6 févr. 2018

L'Histoire de Donkey Kong

Mon premier ouvrage en solo arrive en mai prochain. Une belle aventure qui, j'espère, comblera toutes celles et ceux qui veulent découvrir les coulisses du célèbre personnage de Nintendo. Du Japon à l'Angleterre en passant par les États-Unis, la carrière du gorille est émaillée d'expériences uniques.


Communiqué de presse : 

1981. Alors qu’une petite boule jaune du nom de Pac-Man défraye la chronique dans les salles d’arcade, un drôle de primate à l’allure nonchalante se prépare à taper du poing. Du haut de ses 1 mètre 75 et 250 kg, le gros bras kidnappeur de jolie femme et dévoreur de banane a pourtant plus du vaurien que du démiurge. Cependant, le gorille s’apprête à donner son nom à l’une des pierres angulaires du jeu vidéo : Donkey Kong. Véritable succès critique et commercial, le singe permet de sauver la filiale nationale de Nintendo et d’imposer, sans le savoir, l’une plus grandes figures en devenir du paysage vidéoludique.

S'il s’érige au départ comme ennemi de Mario, qui lui volera la vedette pour devenir LE héros de Nintendo, le gorille n'a pas dit son dernier mot et reviendra de manière fracassante en 1994. En mettant à genou l'industrie du jeu vidéo devant la prouesse technique et les qualités ludiques de Donkey Kong Country, la série affiche son identité propre, ses codes, son design, son humour.

Approchant de ses 40 ans de carrière, Donkey Kong se dresse aujourd’hui comme un personnage cosmopolite. Créé par des japonais, sublimé par des anglais et modernisé par des américains, il jouit d’une histoire à la richesse insoupçonnée. De la trilogie Donkey Kong Country en passant par Jungle Beat, Returns ou encore Tropical Freeze, Pix’n Love et l’auteur Régis Monterrin vous ouvrent, pour la première fois, les portes de cette série légendaire sur fond d’anecdotes insolites et nombreux entretiens exclusifs.

1 févr. 2018

Teasing...

L'annonce se rapproche...


22 déc. 2017

Assassin’s Creed Origins : l’Égypte et sa nouvelle merveille

Soucieux de relancer l’intérêt de la licence Assassin’s Creed, Ubisoft a décidé de briser le rythme des sorties annuelles pour prendre du recul et revenir avec un épisode innovant et digne des avancées technologiques actuelles. Pour nous immerger dans une Égypte antique plus authentique que jamais, les développeurs se sont entourés d’égyptologues et ont pris plus de trois ans à mettre sur pied cette superproduction. Réalisé pour les 10 ans de la franchise, cet épisode ramène aux prémices de la confrérie des assassins et nous fait vivre une aventure inoubliable, entre moments épiques et personnages historiques. Pas de doute, Cléopâtre a un sacré nez !


Après quelques heures d’une marche interminable, Bayek arrive sur les terres d’Alexandrie. Surplombant la ville, il reste de longues minutes à contempler la cité située à l’ouest du Delta du Nil. Majestueuse, mystérieuse, la capitale de l’Égypte antique se dresse devant le joueur et sidère par sa reproduction. Les équipes d’Ubisoft ont mis un point d’orgue à mesurer chacune de leurs décisions. Le héros, tout d’abord, est originaire de Siwa, une oasis située à la frontière libyenne. Désireux de marquer la complexité culturelle et la diversité ethnique du pays à cette période, le staff a opté pour un protagoniste noir afin d’éviter les clichés et le syndrome « acteurs blancs peinturlurés » des films historiques. Au fil de l’histoire, le joueur va ainsi découvrir les difficultés d’intégration mais aussi croiser des personnages emblématiques, tels que Jules César ou la divine (et très libérée) Cléopâtre. Avec un tel socle, on pouvait s’y attendre, Ubi n’a pas lésiné sur les moyens et offre un jeu d’une richesse stupéfiante.

Approche moderne

L’histoire de ce nouvel opus débute en 49 avant Jésus-Christ. Alors que l’Empire Romain se rapproche inexorablement, la grande Égypte vit ses dernières heures après plus de 3 000 ans de domination. Le héros, comme dans n’importe quel jeu de la franchise, va ainsi gravir les échelons en supprimant des ennemis de haut rang. Mais à l’inverse des précédents épisodes, Origins se veut bien plus proche d’un Witcher 3 que les Unity et autres Syndicate. À l’image du sorceleur ou de Link dans Breath of the Wild, le jeu propose une carte gigantesque, composée de différentes régions, qu’il va falloir arpenter en exécutant quantité de quêtes. Comme pour n’importe quel jeu du genre, vous aurez ainsi à effectuer des missions pour faire progresser l’histoire mais aussi suivre des objectifs secondaires visant à améliorer les capacités et l’équipement de votre héros. Si la plupart de ces défis annexes n’ont rien d’originaux (libérer un camp ennemi en tuant le capitaine, porter secours à des habitants, récupérer des trésors enfouis sous l’eau, chasser des animaux…), certaines s’imbriquent intelligemment à la trame principale et viennent étoffer l’univers du jeu. Vous aurez aussi à contrôler Senu, l’aigle de Bayek, afin de survoler des zones précises et débusquer des cibles. Le compagnon ailé de l’assassin a une véritable importance dans l’aventure mais on vous laisse la découvrir par vous-mêmes.

Égypte numérique

Assassin’s Creed Origins est une véritable performance visuelle et sonore. L’Égypte que vous allez visiter est absolument énorme et s’étend sur des kilomètres à la ronde, entre villages, dunes, pyramides, montagnes, canyons, temples ou encore cavités souterraines. Façonné en collaboration avec de véritables historiens, le monde imaginé par les équipes d’Ubisoft s’avère très fidèle à ce qu’était la terre du Sphinx à cette époque. À la fois colorée et luxuriante, la région était d’une beauté sans pareille. Les pyramides à la teinte blanche répondent à l’immensité d’Alexandrie et de son célèbre phare, reproduit le plus fidèlement possible grâce aux documentations. Il est aussi amusant de découvrir comment les personnages historiques, Cléopâtre et Jules César en tête, ont été traités. Là encore, selon les spécialistes, la Reine d’Égypte – bien loin de l’image qu’elle dévoile dans l’album d’Astérix – usait de ses charmes auprès des hommes et organisait des nuits de débauche avec ses fidèles. C’est en tout cas ce qui ressort lorsqu’on se penche sur les manuscrits romains la décrivant. À l’inverse, elle est décrite par son peuple comme une femme forte, politique, parfois cruelle et surtout comme une dirigeante. Il est donc fort intéressant de croiser sa route avant qu’elle n’accède au trône. Assassin’s Creed Origins est donc très fidèle à l’Histoire mais prend tout de même quelques libertés pour accentuer le côté spectaculaire du jeu. Ainsi, Cléopâtre est plus grande, la ville de Sirène possède une arène où se réunissent des gladiateurs venus du monde entier, les statues des temples sont bien plus imposantes, etc. Ceci dit, la reproduction est si impressionnante qu’un mode exclusif permettant de visiter l’Égypte Ptolémaïque sera disponible en 2018. Concrètement, le joueur pourra se déplacer sur la carte sans qu’il n’y ait aucun ennemi, ni mission, juste pour le plaisir de se rendre sur les lieux historiques afin d’en apprendre plus. On nous promet même des visites guidées virtuelles conçues par de véritables historiens. Cela promet et on a hâte de découvrir ça ! Mais si Assassin’s Creed Origins est somptueux, notamment sur Xbox One avec la résolution 4K et le HDR, on ne doit pas omettre ses autres qualités.


Évolution guerrière

Par rapport à ses prédécesseurs, Origins va plus loin dans son gameplay. Au gré de ses pérégrinations, le joueur améliore son niveau et peut donc accéder à des missions encore plus difficiles. Il est ainsi tout à fait possible de quitter votre zone de confort et d’effectuer des missions délicates avec un niveau plus faible mais c’est à vos risques et périls. C’est là qu’intervient le système de combat qui est bien plus étoffé et réaliste qu’il ne l’était auparavant. Outre la capacité de Bayek à porter plusieurs armes, le jeu propose des joutes épiques et moins téléguidées. Lorsque vous combattez un ennemi, ses potes ne restent pas à regarder bêtement mais attaquent pour aider leur camarade. De la même manière, leur intelligence artificielle couvre un terrain plus important et ils agissent de différentes façons selon la situation. Il faut donc être extrêmement prudent et jongler entre les multiples offensives pour s’en sortir. Libre à vous d’opter pour un coup rapide mais faible ou lent mais puissant. Vous aurez aussi à esquiver les armes d’ennemis imposants ou encore à parer pour contre-attaquer de plus belle. Assassin’s Creed Origins offre une large gamme d’armes (épées, arcs, masse…) et permet également d’affronter vos adversaires en restant sur votre monture, qu’il s’agisse d’un cheval, d’un chameau ou autre (on peut apprivoiser des animaux sauvages). Moins chorégraphié et plus réaliste, le gameplay du jeu d’Ubisoft a été longuement pensé et réfléchi et c’est une bonne chose.


Indispensable ?

Le jeu est d’une telle ampleur que tout n’est pas parfait. On recense quelques bugs et l’histoire, empreinte de vengeance, peine à nous emporter totalement. On peut aussi douter des séquences « modernes » qui n’apportent rien ou de certaines missions vraiment peu inspirées. Ne parlons même pas des expressions faciales (sérieux, le regard des perso est robotique) ou de la synchronisation labiale, pas vraiment au point en langue française (c’est beaucoup mieux en anglais). Mais sorti de là, Assassin’s Creed Origins est une claque absolue ! Dépaysant au possible, le jeu offre des panoramas à tomber à la renverse et jouit d’une luminosité (les effets visuels sont dingues !) stupéfiante. Il faut également souligner la qualité de la bande son, en adéquation parfaite avec la thématique égyptienne. Ses points forts sont bien supérieures à ses faiblesses et risquent de vous laisser une empreinte indélébile. Et pour celles et ceux qui sont fascinés par l’Égypte (il y en a beaucoup), le titre est tout simplement immanquable.

Conclusion du rédacteur : FANTASTIQUE

Depuis toujours, l’Égypte et ses mystères fascinent. On ne compte plus les reportages qui traitent de cette période et le jeu vidéo n’a pas échappé à cet envoûtement pour les pharaons et les pyramides. On a ainsi vu des titres comme Exhumed, Ankh, Pharaon ou encore la licence Égypte nous amener sur les traces de Ramsès II et Cléopâtre. Mais aucune des productions sorties jusqu’alors ne va aussi loin qu’Assassin’s Creed Origins. D’une fidélité bluffante avec cette époque, il nous immerge dans une aventure à la portée historique et symbolique inoubliable. Ubisoft a parfaitement réussi son pari et cette fresque d’une beauté hypnotique fera, à n’en pas douter, date. 

Points positifs :

C’est juste sublime

Un voyage touristique et historique

Combats plus intéressants

Durée de vie colossale

Map gigantesque

Direction artistique à tomber

Bande-son immersive

VF et VO efficaces

Le gap visuel sur Xbox One X

Le « Discovery Tour » à venir

Points négatifs :

Quelques bugs

Certaines quêtes peu inspirées

Le scénario peu passionnant


Éditeur : Ubisoft – Développeur : Ubisoft – Genre : Action/Aventure – Sortie : 27 octobre 2017 – Plateformes : Xbox One, PS4, PC

13 déc. 2017

Need for Speed Payback : Droit dans le ravin !

C’est un fait, la formule Need for Speed ne fait plus rêver. Et pourtant, pendant des années, cette licence était toujours attendue au tournant (ha, ha !) et laissé des souvenirs impérissables, que ce soit pour les amateurs de tuning ou les fans d’action. On se souvient notamment du grisant Need for Speed III : Hot Pursuit ou des nocturnes Need for Speed Underground. NFS, c’était pendant longtemps une institution mais la série est vraiment partie en drifts non maîtrisés et a fini par se crasher. Il y a deux ans, le Need for Speed nouvelle génération n’a pas vraiment séduit et c’est pour cette raison qu’EA a préféré mettre en sourdine, le temps d’une année, sa saga automobile. Disponible depuis novembre dernier, l’épisode Payback avait l’objectif et l’ambition de ramener cette dernière vers les sommets. Mais encore une fois, les débats font rage…

D’emblée, on peut le dire, Need for Speed Payback a été pensé pour le public américain. Attention, ce n’est pas du tout une critique. C’est juste que l’on retrouve les stéréotypes à la hollywoodienne avec les grosses bagnoles, la musique bien punchy (la bande son est très réussie) et l’exagération à la Fast and Furious. En l’état, pourquoi pas mais il faut avouer que l’ambiance peine vraiment à convaincre. C’est « too much » tout simplement et ce n’est pas la ville de Las Vegas, pourtant majestueuse et étendue qui renverse cette tendance. Et pourtant, les développeurs n’ont pas lésiné sur les moyens pour offrir de la variété. Des artères urbaines, on passe au désert, à la montagne et on tente de s’immerger dans un scénario solo qui sent bon la testostérone mais on n’y parvient malheureusement rarement. Il faut ainsi parler des doublages complètement ratés ou, au mieux, sans intérêt. Quand on voit le casting, il apparaît clairement que des indications ont été filé aux doubleurs au détriment d’un certain naturel. Et le résultat est sans appel : ça ne fonctionne pas ! C’est dommage car la carte est cool, variée et globalement bien foutue mais Need for Speed Payback échoue dans son souhait de nous surprendre.


Trop de défauts

Comme pour n’importe quel NFS moderne qui se respecte, on retrouve une map sur laquelle on peut se mouvoir en toute liberté. Au fil des escapades, il est ainsi possible de rejoindre différents challenges, de participer à des épreuves annexes, de suivre le scénario ou tout simplement de s’éclater à se faire flasher, à défier la Police ou encore à péter les nombreux panneaux planqués ça et là dans le décor. Sur le papier, il y a tout pour nous faire passer un bon moment. Mais la réalité, c’est que le jeu est indigne des standards automobile de cette année. Non pas qu’il ne soit pas beau, c’est même plutôt le contraire, il est entaché par une impression de vitesse ridicule, un level design peu inspiré (pas de hors-pistes, de grandes routes, pas suffisamment d’épingles, de virages corsés, etc.) et un pilotage arcade qui ne procure que peu de sensations. Le problème est là : c’est que l’habillage de Payback, franchement correct, est à l’opposé du feeling qu’il transmet manette en main.


Du farming trop pesant

Les défenseurs diront que les développeurs ont tenté d’innover, notamment via un système de cartes visant à améliorer les bolides, mais ça ne suffit pas pour tenir sur la longueur. Le jeu, en revanche, s’en sort vraiment pas mal lors des courses-poursuite avec la Police. L’intelligence artificielle est agressive et il faut se battre pour ne pas se faire arrêter. Malheureusement, le titre ne pérennise pas assez cette qualité et ce n’est pas l’atténuation des micro-transactions (le grand scandale du moment) qui améliore le ressenti global. C’est bien joli de créer une grande map mais il faudrait que les défis soient suffisamment intéressants pour happer le joueur. Là, on a l’impression de se taper des heures de farming fadasses et ça n’aide pas à changer notre regard sur ce NFS, surtout vu le passé prestigieux d’une telle licence. On ne parle pas d’un Paris-Marseille de Davilex mais bien d’un Need for Speed ! Testé sur Xbox One X, ce Payback est vraiment un crève-cœur car la réal’, sans atteindre des sommets, est franchement réussie et propose de très beaux plans et de chouettes modélisations. Mais vraiment, ça ne suffit pas. Surtout après une année de transition…


Conclusion du rédacteur : MOYEN


Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir. C’est un peu le ressenti global qui nous anime après avoir passé de longues heures sur ce Need for Speed Payback. Sans être une catastrophe, le jeu ne répond, à aucun moment, à nos attentes. Même en se focalisant sur son feeling arcade, le titre de Ghost Games souffre de défauts trop voyants et nombreux pour être ignorés. Les caisses manquent de coffre et de poids, les tracés sont d’une fadeur absolue et l’ambiance stéréotypée n’aident vraiment pas à s’immerger. Vivement qu’on redonne les clés d’un jeu automobile à Criterion !


Points positifs : 

 

Gameplay accessible

Pilotage tout en drift

Une carte vaste et variée

Modélisations réussies

Plutôt joli visuellement

De beaux plans

Bande son ultra variée

Points négatifs :

 

Scénario et doublages ratés

Feeling arcade d’une grande platitude

Quelques imperfections visuelles

Trop de stéréotypes

Ambiance « too mush »

Trop de farming

Les tracés balisés et sans inspiration

Un NFS sans impression de vitesse, sans déc’ ?


Éditeur : Electronic Arts – Développeur : Ghost Games – Genre : Course – Sortie : 10 novembre 2017 – Plateformes : PS4, Xbox One, PC