23 sept. 2021

Instant Sports Paradise : L’été indé ?

Nous sommes pratiquement à la fin du mois de septembre et la rentrée semble déjà loin. Selon les régions, le temps n’a vraiment pas été au beau fixe (c’est le moins qu’on puisse dire) et on va prochainement entrer dans la torpeur de l’automne. Très précisément demain au moment où j’écris ces lignes. Bref, on va devoir faire avec une baisse des températures, des temps de lumière plus courts et l’arrivée d’une année 2022 qu’on espère moins mouvementée. Aussi, pour prolonger les douces nuits d’été et les balades sur le sable fin, l’éditeur Just for Games nous convie à une petite compétition sur une île ! Développé par une petite équipe, Instant Sports Paradise est un peu le pendant français de Go Vacation ou Wii Sports Resort. On l’a essayé en famille et on a bien aimé ! On vous propose une visite guidée de l’île ?


Après avoir sélectionné son personnage parmi la dizaine disponible, le joueur est catapulté sur une île paradisiaque inspirée de la Polynésie française. Surplombés par des montagnes et un volcan, les villageois et touristes de Paradis (c’est son nom) évoluent dans un décor de rêve. Alors que les palmiers sont plus verdoyants que jamais, certains se promènent sur les sentiers côtiers tandis que d’autres pêchent dans une eau turquoise à faire danser les rétines. Impossible également de ne pas succomber au charme des bungalows qui bordent l’océan ou aux chemins escarpés s’enfonçant dans les montagnes. Mais pour profiter pleinement de l’endroit, il va falloir se montrer à la hauteur !


ON VA SECOUER LE COCOTIER

Pour pouvoir débloquer chaque zone de l’île, le joueur est convié à toute une série de sports, de mini-jeux et d’activités. Il peut, à sa guise, interagir avec les nombreux panneaux postés sur l’île ou bien se déplacer librement sur les chemins menant aux différentes sections géographiques. Instant Sports Paradise propose ainsi une douzaine d’épreuves : création de glaces, cuisson dans un wok, wakeboard, wingsuit, jet ski, course aux coquillages, tir à l’arc, hydravion, ping pong (jongles), mini-golf, bowling ou encore air hockey. Toutes les activités sont plus ou moins intéressantes, mais il est évident que les enfants s’amuseront plus avec tous les sports aquatiques ou le pilotage de l’hydravion. L’impression de vitesse est très correcte (surtout avec les turbos), et ça bouge plutôt bien, même si on ne peut s’empêcher de trouver les réactions (physiques comme motorisées) trop molles. Les collisions sont, elles aussi, très moyennes et il n’est pas rare de se fracasser dans le mur, par exemple en wingsuit. Mais pour des enfants ou une famille nombreuse, ça fait le job, d’autant qu’il y a trois niveaux de difficulté.


EN MODE TOURISTE

Instant Sports Paradise propose également de petites quêtes parallèles. On peut ainsi se balader sur l’île et débloquer des outils (en réussissant des records aux épreuves) comme une canne à pêche ou encore un filet pour attraper des insectes. En visitant les environs, on peut aussi se faire une partie de foot via un terrain prévu à cet effet. En solo, autant le dire tout de suite, ça n’a strictement aucun intérêt. Pour apprécier ce titre à sa juste valeur, à savoir un jeu convivial, il faut le pratiquer à plusieurs, à deux, à trois ou à quatre. On peut ainsi se lancer dans un foot de plage délirant, se faire une bataille de collecte d’insectes ou de pêche ou tout simplement arpenter l’île en groupe. À mon sens, les développeurs ont eu la bonne idée en ne séparant pas l’écran. Les amateurs de mode apprécieront également de s’habiller chic ou détente. À condition de ne pas en attendre trop.


UN JEU QUI S’ASSUME

Que ce soit sur Nintendo Switch ou PlayStation 4/5, le titre de Breakfirst est très loin des standards habituels sur les plans visuels et techniques. Les modélisations sont sommaires, mais le problème vient surtout du manque de détails de l’environnement et des ralentissements sur la console de Nintendo. Et pour comprendre cela, il faut aller piocher en amont. En réalité, Instant Sports Paradise est le résultat d’une équipe de 11 personnes ayant travaillée durant un certain nombre de mois… sans que ceux-là ne dépassent l’année. Autant dire que le projet d’un monde ouvert était ambitieux, et il est vrai que les retours sont assez mitigés. Mais ça, c’est surtout en regardant le jeu avec nos yeux d’adulte. Il suffit en effet de passer la manette à un enfant pour qu’il s’amuse tout de suite, ne serait-ce qu’à se balader. Certaines épreuves sont vraiment passe-partout, mais elles apportent un peu de variété aux mini-jeux aquatiques. En revanche, et on a pu le remarquer pour avoir comparé avec les deux versions : la mouture PlayStation 4 est beaucoup plus à l’aise techniquement et visuellement. Non pas en termes de détails, mais plutôt sur le plan de la fluidité, du lissage des éléments (personnages, décors…) ou même des couleurs qui ressortent mieux. Sur Switch, ça fonctionne, mais il est préférable d’y jouer en mode nomade, tant la fluidité n’est pas au rendez-vous et que l’anti-aliasing est inscrit aux abonnés absents.


Conçu par une petite équipe, Instant Sports Paradise est un jeu plus ambitieux qu’on le croit. S’il ne viendra pas coiffer au poteau les ténors du genre que sont Wii Sports Resort ou Go Vacation, le titre de Breakfirst devrait convenir aux enfants par sa simplicité et son visuel cartoon. Plus à l’aise techniquement sur PlayStation 4 que sur Switch, il offre quelques épreuves sympathiques – surtout aquatiques – et propose une charmante balade insulaire.


CORRECT



Points positifs :

Les mini-jeux aquatiques
Une île à visiter
Convivial

Points négatifs :

Techniquement en souffrance sur Switch
Intérêt inégal des jeux



Éditeur : Just For Games / Développeur : Breakfirst / Genre : Party Game / Date de sortie : 27 août 2021 / Nombre de joueurs : 1 à 4 / PEGI : +3 / Supports : Nintendo Switch, PlayStation 4

13 sept. 2021

Space Invaders Invincible Collection : la compilation intergénérationnelle !

1978. Space Invaders débarque au Japon et devient un phénomène de société, au point de créer une pénurie de pièces de monnaie. Né de l’esprit de Tomohiro Nishikado, le jeu de Taito est désormais ancré dans la pop-culture et continue de traverser les générations, que ce soit par le biais de ses célèbres créatures marines (inspirées de la Guerre des mondes de Herbert George Wells) ornant les murs des villes du monde, du cinéma (avec Pixels sorti il y a six ans) ou encore des compilations. Et ça tombe bien, la Switch accueille justement un condensé des épisodes d’hier et d’aujourd’hui. 


À l’origine, Space Invaders était un jeu de tir, un shmup, se déroulant dans un tableau fixe. À l’image de Breakout, toute l’action se déroule sur un plan et il n’y a aucun défilement (scrolling). Les ennemis débarquent du haut de l’écran et le joueur doit déplacer son vaisseau latéralement en adaptant sa cadence de tir pour éliminer les envahisseurs qui descendent sur Terre de plus en plus rapidement. La difficulté provient de votre vaisseau et de son tir peu rapide, mais aussi de l’accélération soudaine des aliens. Le concept de Space Invaders a traversé les décennies, en évoluant parfois, mais il est resté très fidèle à l’original. Avec Space Invaders Invincible Collection, Taito revient à ses premières amours ! Et c’est plutôt pas mal !

DIX DE CHUTE

La compil’ propose une dizaine de jeux qui vont de 1978 à 2020 pour une expérience très disparate selon la sélection. Bien évidemment, le premier titre à ouvrir la voie (lactée) est l’incontournable Space Invaders en noir et blanc. Celui qui a démocratisé l’utilisation des bornes cocktail, en plus de rendre accro les Japonais qui ont pu mettre la main dessus dès les premières semaines de commercialisation. Pour tester le concept d’antan, j’ai demandé à mon fils de 6 ans de s’y essayer. La première chose que j’ai remarqué, sans doute parce que son papa fait pas mal de jeux rétro, c’est qu’il n’a fait aucune remarque sur l’absence de couleurs. Non, mon gamin a été plutôt interpelé par ces drôles de bestiole et il a rapidement pris goût, même si c’est assez difficile, à l’action se déroulant devant ses yeux. Il n’a pas joué très longtemps car les commandes sont archaïques et la cadence de tir rend la progression délicate. Fidèle à son époque, Space Invaders est un jeu plaisant, très bien pensé, mais qui, il faut bien l’avouer, a considérablement vieilli. La compilation propose plusieurs variantes : la mouture en couleurs de l’original, le Space Invaders II et ses petits ajustements, etc.


LA PETITE SURPRISE

Aux côtés de Space Invaders viennent se greffer des sortes de spin-off, autrement dit des épisodes parallèles qui modifient le concept du jeu de 1978. Lunar Rescue jouit d’un gameplay bien plus riche que son homologue. Paru un an après Space Invaders, il se déroule en deux phases. Dans un premier temps, le joueur doit déplacer sa fusée en évitant les comètes et atterrir sur une planète. Ensuite, il récupère des individus et doit les ramener à bon port en tirant sur les aliens qui tentent d’empêcher l’évacuation. Conçu sur le même moteur que Space Invaders, c’est un jeu très prenant, mais pas évident. Space Cyclone, quant à lui, est très rare de nos jours, mais peine à se démarquer de son modèle. La seule différence de ce jeu de tir classique réside dans le déplacement des ennemis. Mais pour les amoureux de découverte vidéoludique, il est appréciable de découvrir des jeux parallèles à Space Invaders dans la compilation.


DÉCOLLAGE IMMINENT

Après avoir fait le tour des premiers jeux, on passe rapidement à des œuvres plus récentes. On apprécie ainsi de retrouver Majestic Twelve : The Space Invaders Part IV qui est sorti pour les douze ans du titre de Nishikado-san. En soit, il n’y a rien de fou fou dans cette suite, mais le scrolling différentiel apporte une certaine classe à l’ensemble, les animations sont soignées et les niveaux se renouvellent légèrement, avec même des vaches à sauver dans l’un des tableaux ! Ce qui est amusant avec ce soft, c’est que les développeurs ont tenté de moderniser l’original sans le dénaturer. Et c’est plutôt réussi ! On passera rapidement sur Super Space Invaders ’91 qui n’apporte pas grand-chose puisqu’il s’agit, peu ou prou, le même jeu en un peu plus beau. On poursuit avec Space Invaders DX qui est une œuvre hommage sortie en 1994. On pouvait jouer à l’original, se défier à deux (en refourguant des extra-terrestres à l’adversaire) et surtout s’essayer au mode Parodie. Comme son nom l’indique, il s’agit de transposer l’univers de Space Invaders dans un délire où les sprites d’origine sont remplacés par des personnages et autres bizarreries. C’est le même jeu, mais c’est toujours rigolo de tirer avec un piaf.

 


Pour boucler la liste des jeux disponibles, Space Invaders Extreme et son homologue Gigamax 4SE ferment la marche et ont le mérite d’amener la licence vers des genres totalement différents. L’épisode Extreme est probablement notre coup de cœur de la compilation. Sorte de mix entre Lumines et Tetris Effect, le titre est un feu d’artifice visuel et sonore ! Doté de graphismes chiadés, d’effets percutants et d’une bande-son géniale, il est à la fois un shoot et un rhythm’game décapant. Il y a même des boss qui imposent une attention de tous les instants. Une vraie découverte pour ma part, et quelle découverte ! Space Invaders Gigamax 4 SE, pour terminer, s’appuie sur les codes de l’original de 1978 en apportant des variantes au gameplay, un écran 16/9ème (à la Bomberman sur Saturn) et surtout un mode coopératif qui invite les joueurs à réunir leurs aéronefs pour booster la puissance de tir. Malin !

 


Space Invaders Invincible Collection est une chouette compilation ! Riche en découverte et proposant une sélection assez hétéroclite, elle mériterait une visibilité bien plus large, mais souffre d’un prix franchement délicat pour son lancement. Les joueurs seront très peu nombreux à mettre 50 euros dans un jeu de ce calibre, aussi légendaire soit l’épisode de 1978. C’est dommage car il y a d’excellentes idées, l’ensemble est soigné et les jeux les plus modernes, notamment Space Invaders Extreme, valent vraiment le détour.

 

BON

 

Points positifs :


  • Une sélection accrocheuse
  • Space Invaders, un concept intergénérationnel
  • Space Invaders Extreme
  • La possibilité de jouer à 2 à certains titres

 

Points négatifs :


  • Quelques choix (copies) discutables
  • Un prix trop élevé pour une telle compil’

 

Éditeur : ININ Games / Développeur : ININ Games / Genre : Shoot / Date de sortie : 17 août 2021 / Nombre de joueurs : 1 à 2 / PEGI : +3 / Support : Nintendo Switch

The Legend of Zelda - Skyward Sword HD : L'épisode qui tranche !

Alors que la série The Legend of Zelda fête ses 35 ans, et qu’on attend encore de découvrir les hypothétiques surprises de Nintendo à ce sujet, le petit elfe est revenu cet été dans un remake qui a fait couler beaucoup d’encre. En effet, Skyward Sword est l’un des épisodes qui divisent le plus. Sorti initialement sur Wii, il a été une vitrine pour le Wii Motion Plus, ce module additionnel venant se greffer à une Wiimote pour améliorer la détection des mouvements. Le hic, c’est que cette approche était loin de convenir aux joueurs qui n’aiment pas gesticuler devant leur télé – surtout que la détection n’était pas toujours optimale. Avec cette itération HD, Big-N tente de rectifier le tir en utilisant, au bon vouloir de chacun, les fonctions gyroscopiques des Joy-Con ou la simple utilisation des boutons standards. Un revival gagnant ?

Il y a quelque chose d’Avatar dans ce Skyward Sword. Le joueur évolue, au départ, dans un royaume caché dans les cieux où les habitants se déplacent sur des volatiles appelés célestriers. Ces créatures font partie intégrante de la vie des autochtones, mais ce qui fait la particularité de cet épisode, c’est assurément sa temporalité et sa place dans la saga. Skyward Sword pose ainsi la genèse de l’histoire du tout premier Link et de la toute première princesse Zelda. Au cours du récit, on découvre ainsi les origines du royaume d’Hyrule, de l’épée divine, etc. Si le scénario débute à Célesbourg, on comprend rapidement que notre cher héros va être amené à quitter son monde fait de volupté pour voyager sous les nuages et découvrir la terre ferme, ses différentes régions et ses donjons. Une nouvelle fois, Nintendo interpelle en mettant en avant, bien que plus que dans certains épisodes de la série, les relations entre les personnages. Et son humour, par exemple, n’a rien à envier aux situations loufoques de The Wind Waker. Indéniablement, les développeurs avaient envie de revenir à plus de légèreté après le côté sombre et mélancolique de The Twilight Princess. Mais sous ces intentions se cache l’envie irrépressible de téléporter le joueur dans une aventure modernisée de l’original sur NES.


UNE ŒUVRE ASSUMÉE

En découvrant Skyward Sword, et si l’on excepte son parti pris visuel (on y reviendra), on peut comprendre que certains fans aient été décontenancés. C’est simple, le jeu puise dans la tradition old school des premiers épisodes de la saga et se veut extrêmement linéaire. De donjon en donjon, Link accède à de nouveaux objets et peut ainsi progresser jusqu’au dénouement de l’histoire. Mais à l’inverse de titres comme Link to the Past, Breath of the Wild ou The Wind Waker, l’aventure ne repose que sur trois véritables environnements et multiplie les allers-retours. En termes de liberté et de variété, Skyward Sword est beaucoup plus répétitif que ses prédécesseurs. Alors, forcément, pour celles et ceux qui aspirent au voyage, la déception peut être de taille. Nintendo a ainsi fait un choix ambitieux, mais ça serait aller un peu vite en besogne pour dire que le jeu n’est pas un Zelda digne de ce nom. Il est tout simplement plus porté sur les donjons que sur l’exploration pure, surtout quand on compare l’espace céleste, assez vide et sans grande inspiration, à l’océan plein de surprises et de vie de The Wind Waker. Et en matière de donjons, de boss et d’utilisation d’objets, Skyward Sword est sans doute l’un des épisodes qui s’en sort le mieux.


EN MODE SPORT OU POSÉ

Pensé pour la Wiimote (et son Wii Motion Plus), Skyward Sword a dû être réadapté en arrivant sur Switch. Première constatation, si vous optez pour un gameplay gyroscopique, vous allez vous apercevoir que la précision est nettement plus au rendez-vous que sur Wii. Les joy-con répondent bien, on tranche avec facilité et l’expérience n’en est que plus gratifiante. En revanche, si vous voulez jouer peinard, sans vous enquiquiner avec le motion-gaming (tendance qui a totalement disparu), il suffit de passer dans les options afin d’opter pour une maniabilité standard. L’ensemble est là aussi plutôt convaincant, mais on ne peut s’empêcher de pester contre certains choix. Comme le jeu demande une certaine précision, les développeurs vous font utiliser le stick gauche pour vous déplacer… et le stick droit pour trancher. Le problème, c’est que vous perdez le contrôle de la caméra et la seule possibilité qu’il vous reste, c’est de la recentrer via l’une des touches latérales ou bien de passer par un combo improbable L + Stick Droit. Par ailleurs, il faut un certain temps pour se faire à l’idée que le stick droit sert à votre action et non à la focale. En même temps, les développeurs n’avaient sans doute pas d’autre choix, sous peine de perdre toute la substance du gameplay du jeu. Pour vaincre les ennemis, vous n’aurez ainsi pas d’autre option, que ce soit en gyroscopique ou non, de trancher de différentes façons. À la verticale, à l’horizontale, en diagonale… il faut constamment analyser les points faibles des entités adverses pour s’en défaire. En gesticulant, on s’aperçoit tout de même que ce n’est pas encore parfait, et il arrive que les membres de Link soient dans une position improbable. Clairement, pour nous, le motion-gaming a fait son temps et il est temps de passer à autre chose, mais ça, ça dépendra de chacun.

 


UN GAP VISUEL ?

Ce remake a pour mission d’embellir une direction artistique qui est assez particulière. À l’époque, cela avait d’ailleurs fait naître pas mal de débats, un peu comme à la sortie de Hercules de Disney qui avait pour designer la même personne que l’extraordinaire The Wall de Pink Floyd. Et là, si vous ne connaissez pas cet épisode, vous risquez d’être surpris par les proportions des personnages, leur attitude, leur look… surtout que le tout est baigné dans une espèce de mix entre textures incroyablement vides (merci la Wii) et couleurs pastel parfois de mauvais goût. Heureusement, on s’accommode vite à cet univers, à ces personnages attachants et ce volet HD a la bonne idée d’être en 60 images par seconde, là où l’original tournait moitié moins vite. Le studio en charge du portage a aussi eu la bonne idée de diminuer considérablement le bla-bla insupportable de Fay et de proposer des sauvegardes automatiques. C’était tellement chiant sur Wii qu’on accueille ces améliorations à bras ouverts ! En revanche, et on pèse nos mots, l’utilisation d’un Amiibo à 25 balles pour débloquer le voyage rapide (téléportation sur la map) est un énorme foutage de gueule ! Non seulement la pratique est minable, mais, en plus, l’Amiibo est quasi introuvable et il faut désormais débourser presque le double pour l’obtenir ! À l’heure où on parle de Matrix 4, la pilule a du mal à passer… Cela n’enlève en rien les qualités intrinsèques du titre.

 

Loin de faire l’unanimité à sa sortie, Skyward Sword ne restera pas dans le classement des meilleurs épisodes, mais cet épisode HD a le mérite de gommer les faiblesses de l’original. Pour les amoureux des donjons, cette aventure est une bénédiction, tant ils sont travaillés et très bien pensés. Si la bande sonore est réussie, on ne peut que regretter l’absence totale de réorchestration (le format MIDI s’entend un peu trop), ce qui laisse à penser que certains aspects ont été délaissés. C’est tout de même un jeu à faire, surtout si vous n’y avez pas touché à l’époque.

 

BON

 


Points positifs :

  • Un univers accrocheur
  • Amélioration nette de la gyroscopie
  • Le début de la saga avec des moments d’anthologie
  • Un character design particulier, mais pas désagréable
  • Les mélodies sont superbes
  • On peut virer le motion-gaming !
  • Le silence de Fay (par rapport à l'original

Points négatifs :

  • Commandes non personnalisables
  • Ergonomie perfectible
  • Le format MIDI des musiques s’entend
  • Démarrage poussif
  • Des textures floues et vides
  • Exploration en retrait

 

Éditeur : Nintendo / Développeur : Nintendo / Genre : Action / Aventure / Date de sortie : 16 juillet 2021 / Nombre de joueurs : 1 / PEGI : +12 / Support : Nintendo Switch

26 août 2021

Lancement de la Saturn : 22 novembre 1994 !

En feuilletant le numéro 38 du magazine français Joypad, je suis tombé sur de superbes clichés du lancement nippon de la SEGA Saturn (comme elle était appelée là-bas). On m'a indiqué tout récemment que les Japonais la surnommaient la "console rose" et je ne me souvenais plus du tout de la première "mascotte" complètement bizarroïde - qui sera remplacée par le génial Segata Sanshiro un peu plus tard.

Pour information, la machine s'est écoulée le premier jour à 200 000 exemplaires. 170 000 étaient réservées, et 30 000 étaient disponibles à la vente à travers le Japon. Dès le lendemain, SEGA a fait partir de ses entrepôts de nombreux camions pour livrer, les jours suivants, près de 250 000 autres consoles. Les débuts japonais de la console furent excellents ! Le 3 décembre 1994, Sony a répliqué, mais l'entreprise n'a pu mettre sur le marché "que" 100 000 pièces de sa PlayStation. Les deux machines se sont tenues tête pendant longtemps (au Japon) et la PlayStation a fini par prendre le large à la sortie du jeu culte, Final Fantasy VII en janvier 1997.

Prêt à retourner dans le passé ? Oui, il y avait du monde !