour que l’on retrouve toutes les sensations des premiers Gears. L’humour, le côté trash, les protagonistes charismatiques, les Loc…. ah bah tiens, ils sont où, eux ? Eh oui, cette fois, les Locustes et les Lambent ne sont pas de la partie. À la place de ces créatures, vous allez lutter contre des automates très résistants et dangereux. Et dans les faits, ça fonctionne à merveille ! On retrouve tout ce qui fait le sel du gameplay de la série : la course avec le zoom, la caméra à l’épaule inspirée de Resident Evil 4, la fameuse tronçonneuse, le rechargement des armes avec la jauge, la touche Y qui permet de cibler un évènement qui s’annonce… le rythme des combats est intense et on en redemande ! Le level design des environnements a fait l’objet d’un soin tout particulier et il n’est pas rare de rester bouche bée devant certains décors d’une envergure vertigineuse. Non, vraiment, il n’y a pas grand-chose à reprocher lors des premières heures du mode solo, d’autant plus qu’il y a quelques armes inédites. Le scénario, avec une Jinn totalement allumée, n’en finit pas de monter en puissance. C’est finalement au moment où on s’attend le moins que le jeu fait un véritable cadeau aux fans.
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« Putain, ils vont bousiller mes tomates ! »
L’histoire prend une tournure particulière lorsque le héros mythique, Marcus Fenix, rejoint la troupe. Avec sa verve emblématique et sa classe légendaire, le gaillard n’a rien perdu de sa superbe. Si les relations avec son fiston semblent assez tendues, il n’en demeure pas moins très humain. Ce caractère, qu’on ne lui connaît pas vraiment, transparaît lors de certains passages plutôt habiles. Chapitre après chapitre, Gears of War 4 s’inscrit comme le digne successeur du troisième épisode, prouvant que The Coalition a parfaitement réussi son pari. Les doublages, français comme anglais, sont très réussis et on est pleinement happé, malgré certaines séquences un peu moins équilibrées. On pense notamment à la phase en moto, où il aurait été plus agréable de pouvoir accélérer et décélérer. Là, le bolide fonce à travers le décor et on peut juste zigzaguer et bien sûr tirer sur les ennemis. Bon, c’est un peu du chipotage car ça pète de partout et c’est quand même super bien foutu ! Gears of War 4 est une force brute, qui parvient à se renouveler et à nous surprendre. Mais par rapport à un Judgment et ses vagues incessantes, le jeu propose de vrais moments de respiration. Cet équilibre, si difficile à trouver, est présent tout au long du mode solo.
sans-titre-62Mamamia, cette claque !
J’ai pu lire ici et là que le jeu était très joli mais qu’il n’était pas une démonstration technique. Je ne sais pas dans quelles conditions ces tests ont été réalisés mais j’ai personnellement pris une baffe du début à la fin. Dès l’écran-titre, avec le visage de James Dominic Fenix, on comprend que le jeu caracole en tête des titres les plus beaux de la One. Avec une TV 4K en HDR, le contraste est tel que les couleurs donnent un rendu saisissant aux différents décors et personnages. Du village des Étrangers à la base de la CGU en passant par la bâtisse de Marcus, on s’arrête constamment pour contempler les alentours. Dans ces conditions, il est vrai que certaines textures s’avèrent faiblardes mais l’ensemble est si immersif qu’on oublie bien vite ce détail. Alors oui, certains environnements sont peut être moins inspirés (les souterrains, ce genre de trucs) mais tous ces petits défauts sont atténués par des couleurs absolument magnifiques, des effets de tempête très impressionnants et des lumières parfaitement maîtrisées. Même la pyrotechnie et les éléments liquides sont réussis. Non vraiment, Gears of War 4 est un jeu absolument superbe, servi par une variété visuelle très appréciable. Il faut également souligner la justesse de la bande son. En dehors des excellents doublages, la musique sait faire monter la sauce lorsque les évènements se mettent à s’accélérer. On ressent alors toute la tension de la situation et on se croit en plein long-métrage hollywoodien.
sans-titre-61Dégommez-moi cette vermine !
Gears of War 4, à l’image de ses prédécesseurs, peut compter sur un multijoueur solide. Outre la campagne solo que l’on peut parcourir en coopération (en ligne ou local), il est toujours possible de s’affronter en mode Bataille ou résister à des vagues d’ennemis via le mode Horde. Si l’ensemble est un peu plus faible visuellement (mais à l’inverse du mode solo, ça passe de 30 à 60 images/seconde), l’intensité des combats est intacte ! On prend un vrai plaisir à manipuler ses troupes de la CGU ou les escouades ennemies. Et surtout, il y a un paquet de modes de jeu ! Il y a notamment « Dodge Ball » et ses règles de balle au prisonnier mais aussi la Course à l’Armement qui oblige les joueurs à jouer avec la plupart des armes durant une partie. Le mode Horde, quant à lui, est encore plus délirant que dans les anciennes versions. Là, il faut vraiment coopérer pour parvenir à atteindre les objectifs, en plus de choisir parmi six classes donnant accès à différentes compétences. Au fil de la progression, le joueur obtient de nouvelles capacités et ce principe permet de passer d’excellents moments à plusieurs. Par tous ses atouts, Gears of War 4 s’impose sans mal et peut se targuer de postuler pour le top 10 de l’année.
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Solide comme un roc ! Oubliez la sortie de route de Judgment, Gears of War 4 est un très bon jeu d’action qui fait honneur à ses prédécesseurs. Cette fois, pas de doute, on retrouve toute l’ambiance et l’humour de la saga, avec en prime de nouveaux personnages attachants et une histoire convaincante. L’univers proposé par The Coalition est réussi, le gameplay est impeccable et on sent vraiment que le studio sait où il veut amener cette licence. Techniquement au point et visuellement superbe (malgré quelques petits défauts mais rien de grave), ce Gears of War est l’un des jeux de l’année sur Xbox One. Et il y a de fortes chances qu’il connaisse un beau succès, surtout avec les fêtes d’année se rapprochant. En clair, on adore et on y retourne !




En 4K HDR, il faut avouer que les graphismes foutent une sacrée baffe. Bien sûr, si on se rapproche de certains éléments, on peut rencontrer des textures un peu floues mais sorti de là... Gears of War 4 est une démonstration technique de la Xbox One, que ce soit au niveau des modélisations, des couleurs, des effets ou encore des environnements. L'arrivée dans le village de Kait est d'ailleurs très représentative des capacités de la console. Magnifique, tout simplement.





À part peut être de micro-ralentissements durant certains passages, le jeu tourne à 30 images par seconde sans sourciller. En revanche, dès que l'on passe en mode multi, les graphismes ont été atténués afin que les joutes se déroulent en 60 images par seconde. Sur l'ensemble du jeu, l'animation est ce qui se fait de mieux actuellement. C'est fluide, les mouvements sont propres, c'est vraiment du beau travail !







On ne change pas une équipe qui gagne. Gears of War 4 reprend les poncifs de la série, avec sa caméra à l'épaule, sa course zoomée, sa jauge qui permet de recharger les armes, etc. On prend un pied monstre à incarner ce bon vieux JD et c'est toujours un vrai plaisir de mettre la main sur des armes inédites. On apprécie également de participer à certaines phases originales, comme lors de la poursuite en moto.







Encore une fois, les doublages français font un sans faute. Gears of Wars 4 propose des dialogues crus et drôles, tout en plongeant le joueur dans un univers marqué par une forte identité musicale.  Dès que l'action s'intensifie, les thèmes en font de même et on est vraiment immergé dans un monde cruel qui ne laisse aucun répit.




28 sept. 2016

Test de Forza Horizon 3 : C'est d'la bombe baby !

C’est une certitude, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. À l’image des PC, les consoles se sont lancées dans un contre-la-montre technologique, à grands renforts de teraflops et résolution 4K. Sony s’apprête à dégainer dès le 10 novembre prochain avec la PS4 Pro tandis que Microsoft peaufine, jour après jour, sa Scorpio prévue pour Noël 2017. Dans ces conditions, il devient de plus en plus difficile de résister – surtout si l’on prend en compte l’avènement prochain de la réalité virtuelle – et c’est en toute logique que votre serviteur a craqué pour la Xbox One S cet été, avant de l’épauler, il y a quelques jours, d’un écran en ultra haute résolution. Inutile de vous dire que Forza Horizon 3, qui est le premier jeu Xbox One à supporter le HDR, tombe à point nommé pour exploiter pleinement ce nouvel équipement ! Et autant le dire clairement : c’est une claque !



Oui, une vraie claque ! Mais ne vous inquiétez pas, on y reviendra calmement tout à l’heure. Forza Horizon, dont le premier ne sera bientôt plus disponible sur le store, est né il y a maintenant quatre années sur Xbox 360. Réalisée par la firme anglaise Playground Games, cette série alternative à la licence Forza Motorsport a tout de suite conquis les joueurs. Son credo est de nous plonger dans un monde ouvert en participant à une multitude d’épreuves, le tout avec un feeling arcade pour un max de fun. Si le premier volet a rencontré un beau succès, c’est véritablement avec Forza Horizon 2 que les développeurs britanniques ont frappé un grand coup. Après le Colorado, ces derniers ont choisi le Sud de la France et le Nord de l’Italie pour poursuivre leurs aventures et grand bien leur a fait. Le jeu en met plein les mirettes et nous fait voyager dans des contrées ultra variées, entre la garrigue, les vignes et les villages de pierre. Il propose un garage de plus de 200 bolides (sous licences) et offre une ambiance génialissime, entre radios, dialogues et sons environnants. Avec toutes ses qualités, Forza Horizon 2 s’est rapidement imposé comme un incontournable de la ludothèque Xbox One. Aussi, quand Forza Horizon 3 a été annoncé, on s’attendait à un titre de la même trempe. Mais là, la barre a été placée encore plus haut que ce que l’on pensait…

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Un billet pour le paradis
Dire que vous allez vous balader dans une carte postale (ou un tableau de maître) est un euphémisme. On ne sait pas par quel prodige Playground Games est parvenu à ce niveau de détails mais Forza Horizon 3 est assurément l’un des plus beaux jeux de la console. Pour cette troisième itération, les artistes du studio ont fait parler leur talent et c’est peu dire que les graphismes mettent une tarte monstrueuse. Dès l’écran-titre, avec le focus sur les bolides, on en prend plein les mirettes. Les gouttes d’eau qui perlent sur les roues ou la carrosserie, la lumière qui se reflète d’une façon archi-réaliste, les transparences qui mettent à l’amende la quasi totalité des jeux de bagnole, l’environnement qui se réfléchit dans le bitume, la végétation qui ondule, les oiseaux qui zèbrent le ciel, les effets d’ombre… on se mange une véritable droite ! On ne parle même pas de modélisation ahurissante et des cieux « HDRifiés » d’une beauté confondante. Forza Horizon 3 est peut-être, à ce jour, le plus beau jeu de caisse de tous les temps. Et en choisissant l’Australie comme terrain de jeu, les développeurs ont sans doute tapé dans le mille. Là où Forza 2 avait ouvert la voie à des paysages variés, son petit frère la déchire littéralement en deux : jungle touffue et somptueusement reproduite, plages au sable fin, désert ardent, ville côtière, zones pavillonnaires… le titre de la One est un renouvellement permanent et c’est un réel bonheur d’avaler les kilomètres au volant de splendides voitures, le tout sous une météo dynamique. Avec une map deux fois plus grande que son aîné, Forza Horizon 3 va vous tenir en haleine durant des mois ! Avec un tel environnement, il n’est point étonnant que le jeu s’ouvre à des catégories de véhicules plus exotiques. En plus du garage ultra garni (plus de 300 bagnoles), on peut piloter des buggy, des hyper cars ou des vieilles voitures rétro du plus bel effet. La conduite, toujours aussi exquise, permet de s’éclater en quelques secondes grâce à une précision d’horloger. Bien évidemment, il est toujours possible de désactiver toutes les aides pour apporter un semblant de réalisme à votre conduite mais Forza Horizon 3 est avant tout programmé pour prendre son pied immédiatement, en fonçant à vive allure à travers des panoramas hallucinants.

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Le boss est de retour
Cette fois, à l’inverse de Forza Horizon 2, vous n’êtes plus le rookie qui découvre les joies du pilotage. Désormais, vous êtes le patron et vous avez une emprise totale sur les évènements et sur la façon dont vous souhaitez faire évoluer votre festival. Au fil des courses, vous allez le développer aux quatre coins de l’île et tout faire pour gagner un maximum de fans. Pour y parvenir, la recette est simple : il faut piloter, détruire les panneaux, effectuer des courses, participer à des championnats, débusquer des légendes automobiles (dans les granges) ou encore foncer en ligne avec vos amis. Forza Horizon 3 est un melting-pot de tout ce que pouvait faire de mieux son prédécesseur ! Si la recette reste identique, il apporte tout de même quelques nouveautés fort ingénieuses, comme la possibilité de customiser ses courses (changez les règles à votre guise, faites participer vos amis… ) pour que le jeu reste fun, pour tout le monde, en toutes circonstances. Mine de rien, c’est vraiment excellent d’adapter chaque course à ses envies. L’autre point important réside dans les nouveaux défis, comme les Défis Collectors Personnalisés, qui permettent de créer ses propres tracés ou encore les zones de drift pour se prendre pour l’acteur de Fast & Furious 3. Ce jeu est d’une telle richesse qu’on découvre toujours quelque chose, même si ça ne tient que du détail. Le mode photo, le mode Drone (amusant), les rassemblements… le jeu de Playground Games est d’une profondeur phénoménale ! Et là où c’est encore plus fort, c’est que la partie en ligne est à l’image du solo : dingo ! On peut participer à un mode intitulé « Aventure en ligne » qui permet de rejoindre des sessions entre potes pour participer à différentes épreuves, que ce soit des courses classiques ou des joutes bien délirantes comme des captures de drapeau. Le mode « Balade en ligne », quant à lui, est plus libre et permet de gérer ses activités. C’est toujours efficace et on redemande ! Enfin, difficile de ne pas souligner la possibilité de faire la campagne solo… en coop’ ! Jusqu’à 4 joueurs peuvent se rejoindre pour évoluer à travers le mode principal. Une chouette idée ! Bref, il y a des tonnes de trucs à faire !

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Un prodige est né
Il faudrait probablement des pages et des pages pour parler avec exhaustivité de Forza Horizon 3. Quoi qu’il en soit, vous pouvez vous rassurer : les Drivatars sont bel et bien de retour et il est toujours possible de customiser ses bolides ou de profiter des fantastiques créations des autres joueurs. Il existe même un système d’enchères pour vendre ses véhicules ! Du côté du son, c’est là encore un sans-faute. Avec pas moins de huit stations, la variété est au rendez-vous (classique, rock, metal, pop, dance, techno, rap…) et les animateurs sont toujours aussi excellents. Si, par pure malchance, vous ne trouvez pas votre bonheur, vous pouvez utiliser vos propres sons et hits du moment. Attention toutefois, il faut passer par la plateforme musicale de Microsoft, Groove, et elle devient payante après quatorze jours d’essai. Mais il faut avouer qu’avoir accès à une quantité énorme de morceaux, en plus de choisir ses MP3, c’est quand même du lourd ! La Xbox One démontre, à qui veut l’entendre, qu’elle a sérieusement sous le capot. Par ailleurs, la stabilité du Xbox Live permet véritablement aux joueurs de s’épanouir grâce à une foule de possibilités communautaires. Avec Forza Horizon 3, c’est indéniable, une nouvelle étape – en matière de graphismes, de son, d’immersion… – a été franchie et la concurrence va avoir fort à faire pour venir coiffer au poteau ce géant.

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Un peu de technique

Et la 4K dans tout ça ? Ne nous méprenons pas, Forza Horizon 3 est upscalé en résolution supérieure mais il n’est absolument en 4K native. En revanche, il est compatible avec le HDR et cette option apporte un contraste saisissant lorsque le jeu est utilisé avec une Xbox One S et un écran en ultra HD+HDR. Cela ne change pas l’expérience mais le confort visuel est très appréciable. Quant à la version PC, elle est plutôt bien optimisée mais il vous faudra tout de même une bonne machine de compétition pour faire tourner l’ensemble en ULTRA, en 1080p et à 60 images par seconde. On remarque tout de même que les options sont suffisamment nombreuses pour s’adapter à différentes configurations.




Une tuerie ! Que ce soit sur Xbox One ou sur PC, Forza Horizon 3 est tout simplement l'un des plus beaux, si ce n'est le plus beau de caisse de tous les temps. Les effets de particule, la pluie qui perle sur le bitume, la lumière qui se réfléchit sur les bolides et la route, les ombres qui se projettent de manière réaliste, l'eau qui est ultra-réaliste... c'est un régal pour la rétine ! Et en 4K avec une S, la précision est encore plus bluffante. Bref, ça défonce !




Rien à redire de ce côté-là. Le jeu est fluide la majeure partie du temps et l'impression de vitesse est très bien rendue. On a vraiment la sensation de foncer à travers le paysage à des vitesses qui dépassent l'entendement. Sur PC, avec une grosse machine, on peut opter pour du 60 images par seconde pour un confort optimal. 







C'est du gameplay à la Forza Horizon, c'est à dire un mix entre l'arcade et la simulation (si vous désactivez toutes les aides). Ultra accessible, le jeu ne cherche pas à se grimer en Assetto Corsa. Le pilotage est d'une grande finesse et chaque véhicule adopte ses propres caractéristiques. Être au volant d'un buggy, ce n'est comme conduire une Super Car. On s'éclate immédiatement et c'est bien ce qu'on lui demande. 






Huit radios ! De la dance, de la pop, du rock, du metal, du rap, de la musique classique... Il y en a vraiment pour les goûts et il est même possible d'utiliser la station musicale de Microsoft intitulée Groove. Le tout est gratuit 14 jours mais l'adopter vous permettra d'utiliser vos propres MP3. Forza Horizon 2, à l'image de ses prédécesseurs, tabasse sur le plan sonore ! Les sons environnants, les voix en français, les animateurs des radios... tout est fun et c'est un sans-faute !