13 nov. 2019

Trine 4 - The Nightmare Prince : un retour magique

Ce n’est pas un secret. Le troisième volet de la série Trine, débutée en 2010, n’a pas convaincu grand-monde. L’arrivée de la 3D mêlée à une formule moins efficace et une durée de vie trop courte a clairement desservi l’œuvre de Frozenbyte. Depuis, les développeurs ont entendu les complaintes des ménestrels que nous sommes tous et ils ont pris le temps de revenir une quatrième édition plus ambitieuse, praticable jusqu’à quatre joueurs et plus consistante. On fait le tour du proprio ?




Le Prince Selius, élève à l’Académie Astrale, est dans la tourmente. Une nuit, en se faufilant en dehors de sa chambre, il s’est approché d’un grimoire qu’il n’aurait jamais dû toucher. Désormais emprisonné dans de sombres cauchemars, le garçon pourrait être à l’origine d’une grande catastrophe. Ses terribles songes menacent dorénavant le monde et seuls les trois héros de légende peuvent arrêter ce fléau grandissant. C’est ainsi que Amadeus le magicien, Zoya la voleuse ou encore Pontius le chevalier se réunissent pour retrouver le Prince et tenter de ramener la paix dans le royaume. Le trio va ainsi traverser des environnements majestueux, résoudre moult énigmes mais aussi défier ses propres cauchemars.


Dans l’esprit de Trine 2

Comme expliqué plus haut, les têtes pensantes de Frozenbyte ont bien compris que le risque tenté avec Trine 3 n’avait pas été payant. Le studio a choisi de revenir aux sources de la saga et c’est une excellente décision. Exit la 3D, place à des environnements en 2,5D, un feeling cartoon du plus bel effet et des couleurs d’une beauté hypnotique. Le simple aperçu de l’écran-titre donne le ton : Trine 4 est un jeu absolument magnifique. Les décors sont époustouflants de détails et chaque plan est digne d’un tableau de maître. Non seulement le tout est très vivant mais, en plus, l’ensemble est d’une variété confondante. Forêts, montagnes, cité médiévale, château, grottes obscures, plaines plongées dans la nuit… on en prend plein les mirettes ! La gestion de la profondeur est parfaite, les effets sont remarquables et on est constamment à s’arrêter pour apprécier la qualité des environnements. Sur le plan visuel, Trine 4 met tout le monde d’accord. Cette précision n’est malheureusement pas présente dans toutes les animations, on pense notamment au saut des personnages qui paraît un peu lourd et dépassé. Mais c’est du chipotage, soyez-en certains !


L’union fait la force

Comme dans les précédents épisodes, il s’agit ainsi de switcher entre plusieurs personnages (ou de jouer à plusieurs) pour utiliser des capacités diverses. Amadeus est doué de télékinésie et peut faire apparaître un cube géant qu’il manipule à sa guise. Zoya est une tireuse hors-pair et elle est douée d’une grande souplesse avec sa corde. Pour terminer, l’épée et le bouclier de Pontius ne seront pas de trop pour combattre les entités maléfiques ou encore servir de miroir pour diriger les reflets de la lumière. À mesure que de leur progression et de l’obtention des fioles d’expérience, les protagonistes obtiennent de nouvelles aptitudes (genre des flèches enflammées, des objets supplémentaires à invoquer, etc.) – via le fameux arbre de compétences qui avait disparu du troisième volet. En ce sens, Trine 4 ne bouleverse pas la formule mais la qualité des puzzles est vraiment à souligner. On avance de manière fluide en bloquant, parfois, sur une énigme plus retorse que les autres, mais on trouve finalement assez vite la solution en tâtonnant. Même les combats contre les boss méritent le détour.


En solo ou à plusieurs

Si l’aventure en solo est tout à fait agréable (on switche de l’un à l’autre des personnages), c’est véritablement à plusieurs que Trine 4 livre tout son potentiel. Le titre permet de jouer, en local ou en ligne, jusqu’à trois joueurs – chacun ayant le héros de son choix. Mais il est aussi possible d’accueillir un quatrième joueur qui choisira, à son tour, le protagoniste qu’il préfère (dans ces conditions, le doublon est autorisé).


VERDICT DU RÉDACTEUR : TRÈS BON


Après un troisième volet plus décevant, Trine 4 signe un véritable retour aux sources. D’une beauté magistrale, le titre de Frozenbyte livre un magnifique récital, entre énigmes bien pensées, décors majestueux et multijoueur futé. Avec ses cinq actes, il promet une quinzaine d’heures de magie, de réflexion et de combats. Certains trouveront ça encore trop court mais on sort de l’expérience avec un grand sourire. Preuve que cette nouvelle itération a réussi son pari.

Points forts : 
  • Visuellement dément
  • La coopération à plusieurs
  • Intelligence des énigmes

Points faibles :
  • Combats moins passionnants que le reste
  • Progression un peu facile
  • Certains trouveront le jeu un peu trop court

Éditeur : Modus Games – Développeur : Frozenbyte – Genre : Action/Aventure – Date de sortie : 8 octobre 2019 – Plate-formes : PS4, PC, Xbox One, Switch

7 nov. 2019

Concrete Genie : Picasso d'un jour

Qu’elle est loin la joie dans les rues de la ville portuaire de Denska. Cela fait bien longtemps que les rires des enfants ont cessé et que les lumières des enseignes commerçantes se sont éteintes. Plongé dans son carnet de dessins, le jeune Ash s’extirpe de son quotidien en croquant toutes sortes de personnages. Mais parfois, la réalité le rattrape et il se fait enquiquiner par une bande de vauriens qui sème la pagaille dans les quartiers de la cité….




Alors qu’il est en train de dessiner, les caïds de la rue débarquent. Après s’être fait arracher les pages de son carnet, Ash est enfermé dans le téléphérique qui mène au phare et n’a d’autre choix que d’attendre d’être arrivé à destination. Sur place, il s’approche du bâtiment et découvre, stupéfait, que l’une des pages de son carnet l’a suivi ! En longeant le chemin que lui indique celle-ci, le gamin se retrouve nez-à-nez face à l’un de ses personnages : Luna ! Désormais « armé » d’un pinceau magique, le garçon au bonnet va devoir tout faire pour redonner des couleurs à la ville et éradiquer la matière violacée qui se dépose sur les artères et les bâtiments.



Le roi du pinceau

Développé par les auteurs d’Entwined, Concrete Genie repose sur une idée plutôt ingénieuse qui consiste à peindre les murs pour interagir avec les créatures issues de l’esprit du héros. Ces génies indiquent au joueur ce qu’ils désirent (des tulipes, des arbres, le soleil, des pommes…) et il suffit de choisir le dessin adéquat dans le menu pour qu’ils exécutent différentes tâches, comme par exemple, soulever une bâche d’un chariot ou allumer un générateur. À cela vient se greffer des séquences de plate-formes dans un univers en 3D temps réel avec une vue à la troisième personne. Le protagoniste peut ainsi faire de la grimpette pour atteindre les toits, s’aider de tyrolienne, etc. Et bien évidemment, toutes ces actions s’inscrivent dans un objectif.



Et la lumière fût

Pour redonner du baume à la ville et supprimer les tâches de pollution, Ash doit allumer toutes les lumières postées sur les bâtiments grâce à la Superpeinture. Et pour en obtenir, il doit bien sûr passer des obstacles et résoudre différentes énigmes – grâce aux génies des murs – mais aussi échapper à la bande de vauriens qui a toujours le chic pour être au mauvais endroit, au mauvais moment. Heureusement, sa course et ses aptitudes d’escaladeur sont bien suffisantes pour se dépêtrer des garnements en culotte courte. Concrete Genie est donc plein de ressources mais aussi d’idées. Chaque génie dispose ainsi de sa spécialité : le rouge va enflammer les objets, le jaune va les électrifier, le bleu joue avec le vent, etc. Il est aussi fort appréciable que l’ambiance et les voix soient très réussies. On s’amuse à se planquer derrière une poubelle (notre destination si on se fait attraper) pour espionner la bande. La réalisation est de qualité et on sent que les développeurs ont fait en sorte de donner une vraie identité à leur jeu, que ce soit dans les animations, la direction artistique, le character design, les effets… Malheureusement, il y a quelque chose qui cloche…



Trop dirigiste

Sur les cinq/six heures que compte l’aventure, on ne retient que peu de moments marquants. L’action, si elle est originale, peine à se renouveler et le titre, dans sa globalité, ne va pas au bout de ses intentions. On tourne un peu en rond par endroits, les génies ne sont pas des entités très futées et certaines phases traînent en longueur pour pas grand-chose. Cela reste un titre agréable à parcourir mais le potentiel n’a pas été exploité totalement et réclame une suite. On espère qu’elle arrivera car l’univers, singulier, et les personnages méritent, à l’image du concept, de rester dans la lumière. On passera en revanche très rapidement sur le mode VR. Activable à la seule condition d’avoir le casque bien évidemment mais aussi deux PS Move, il ne s’agit que de suivre les indications de ce bon vieux Splotch (un génie rigolo) pour faire apparaître, dans un décor en 3D, divers éléments. C’est mignon, poétique mais aussi, malheureusement, anecdotique.



Verdict du rédacteur : CORRECT

Concrete Genie n’est pas un mauvais bougre. Il dispose d’un concept et d’une patte artistique vraiment intéressants mais il lui manque un peu de magie et de variété pour se hisser parmi les plus grands. Le titre mériterait à être plus varié et on sent que le potentiel n’a pas été totalement exploité. C’est dommage car il y a d’excellentes ides et la réalisation a tous les atouts pour charmer les plus exigeants. Il ne reste donc qu’à espérer qu’une suite, plus poussée, verra le jour car l’univers et les personnages le méritent.

Points forts : 
  • L’univers, l’ambiance, les voix
  • Le concept des génies et du dessin
  • Le mélange des genres

Points faibles :
  • Mode PS VR poétique mais sans grand intérêt
  • Une progression trop dirigiste
  • Trop court

Éditeur : Sony – Développeur : Pixelopus – Genre : Action/Aventure – Date de sortie : 9 octobre 2019 – Plate-formes : PlayStation 4

31 oct. 2019

Luigi's Mansion 3 : Vert de peur

Née à l’aube du XXIème siècle, la série Luigi’s Mansion ne possède à ce jour que deux représentants. Le troisième laron, que l’on accueille en 2019, doit donc poursuivre une licence débutée il y a quasiment vingt ans et ce n’est jamais évident de perpétuer une tradition. Tradition qui se traduit par de l’humour en pagaille, des idées par dizaines et une ambiance totalement maîtrisée. On comprend dès lors pourquoi la franchise ne s’est jamais étalée, dans la mesure où chaque épisode est le fruit de plusieurs longues années de réflexion et de travail. Et croyez-nous, avec Luigi’s Mansion 3, la Nintendo Touch est respectée. Un chef d’œuvre dans son genre.



Il suffit d’allumer le jeu pour faire face à une première surprise. L’atmosphère lugubre et pénétrante de Luigi’s Mansion sur Gamecube a disparu au profit d’un écran-titre beaucoup plus coloré : un hôtel flamboyant se dresse ainsi au beau milieu d’une vallée montagneuse. À quelques encablures de là, un bus, conduit par Toad, fonce sur la petite route de campagne, en direction du bâtiment majestueux. Alors que tout le monde est chahuté par la conduite un peu nerveuse de Toad, Luigi – en compagnie de son fidèle Ectochien (apparue dans Luigi’s Mansion 2 sur 3DS) – jette un coup d’œil à son invitation. En réalité, lui et ses amis sont conviés au Repos Éternel, un superbe endroit pour passer leurs vacances. À leur arrivée, tout est beau, coloré et resplendissant de mille feux. Mais bien évidemment… cela ne dure pas.
 


Une nuit en enfer

Alors que Luigi et ses compagnons rejoingnent leur chambre, le petit père à la salopette verte commencent à fouiller dans les étagères, armoires et placards de l’hôtel. En deux sursauts, ils découvrent ainsi que la propriétaire des lieux est du genre farceuse. Puis vient la nuit… Alors qu’il est profondément endormi, Luigi est réveillé en sursaut par le cri de Peach qui déchire le calme nocturne. S’armant de sa lampe de poche, ou plutôt de son Ectoblast, il découvre un endroit qui est bien différent. Les ballons colorés ont laissé la place à des visages caoutchouteux beaucoup plus menaçants, les dispositifs humoristiques sont bien plus horifiques, les statues à l’extérieur sont désormais des gargouilles qui semblent prêtes à bondir sur leur proie, des crânes et autres squelettes font partie du décor… Le Repos Éternel est bien plus angoissant ! C’est pourtant dans cet environnement sordide que le héros, toujours armé de sa lumière flasheuse, décide de s’aventurer. Et quelle aventure !



Une avalanche d’idées

Alors qu’il passe le seuil de sa porte, Luigi découvre un hôtel totalement transformé, lugubre et en proie à des bruits inquiétants et des phénomènes étranges. L’exploration peut commencer ! Luigi’s Mansion 3, pour son hôte comme pour le joueur, mise sur le plaisir de la découverte par la progression. Tout se fait de manière naturelle : le joueur explore les lieux, interagit avec son environnement, tente diverses expériences…et est constamment surpris. Luigi’s Mansion 3 est une ôde aux bonnes idées, aux trouvailles ingénieuses et aux détails. Aux lieux communs (chambres, garage, buanderie, salle de bain…) vont se succéder des décors beaucoup inspirants et inspirés. Même si l’intrigue, comme pour tout les Luigi’s Mansion, se résume à ce seul et unique bâtiment, il est suffisamment vaste et riche pour que la progression soit constamment renouvellée. Et cela passe, bien évidemment, par un gameplay optimisé.



On retrouve toutes les mécaniques de la série. Pour capturer les fantômes, Luigi flashe les esprits pour les « matérialiser » et les attrape ensuite avec son espèce d’aspirateur. Pour y parvenir, le joueur doit positionner le stick droit dans la direction inverse de celle prise par le spectre. Le système est toujours aussi efficace et on s’amuse à engloutir toutes ces entités. Mais cette feature, qui était la principale dans les précédents épisodes, n’est qu’une facette de l’incroyable polyvalence de l’Electoblast. Désormais, Luigi peut également déclencher un lance-ventouse, ce qui lui permet d’agripper les éléments du décor pour les détruire en les envoyant valser. Ce mouvement, qui fait penser à Obélix comme il attrape un romain ou à Astérix dans les 12 travaux lors du combat de judo, permet ainsi au héros de faire valdinguer les meubles mais aussi les fantômes. Une fois attrapé, l’avatar peut ainsi fracasser le spectre au sol pour lui faire perdre son énergie beaucoup plus rapidement. Très pratique, ce mouvement, comme le lance-ventouse, seront la clé de nombreuses énigmes.



Mais l’innovation la plus probante réside dans le Gluigi. Derrière ce nom étrange se cache un double gélatineux que Luigi peut faire intervenir à tout moment. L’intérêt de ce personnage -outre son affiliation au multijoueur (on y revient plus loin) – est qu’il peut coopérer avec Luigi de différentes façons. Outre le déclenchement de mécanismes, il participe pleinement à l’aventure grâce à son enveloppe gélatiforme. Il peut ainsi passer à travers les grilles ou encore les bouches d’aération et rejoindre des zones inaccessibles pour Luigi. Il est également capable de sortir son lance-ventouse ou de capturer des fantômes. S’il apparaît comme le compagnon idéal, Gluigi a toutefois une faille et pas n’importe laquelle : il ne supporte pas l’eau et fond instantanément au contact d’éléments liquides. Et bien sûr, l’équipe de développement s’est fait un malin plaisir à intégrer cette mécanique dans les énigmes. Lorsqu’on prend tous ces éléments et les différents features liées à la capture de fantômes (certains se protègent avec des lunettes, d’autres sont vulnérables de dos, etc.), inutile de vous indiquer que Luigi’s Mansion 3 est d’une richesse stupéfiante. Et ce n’est pas terminé…



L’hôtel des mille et une porte

Dans ses énigmes, le jeu de Nintendo surprend à plusieurs reprises. Pour récupérer les différentes pièces de l’ascenseur qui va lui permettre d’explorer le bâtiment de fond en comble, Luigi va passer par tous les états. Il va ainsi se frotter à un squelette de T-Rex, se grimer en acteur, poursuivre le spectre d’un matou chapardeur, assister à un concert de musique classique ou encore visiter un centre commercial. Luigi’s Mansion 3 est une découverte constante qui parvient, par une foule de petites idées, à nous scotcher. Et cette richesse se traduit dans la variété des lieux visités. Car si les premiers pas se déroulent dans des endroits assez conventionnels (un hôtel quoi), la suite de l’aventure réserve bien plus de surprises : studio de cinéma, salle de concert, centre commercial, décor de château fort, jardin, tuyauterie… C’est tout simplement bluffant ! C’est comme si la « pensée latérale des technologies désuettes », inhérente à Nintendo, avait été transposée dans ce titre ! Il n’y a rien de révolutionnaire dans l’approche mais les idées sont si géniales et ingénieuses qu’on est sous le charme du début à la fin. Et que dire de la réalisation ?



Un bonheur visuel

Nianiania, la Switch, c’est pas puissant ! Nianiania, la Switch, c’est des jeux de seconde zone ! Les pauvres, ils ne savent pas ce qu’ils ratent. Luigi’s Mansion 3 est une véritable baffe visuelle. Techniquement, le titre est dans l’esprit des productions Nintendo avec une approche très cartoon et ce n’est pas là qu’il tire son épingle du jeu. En revanche, sur le plan artistique, c’est juste exceptionnel ! Les animations, d’une richesse incroyable, sont à tomber par terre. C’est simple, c’est un vrai dessin animé ! Luigi a des mimiques extraordinaires, les mouvements sont ultra fluides et l’œil est constamment attiré par mille et un détails. On se marre devant la frousse légendaire du personnage et on en redemande ! Le compliment vaut également pour les différents environnements qui sont à la fois superbes et portés par un level design fabuleux. Allez stop, vous l’aurez compris, c’est une claque. Vous en voulez encore ?



Un multi désopilant

On a beau déjà être dythirambique au sujet de Luigi’s Mansion 3, le titre va encore plus loin puisqu’il propose plusieurs modes pour s’amuser à plusieurs. Ainsi, le mode coopération permet à deux joueurs de découvrir l’aventure (l’un contrôle Luigi, l’autre Gluigi). Si l’interactivité n’est pas aussi poussée pour Gluigi, on est tout de même loin de la simili-coop de certains jeux Nintendo. En complément de ce mode viennent s’ajouter deux friandises. La Tour Hantée permet de se réunir jusqu’à huit pour nettoyer les étages d’un manoir infesté de spectres. Les jeux de l’étrange, quant à eux, regroupent différentes épreuves aux règles distinctes. Tombes à la pelle consiste à attraper des fantômes pour augmenter son capital points. Bien évidemment, celui qui remporte la partie est celui qui a le plus de points. Le truc, c’est que certaines fantômes rapportent plus de points que d’autres, il faut donc jouer stratégiquement. Dans Grands canons, le joueur prend le contrôle d’un canon et doit détruire des cibles. La particularité, c’est qu’on peut piqer les boulets de canon aux autres joueurs ! Pour terminer Bassin miné mise sur la récolte de pièces. On se déplace à bord d’une bouée mais il faut faire attention aux mines pour ne pas perdre ses précieux deniers. Vous l’aurez compris, que ce soit en solo ou en multi, Luigi’s Mansion 3 est une assurance de plaisir garanti !



Verdict du rédacteur : FANTASTIQUE

On pouvait s’attendre à un héritier digne de ce nom et nous avons été totalement conquis. Luigi’s Mansion 3 est une perle que tous les possesseurs de Switch se doivent se posséder. Plus que la réalisation exemplaire, c’est la somme des idées et des situations qui subjugue. Dans les détails et dans les évènements, le jeu de Nintendo scotche au fauteuil, fait rire et plonge le chasseur de fantôme dans une ambiance cartoon et lugubre du plus bel effet. Vous avez une Switch ? Foncez, c’est sans doute LE jeu de l’année sur le support.

Points forts :

Réalisation somptueuse

L’ambiance cartoon

Le clin d’œil au Virtual Boy

Les situations sans cesse renouvellées

Les idées toutes plus démentes les unes que les autres

Un hôtel d’une richesse abyssale

Les différents défis

Le multi, riche et futé
Points faibles :

Alors là…

Éditeur : Nintendo – Développeur : Nintendo – Genre : Action/Aventure – Date de sortie : 31 octobre 2019 – Plate-forme : Nintendo Switch

22 oct. 2019

Ghostbusters Remastered : Le minimum spectral

Dans l’histoire du cinéma, les classiques traversent les générations sans perdre de leur superbe. Dans les incontournables du septième art, la franchise Ghostbusters se place en bonne position. Personne n’a oublié les aventures spectrales de Peter, Ray et Egon et c’est donc avec une certaine curiosité que les joueurs ont accueilli, il y a maintenant une dizaine d’années, un titre reprenant tout l’univers de la licence. Sans avoir marqué profondément les esprits, cette œuvre destinée aux fans était plutôt sympathique. Et c’est justement celle-ci que l’on retrouve aujourd’hui. Revue, corrigée et optimisée, cette petite Madeleine de Proust débarque à point nommé pour fêter les 35 ans du premier long-métrage. Et surtout, il permet de rendre une nouvelle fois hommage au regretté Harold Ramis.



Dans le rôle d’une recrue, vous épaulez le trio des Ghosbusters pour venir à bout des fantômes qui mettent la ville de New York dans tous ses états. Le jeu est agrémenté de dialogues en temps réel, souvent très drôles, campés par les acteurs historiques. Et il faudra se contenter des sous-titres en français car ce remastered ne dispose pas des voix françaises – à l’inverse de l’original. La trame prend place avant les évènements du second film et se focalise sur une invasion de spectres dans le centre de Manhattan. Il va donc falloir arpenter les rues de la ville, une bibliothèque ou encore un hôtel pour stopper les agissements des « hanteurs » (© Obélix dans les 12 travaux d’Astérix).



UN VRAI GHOSTBUSTERS

D’emblée, vous pouvez oublier le dernier épisode paru sur consoles et PC. Ce Ghostbusters 2009, s’il ne réinvente pas le genre, est probablement ce qui se fait de mieux pour les fans. Les blagues sont omniprésentes, on retrouve les musiques d’Elmer Bernstein ainsi que le thème emblématique de la licence et certaines séquences – comme avec Bibendum Chamallow – valent vraiment le coup d’œil. Du côté du gameplay, le titre reste accessible mais demande un petit temps d’adaptation. Ainsi, pour capturer les fantômes, il faut d’abord fatiguer le spectre, l’écraser sur le sol pour l’assommer et ensuite l’emprisonner dans un piège portable. Pour éviter que la prise s’échappe, le jeu reprend un peu le modèle de Luigi’s Mansion, à savoir qu’il faut bouger le stick dans la direction inverse choisie par l’esprit. Évidemment, Ghostbusters oblige, le titre offre plusieurs variantes de tirs et différents gadgets comme le psychotensionmètre qui repère les fantômes planqués dans l’environnement. L’ensemble est plutôt cohérent mais souffre de son âge. Le level design est construit sous la forme de couloirs plus ou moins vastes et la progression est des plus linéaires.



UN REMASTER, ÇA ?

C’est un peu la question que l’on se pose en découvrant le jeu. Car, en réalité, à part l’animation plus fluide et les graphismes légèrement améliorés (comprenez par-là plus fins), ce Ghostbusters se voit amputer de son mode multijoueur et ne propose strictement aucun bonus supplémentaire par rapport au soft de 2009. On a donc une aventure plus agréable à l’œil, plus stable mais qui aurait mérité des animations entièrement retravaillées et surtout un contenu digne de ce nom. Là, ce n’est pas le cas.



VERDICT : MOYEN

Brossant le fan dans le sens du poil, Ghostbusters Remastered aurait mérité un meilleur traitement. Le jeu, optimisé et amélioré, est toujours agréable et on prend du plaisir à parcourir Manhattan mais ce remaster n’apporte quasiment rien à l’original, si ce n’est des graphismes améliorés et une plus grande fluidité. Pour le reste, les développeurs ont carrément sucré le mode multi, les voix françaises et n’ont ajouté aucun bonus. Il semblerait qu’un mode multijoueur soit prévu dans les semaines à venir mais pour l’heure, Ghostbusters Remastered est un titre bien trop moyen pour convenir à tout le monde. Les fans craqueront sûrement (et ils auront raison) mais on aurait aimé bien plus de contenu.

Points forts :

L’ambiance, les musiques

Le gameplay sympathique

Les voix des acteurs originaux

Points faibles :

Remaster très paresseux

Plus de voix françaises

Plus de multijoueur

Aucun bonus inédit

Éditeur : Mad Dog Games – Développeur : Saber Interactive – Genre : Action/Aventure – Date de sortie : 4 octobre 2019 – Plate-formes : PS4, PC, Xbox One, Switch