13 nov. 2017

Super Lucky’s Tale : Y a pas que Fox McCloud dans la vie !


Dans le giron de Microsoft, on ne peut pas dire que les jeux familiaux soient légion. Certes, de génération en génération, on a pu découvrir quelques titres égarés de temps à autre mais cette cible est plutôt l’apanage de Nintendo (qui ne fait pas que ça, entendons-nous bien). Aussi, lorsque le géant américain a annoncé Super Lucky’s Tale lors de la dernière conférence E3, votre serviteur – et père de famille – a vu cette arrivée d’un très bon œil. Un petit renard, le feeling des années 90, une réalisation super mignonne et colorée, il n’en fallait pas plus pour éveiller la curiosité. Surtout que cette production est accompagnée d’une vraie envie, de la part de Microsoft, d’ouvrir sa ludothèque au plus grand nombre avec les rééditions de Disney Adventures et Rush : Une Aventure Disney Pixar. Et la firme de Redmond ne s’est pas fait prier en annonçant toutes ces sucreries pour le lancement de sa Xbox One X. Cela tombe bien, c’est justement sur cette bécane que nous avons réalisé ce test.

Bien qu’il soit inconnu au bataillon, le renardeau de cette aventure n’est pas un protagoniste inédit. On a déjà pu l’incarner dans Lucky’s Tale, un titre en réalité virtuelle paru sur Oculus Rift et Samsung Gear VR. À l’époque, le jeu de plateforme avait fait son effet sans qu’il parvienne à s’imposer dans les esprits. Les développeurs indépendants de Playful ont alors pris la décision de concevoir une suite plus traditionnelle et entièrement jouable à la manette. Tournant comme un charme sur Xbox One et Xbox One S, il profite, pour son passage sur One X, d’un patch 4K et du fameux HDR. Proposé à un petit tarif, Super Lucky’s Tale n’a pas la prétention de venir se frotter aux blockbusters de la machine mais se grime comme un bon divertissement pour les plus jeunes et leurs parents. Mais voyons de quoi il en retourne…

Super Lucky’s Strike

Clairement destiné aux enfants, le scénario fait dans les bons sentiments. Après une longue expédition, la sœur de Lucky a mis la main sur le Livre des Âges, un bouquin ouvrant des frontières entre différents mondes et capable de réécrire l’histoire. Mais comme tout exploratrice qui se respecte, la demoiselle s’est confrontée à d’autres prétendants et notamment la bande des Mistigris, des criminels aux pattes de velours. Pour sauver sa sœurette, Lucky s’est fait aspiré avec les affreux dans le livre et doit désormais tout faire pour les arrêter, avant qu’ils ne prennent le contrôle de ce pouvoir hors-normes. Il va donc falloir défier cette famille de matous et mettre un terme aux agissements du grand boss Jinx. Avec sa bouille de jeune premier, Lucky semble bien démuni face à de tels adversaires mais c’est sans compter sur sa malice. Après tout, on dit bien « rusé comme un renard ».
Construit sur le modèle des jeux de plateforme à l’ancienne, Super Lucky’s Tale est un jeu très linéaire, basé sur des thèmes graphiques non dénués de charme. Comme c’est bien souvent le cas dans ce type de production, on retrouve le principe des artefacts qui permettent de débloquer des portails menant à des niveaux inédits. En l’occurrence, le canidé va devoir mettre la main sur des trèfles pour ouvrir, un à un, les différents niveaux. Au sein de ces stages, la progression est dynamisée par l’obtention de pièces, la découverte des cinq lettres formant le mot L.U.C.K.Y ou encore la possibilité d’effectuer des petites quêtes annexes. C’est donc extrêmement classique mais au moins c’est facilement compréhensible pour nos chères têtes blondes. Le challenge n’est pas bien élevé mais la recherche de tous les items permettra aux joueurs plus chevronnés de s’amuser à explorer les différents lieux.

Patte de renard

Côté gameplay, c’est là encore les grands poncifs qui sont repris. Outre le saut qui permet d’éliminer les ennemis, le héros peut se déplacer sous terre, effectuer un double saut, faire un piqué vers le sol, etc. Les commandes sont accessibles et on ne tarde pas à enchaîner les niveaux. En revanche, il faut signaler la présence d’une inertie un peu trop prononcée et d’un manque de précision dans les mouvements. Les chutes incontrôlées ne sont malheureusement pas rares, que ce soit dans les niveaux en 3D ou ceux en 2D (car oui, ils y a des passages en 2D avec une vue de profil). C’est donc plutôt honorable même s’il faut vraiment prendre le coup. Au-delà de ces phases d’action, Super Lucky’s Tale propose des séquences de réflexion avec des statues à pousser sur des dalles précises. L’esprit familial est parfaitement respecté et c’est bien le principal.

Et justement, en parlant d’esprit familial, les graphismes sauront à même de charmer toute la smala. Dotés de différentes thématiques, ils sont très colorés et leur feeling cartoon sied à merveille à l’univers du jeu. On aurait vraiment aimé que le titre aille au-delà des 4 décors traversés mais l’aventure se rattrape par son ambiance, ses personnages amusants et ses musiques vraiment réussies. Un dernier mot enfin sur les bruitages qui s’accordent parfaitement à l’atmosphère mimi.

Conclusion du rédacteur : BON

Pour une trentaine d’euros, la Xbox One (quelle que soit la version de la console que vous possédez) propose un jeu de plateforme vraiment craquant et reposant. Même s’il n’est pas parfait (un peu court, maniabilité pas optimale), il n’en demeure pas moins charmant et offre un bon divertissement pour petits et grands. Lucky est un héros trop mignon et l’option « Xbox Play Anywhere » vous permet d’en profiter également sur PC si vous avez acheté la version dématérialisée. Même si ce n’est pas avec ce titre que la Xbox One X montrera ce qu’elle a dans le ventre, il faut souligner la qualité du patch 4K HDR qui donne encore plus de finesse et de contraste à l’ensemble.

Points positifs :

C’est mimi comme tout

C’est beau (encore plus sur One X)

Niveaux variés

Les musiques dans l’esprit cartoon

Certains artefacts bien cachés

Xbox Play Anywhere

Points négatifs :

Assez court

Sauts imprécis

Pas assez d’environnements

Chargements un peu longs

Quelques ralentissements

Éditeur : Microsoft – Développeur : Playful – Genre : Plateforme – Sortie : 7 novembre 2017 – Plateformes : XBOX ONE, PC

27 oct. 2017

Forza Motorsport 7 : Mécanique de prestige

À l’image des simulations de football, la cuvée annuelle des Forza est désormais un grand classique. La seule différence réside dans l’alternance entre la saga Horizon, prônant l’arcade en monde ouvert, et la série Motorsport, plus focalisée sur la conduite sur circuits. Fer de lance de la Xbox One X, ce septième épisode est placé sous le signe de la maturité. Contenu dantesque, réalisation d’enfer, mode solo immersif, bande-son entraînante, Forza Motorsport 7 sait appâter les pilotes et devrait terminer, sans trop de soucis, sur le podium des meilleures jeux de caisse de 2017. Cette critique, réalisée sur Xbox One S, sera mise à jour dès le 7 novembre, dès que le « monstre » de Microsoft sera dans nos mimines.

Comme on pouvait s’y attendre, les développeurs n’ont pas bouleversé l’interface du jeu. On retrouve ainsi rapidement ses marques grâce aux tuiles à la Windows 10. Accueil, solo, multijoueur, voitures, progression… Forza 7 est organisé sous la forme d’onglets qui donnent accès à différents modes et options. Première bonne surprise, le solo est beaucoup moins redondant qu’auparavant. Il donne en effet accès à six championnats eux-mêmes dispatchés en multiples épreuves et défis. De cette manière, on peut accéder à des bolides prestigieux sans passer des heures à se taper des courses au volant de yaourts poussifs. C’est aussi une bonne option pour varier les plaisirs grâce à des thématiques diverses : défis GT, courses de camions, bolides d’autrefois… Le tout fonctionne par un système de points (les SP) et on peut véritablement se faire plaisir sans avoir à réaliser l’ensemble des épreuves. En clair, il y en a pour tous les goûts et il vous faudra un bon petit moment pour boucler ce solo. À noter que celui-ci est agrémenté de rassemblements qui vous invitent à participer à différents défis (duel, slalom, course contre modèles d’antan, etc.), dont certains sont inspirés de la fameuse émission Top Gear. Vous aurez également à affronter le pilote professionnel Ken Block sur le circuit de Laguna Seca.

Un garage de milliardaire

Forza n’a jamais été avare en bagnoles et cet épisode est là pour le prouver. Comme on pouvait s’y attendre, le studio Turn 10 n’a pas fait les choses à moitié. Ce sont ainsi plus de 700 bolides qui ont été modélisés avec précision, auxquels il faut désormais ajouter un niveau de collection. En complément du niveau de pilote, celui-ci a pour but de marquer votre soif de collectionnite et s’appuie sur un véritable catalogue de bolides plus ou moins prestigieux. Cette manière de procéder est vraiment géniale dans le sens où l’accumulation de voitures prend tout son sens. Ce n’est pas des carcasses que l’on empile sans trop d’intérêt, puisque la diversité de votre garage vous permettra d’accéder à l’ensemble des catégories de championnats. Et bien évidemment, pour obtenir les cylindrées les plus prestigieuses, il va falloir à la fois démontrer vos talents de pilote… et ensuite casquer de façon généreuse ! Et pour cause, les prix semblent avoir été revus à la hausse par rapport à Forza 6, foutu mondialisme !

Simulation grand public

Sans surprise, Forza 7 reste un titre très accessible. Même s’il est possible de désactiver les aides pour avoir un semblant de simulation, le niveau d’exigence est à des années-lumière d’un Assetto Corsa ou même d’un Project Cars 2. Cela n’empêche pas le jeu de Microsoft d’être fantastique à piloter, que ce soit au volant ou à la manette. Les sensations de vitesse sont excellentes (désormais, la caméra vibre pour une immersion encore plus prononcée), on ressent chaque accélération, changement de rapport et perte d’adhérence. Si tous les bolides ne se conduisent pas de la même manière, il suffit de quelques tours de piste pour s’habituer au comportement de la voiture. Forza 7 n’est jamais frustrant et donne toutes les aides nécessaires pour que tout le monde, quelque soit son niveau, puisse s’amuser. Par rapport à sa grande sœur, cette suite se veut encore plus cohérente et plus précise. Sur piste, ces évolutions sont palpables dès les premières collisions, accélérations ou freinages. Comme le jeu profite de son fameux système Drivatar, on a véritablement l’impression d’y être grâce à des adversaires qui ne font pas n’importe quoi et qui tentent toujours de trouver la solution juste pour vous dépasser.

Une belle claque

Face à un Gran Turismo Sport très beau mais plus sobre, le protégé de Turn 10 fait office de feu d’artifice. Ultra coloré, il affiche des graphismes sublimes et tourne comme un charme sur Xbox One S. Certains regretteront probablement certains décors scintillants mais on oublie rapidement ces défauts visuels en pleine course. Comme on pouvait s’y attendre, les modélisations sont incroyables et la qualité des circuits (remplis d’animations en tout genre : hélico, avions, flash des appareils photo…) forcent le respect. Ce septième volet signe également l’arrivée de la météo dynamique, avec le vent, la pluie et même le gros orage menaçant. Les teintes employées sont véritablement sublimes et on ne saura que trop vous conseiller de profiter du jeu sur un écran HDR en 4K. On en prend vraiment plein les yeux, même si les plus grincheux seront déçus par le faible nombre de circuits ouverts face aux pistes plus classiques. On aimerait vraiment à l’avenir une multitude de course comme Rio de Janeiro, Prague ou encore les Alpes Bernoises. Mais vous vous en doutez, vu la réalisation, c’est du chipotage…


Année après année, la formule Forza s’améliore et profite de concepts excellents (outre le Drivatar, le joueur a accès à tout un système de récompenses avec des mods à activer pour gagner de l’EXP et des crédits). D’une richesse difficilement égalable, il n’est toutefois pas parfait. Si la météo dynamique est superbement réalisée, elle ne concerne malheureusement que la moitié des circuits et certains tracés sont moins soignés que d’autres. La piste Maple Valley souffre par exemple de portions vraiment datées (l’herbe sur le côté, couleurs un peu flashy). On peut aussi tiquer sur la partie online. Bien qu’elle soit toujours efficace, elle mériterait d’être plus originale, surtout avec GT Sport qui s’est invité dans la course. Pour faire simple, Forza 7 est un formidable jeu mais il n’a pas intérêt à trop se reposer sur ses lauriers s’il souhaite garder sa place sur le podium, surtout avec un Forza Horizon qui est de plus en plus extraordinaire et des concurrents qui tapent à la portière.

Conclusion du rédacteur : TRÈS BON


La série Forza Motorsport se pare d’un septième épisode très réussi. À la fois beau, complet et immersif, il s’impose sans mal comme l’un des meilleurs jeux de course de l’année. Mais face à une concurrence de plus en plus rugueuse, son classicisme pourrait à terme lui porter préjudice. Après, il faut bien avouer que son gameplay est excellent et qu’on prend un pied monstre à fouler l’ensemble des 32 tracés. Le garage est énorme et la durée de vie n’en est que plus conséquente. Mais à l’avenir, il n’y a pas de doute, les développeurs de Turn 10 vont devoir booster la formule et sans doute se pencher sur un multijoueur qui commence à se faire vieux.

Points positifs :

• C’est super beau
• L’ambiance sonore
• Le gameplay, accessible et passionnant
• Garage énorme
• Un mode solo réussi
• 2 joueurs en écran splitté
• Contenu renversant

Points négatifs :

• Quelques circuits moins travaillés
• Pas assez de pistes ouvertes
• Multijoueur trop classique
• Météo dynamique absent de certains tracés

Éditeur : Microsoft – Développeur : Turn 10 – Genre : Course – Sortie : 03 octobre 2017 – Plateformes : XBOX ONE, PC

26 oct. 2017

Knack 2 : Un bon jeu de plateforme pour toute la famille !

Parmi les exclusivités de la PlayStation 4, Knack premier du nom a eu bien du mal à faire sa place. Bancal et franchement difficile, le jeu de plate-forme de l’équipe de Mark Cerny n’a pas laissé de souvenirs impérissables. Conscient de ces écueils à la fois ludiques et graphiques, Sony Japon a décidé de donner une seconde chance au créateur et à ce drôle de personnage en manque de charisme. Aussi improbable soit-elle, cette suite a donc l’ambition de corriger tous les défauts de son ainé en plus de proposer une aventure bien plus solide et variée. Alors que le titre s’est pris de sales notes (pas partout néanmoins), il est temps de réhabiliter ses réelles qualités.

D’emblée, les premières minutes de Knack 2 mettent la misère à l’intégralité de l’original paru en 2013. Les personnages humains ont changé de look et les décors sont désormais bien plus travaillés et détaillés. Knack, quant à lui, reste fidèle à lui-même mais gagne en personnalité grâce aux nombreux dialogues in-game qui animent les parties. Dans ce premier niveau se déroulant au cœur de la ville, le jeu en profite pour montrer toutes ses qualités en matière de mise en scène : différents angles de caméra, de l’action, de l’humour, des QTE, etc. Soyons sérieux deux secondes, cela ne réinvente rien du tout mais c’est vraiment efficace et ça motive à poursuivre l’aventure, là où le premier titre nous plongeait en profond état de léthargie.

Un film d’animation pour petits et grands

Quand on voit les notes que le jeu a obtenu dans certains médias, il y a tout de même des questions à se poser. À moins d’avoir éjecté son âme d’enfant, il apparaît évident que Knack 2 est l’archétype du jeu parfait pour une famille. Même si son scénario reste manichéen au possible, la progression est suffisamment rythmée (et drôle) pour que l’on s’attache, le temps de quelques heures, à ce duo. Entre les phases de gameplay et les cinématiques, il y a tout de même de quoi prendre un certain plaisir, comme devant un bon film d’animation. Bien évidemment, Knack 2 ne serait pas le même sans son mode coopératif. C’est assurément cette feature qui fait toute la différence ! Les barres de rire ne sont pas rares et on s’amuse à se passer des ordres dans le feu de l’action, notamment lors des attaques en duo ou des QTE qui exigent un timing parfait. C’est d’autant plus agréable que les combats ont gagné en clarté, diversité et intensité. Même si le gameplay et le système de compétences restent très classiques, la palette de mouvements est assez étendue et offre suffisamment de possibilités pour éclater les adversaires, qu’ils soient robotiques ou de la race des Gobelins. Par ailleurs, toutes les petites sucreries du premier volet sont présentes. Vous pourrez ainsi fouiller les décors de fond en comble pour débusquer les coffres cachés et divers artefacts secrets.

Une grande aventure

S’étendant sur une quinzaine de chapitres, Knack 2 ne fait que renforcer sa formule initiale. Il est donc toujours question de ce personnage jonglant avec les éléments, capable de prendre l’apparence d’un géant ou d’une minuscule entité. En jouant de la sorte avec la taille du héros, on s’adapte à chaque environnement et ennemi rencontré. Bien évidemment, le jeu fait la part belle à quelques énigmes et promet un beau et long voyage dans des contrées mystérieuses. Sur ce point, le titre de Sony est beaucoup mais alors beaucoup plus dépaysant que son grand frère. Les lieux traversés sont plus variés, plus colorés et l’animation ne faiblit que rarement. On pourra certes pester de temps à autre contre des scripts qui ne se déclenchent pas ou une caméra parfois à la traîne mais la convivialité est plus forte que tout. Knack 2, s’il reste correct en solo, a vraiment été réfléchi pour être pratiqué à deux. C’est le genre de titre parfait pour les soirées en couple ou en famille, avec les enfants et parents qui se passent la manette. On est bien d’accord, il n’a rien d’un jeu d’exception et il remplira sans doute rapidement les rayons d’occasion mais cela reste une réussite dans son domaine. Il n’existe quasiment plus de jeux de plate-forme (on attend Super Lucky Tale avec impatience) et bouder celui-ci serait une vraie erreur.

Et en plus, c’est joli

Knack 2, fort des qualités détaillées précédemment, a aussi le mérite d’être agréable à l’œil. En dépit d’arrière-plans parfois un peu flous, il profite d’une direction artistique cartoon très sympathique. Alors oui, il y a de nombreux passages en couloirs et la progression s’avère linéaire mais on sent que les développeurs ont soigné l’apparence des personnages (même si le charisme de Knack, c’est vraiment pas ça) et des environnements traversés. Côté musique, le résultat est aussi très correct, avec des thèmes orchestraux très cinématographiques. Ca fait quand même beaucoup de qualités pour un titre qui n’a pas chopé la moyenne dans certains médias. Vous ne trouvez pas ?

Conclusion du rédacteur : BON

Quand on voit certaines notes dans la presse, il apparaît évident que Knack 2 n’est pas jaugé à sa juste valeur. Entendons-nous bien, il n’a rien d’un jeu d’exception et reste une aventure old school, portée par un héros peu charismatique. Mais il suffit de s’asseoir quelques instants avec un enfant à proximité pour que ce dernier s’empare de la manette. Imaginé pour la coop’ et les soirées en duo, Knack 2 remplit parfaitement son rôle et demeure un chouette jeu de plateforme, à la fois drôle et coloré. Dire non à un film d’animation interactif d’une dizaine d’heures, avouez que ça serait dommage.



Points positifs :

Le mode coopératif

Vraiment dépaysant et coloré

Les dialogues in-game, un vrai film d’animation

Bien plus varié que son ainé

OST réussie

Bande son variée et au top

Points négatifs :

Knack a toujours un charisme discutable

Quelques errances de mère Caméra

Un jeu un peu trop en couloirs


Éditeur : Sony Interactive Entertainment – Développeur : SIE Japan Studio – Genre : Plate-forme – Sortie : 05 septembre 2017 – Plateforme : PS4

FIFA 18 : Chaussez les crampons !

Chaque année, la rentrée est bercée par le duel fratricide que se livrent les deux concurrents footballistiques que sont PES et FIFA. Le rituel est toujours le même : les premières informations tombent à peu près au printemps et abreuvent ensuite régulièrement nos petits cœurs de sportifs virtuels. Comme on pouvait s’y attendre, ce cru 2018 est marqué par la remontada du protégé de Konami et l’outsider compte bien se battre cette saison pour s’imposer. De son côté, FIFA demeure le maître incontesté de la discipline mais pourrait bien voir sa suprématie mise à mal. Dans sa force tranquille, la mascotte d’EA continue d’asseoir ses nombreuses licences et qualités. Mais n’est-elle pas trop tranquille justement ?




Pour les non-footeux, l’arrivée de FIFA ou de PES est toujours sérieusement moquée. Certains n’hésitent pas à traiter les nombreux passionnés de pigeons en arguant que ces simulations sportives sont toujours les mêmes et que le but reste de taper bêtement un ballon. Bien évidemment, ces non-connaisseurs sont des trolls en puissance et équivaut à dire que se taper Titanic de James Cameron n’a aucun intérêt puisqu’à la fin le bateau coule. On va donc gentiment mettre ces gens de côté et expliquer pourquoi FIFA 18 est une belle évolution de son aîné.

L’aventure, c’est l’aventure

Grande nouveauté de l’an passé, le mode Aventure fait son come back pour le plus grand bonheur de celles et ceux qui souhaitent s’immiscer dans la vie d’un footballeur. Sans surprise, Alex Hunter est de retour et voit sa carrière prendre un tournant. Après une introduction qui rappellera de nombreux souvenirs aux amateurs de FIFA Street, le jeu nous emmène aux États-Unis pour vivre les fameux matchs de pré-saison contre les grosses cylindrées, dont le Real Madrid. L’occasion de croiser la route d’un certain Cristiano Ronaldo, le célèbre joueur étant lié contractuellement à EA. Ensuite, vous serez confronté à la dure réalité de la période des transferts, entre les rumeurs dans la presse, les coups bas et les solutions de dernière minute. L’Aventure est toujours aussi bien mis en scène et on sent que les acteurs se sont faits plaisir à incarner les différents personnages, même si certains joueurs appelés pour l’occasion sont visiblement moins à l’aise et n’ont pas été doublés en français, ce qui donne des séquences assez étranges en matière de franglais. Mais qu’importe, la formule fonctionne à plein régime et c’est plutôt efficace dans l’ensemble, d’autant que les lourdeurs du premier épisode (notamment les entraînements) ont été gommés.

La vérité se trouve sur le carré vert

FIFA oblige, on attend forcément du changement dans le gameplay. Le dernier opus était franchement arcade dans l’esprit et donnait trop d’envergure aux attaquants, laissant bien souvent les défenseurs livrés à eux-mêmes. De ce côté-là, les choses se sont rééquilibrées et le jeu sans ballon s’est considérablement amélioré. Dans le football, la protection de la balle est vitale et les développeurs semblent l’avoir compris. L’autre avancée du jeu réside dans les gabarits des joueurs. Auparavant, il fallait vraiment être costaud, à moins de s’appeler Messi, pour résister à un adversaire de taille supérieure. Désormais, le centre de gravité est pris en compte et permet de s’amuser avec des joueurs de plus petite taille, comme par exemple Paulo Dybala, Dries Mertens ou, plus près de nous, Vincent Koziello ou Frédéric Sammaritano. Ces footballeurs sont là pour le prouver : le talent n’est pas proportionnel à la taille ! En multipliant les matchs, on découvre ainsi que FIFA a mis le paquet sur les animations et qu’il ne suffit pas de quelques parties pour faire le tour des mouvements disponibles. Que ce soit dans les touches, les centres, les gestes acrobatiques ou encore les feintes, il y en a pour des heures pour tout découvrir et maîtriser. Globalement, le jeu est assez réaliste, que ce soit dans l’attitude des joueurs les plus connus ou dans les tactiques mises en place par les équipes. Il en va de même pour les gardiens qui ont été (encore) renforcés mais peuvent tout de même se montrer fébriles sur certaines frappes lointaines. Mais en même temps, à moins de souhaiter Terminator dans les cages, c’est un peu normal…

Du contenu en pagaille

Comme on pouvait s’y attendre, FIFA 18 met le paquet en terme de données et de modes de jeu. FUT se voit ainsi gratifier de nouveaux joueurs de légende (Ronaldo, Pelé, Maradona…) et accueille le Clash d’Équipe, une variante de FUT Champion qui permet d’affronter des équipes créées par d’autres joueurs pour remporter des points et autres récompenses. Cela ne révolutionne rien du tout (et c’est peu de le dire) mais c’est toujours bon à prendre. On apprécie également les jeux techniques inédits (le renouvellement par rapport à FIFA 17 est bel et bien là) ou encore la possibilité de jouer avec des centaines d’équipes, aussi bien féminines que masculines. En terme de licences, le titre d’EA reste absolument imbattable. Sorti de là, tous les anciens modes de jeu sont présents, à commencer par la carrière. Celle-ci est encore plus immersive désormais puisque les développeurs ont intégré une véritable mise en scène pour la gestion des transferts. Par conséquent, apprêtez-vous à négocier âprement pour transférer vos poulains mais aussi pour obtenir des prolongations de contrat. C’est vraiment bien fichu et ça permet de plonger encore plus loin dans le monde du football. Cette année encore, il paraît bien difficile de prendre à défaut ce FIFA.

Més que un club

D’un point de vue visuel, le gap graphique ne saute pas aux yeux. En réalité, ce n’est qu’au fil des matchs que l’on découvre les véritables avancées en la matière. Cela peut être un détail pour certains mais les entraîneurs ont enfin une vraie gueule. Il en va de même pour le visage des joueurs ou les à-côtés de l’ambiance d’un stade. Pour faire plus immersif, la concurrence va devoir se lever tôt ! Dès l’entrée des 22 acteurs sur la pelouse, on prend une bonne petite claque avec la foule en délire, le chant des supporters, la présentation des joueurs, etc. Pour ne rien gâcher, les différents stades ont vu leur ambiance s’adapter à leur position géographique. Par conséquent, l’ambiance d’un stade européen ne sera pas la même qu’une rencontre se déroulant en pleine Bombonera (l’antre de Boca Juniors). Autant dire qu’avec 50 stades sous licence, ça promet de sacrés duels ! On terminera par un relatif coup de gueule. On entend souvent dire que les commentaires dans FIFA ou PES sont peu intéressants ou à la ramasse mais j’ai personnellement beaucoup de mal avec ce point de vue. On est quand même de plus en plus proches des rencontres télévisées et il suffit de relancer n’importe quel jeu de sport des années 90 pour jauger l’avancée considérable qui a été fait depuis cette époque. Ainsi, même si tout n’est pas parfait (notamment les noms des tireurs qui sont littéralement beuglés), le duo Mathoux / Ménès s’en sort très correctement. Surtout que ce dernier a confirmé ce que l’on imaginait depuis longtemps : c’est long, fastidieux et loin d’être simple à réaliser.

Conclusion du rédacteur : TRÈS BON


Avec sa force tranquille, FIFA 18 s’avance sans bruit mais continue d’asseoir sa domination dans les charts. Il est vrai que les nouveautés sont assez légères et qu’on se trouve plus en présence d’un épisode de transition. Mais qu’importe, le moteur Frostbite est de plus en plus performant et le contenu demeure toujours aussi redoutable, que vous soyez adeptes des parties en solo, en local ou en ligne. Cette année encore, malgré l’absence de changements majeurs, la licence d’EA a suffisamment d’atouts pour faire fondre tous les footeux. Et nul doute qu’une édition Coupe du Monde est en préparation…

Points positifs :

L’ambiance selon les stades

La protection du ballon

La lutte des petits gabarits face aux joueurs plus imposants

Mode carrière et sa mise en scène

Le retour de ce bon vieux Alex Hunter

Bande son variée et au top

Amélioration des visages

Jeu en attaque encore plus diversifié

Les défenseurs ne sont plus des plots

Les équipes féminines sont bien présentes


Points négatifs :

Un manque de consistance dans l’écriture

Clash d’équipes, sympa mais pas inoubliable

Construction du jeu trop proche de FIFA 17

Le nom des tireurs hurlé par Hervé Mathoux

Les voix anglaises non doublées dans l’Aventure

Une approche qui ne plaira pas à tout le monde


Éditeur : Electronic Arts – Développeur : Electronic Arts – Genre : Sport – Sortie : 29 septembre 2017 – Plateformes : PS4, XBOX ONE, PC