22 avr. 2011

Desert Strike - Game Gear / Master System


Voilà encore une série qui a totalement disparu de la circulation alors qu'elle avait de sérieux atouts : Desert Strike. Si des suites ont vu le jour par la suite (Jungle Strike, Nuclear Strike...), il faut avouer que rare sont les jeux où l'on vous grime en pilote d'hélico. Jeu coup de coeur d'Asta, c'est avec plaisir que nous sommes revenus sur ce titre assez atypique et sacrément bien réalisé pour une Game Gear (la version Master System semble très proche). Et puis Desert Strike avec la zik de Supercopter (ou Airwolf en V.O), avouez que c'était tentant ; )

19 avr. 2011

Interview Florent Gorges - l'Histoire de Nintendo Volume 3

En ce moment, ce n'est pas le boulot qui manque ! Il me faudrait presque quatre mains pour gérer tout ce que j'ai à faire. Ce n'est pourtant pas ce qui m'a empêché d'interviewé mon ami Florent pour la sortie de son ouvrage l'Histoire de Nintendo volume 3 aux Editions Omaké Books (le livre est également disponible aux Editions Pix'n Love avec une couverture différente). En tant que responsable de la section jeu vidéo du site Total-Manga.com, c'est donc ce lien que je vous propose ici :) L'interview est un peu différente de celle de GK, je me suis plus attardé sur d'autres aspects. Bonne lecture ! 
 
Cliquez sur l'image pour découvrir l'interview !


11 avr. 2011

L'évènement chez Pix'n Love et Omaké Books !

Cela faisait des mois que toute l'équipe de Pix'n Love travaillait sur un projet tenu secret. Pendant que Florent Gorges finalisait l'Histoire de Nintendo Vol. 3 (l'ouvrage consacré à la Famicom/NES sortira à la fois aux Editions Pix'n Love mais également aux Editions Omaké Books, avec deux couvertures différentes), les rédacteurs de Pix' étaient à pied d’œuvre pour réaliser une Bible Famicom/NES, répertoriant une quantité tout simplement astronomiques de jeux (plus de 2000, aussi bien japonais, américains qu'européens). Aucun pays dans le monde ne peut se targuer de proposer un tel ouvrage (rien que la lettre B dont je me suis occupé, pour vous donner un ordre d'idées, c'est 40 pages Word en taille 11) mais je laisse le soin à mes compères de tout vous expliquer. Pour ma part, je rêve qu'on puisse réitérer la chose avec la Master System ou la Megadrive (et ça arrivera probablement un jour).

"Ce sont les paupières lourdes, les mains tremblantes et, avouons-le, emplis d’une joie extrême, que nous vous dévoilons ce pourquoi nous travaillons d’arrache-pied depuis de nombreux mois déjà !
Difficile de faire court et percutant quand on sait le nombre d’heures nécessaire à la conception de cet énooorme ouvrage (432 pages au bas mot, 3 centimètres d’épaisseur et 1,5kg de bonheur !), l’énergie déployée et les nombreux coups de mou qui  ont martelé notre quotidien…  Imaginez : près de 2.000 jeux NES/Famicom et Disk System répertoriés et chroniqués. De quoi faire des cauchemars ! Nous vous passons les innombrables séances de relecture visant à traquer la moindre petite erreur où à dénicher l’anecdote qui vous fera bondir sur votre fauteuil… Et même après ça, on continue de baliser, forcément ! Il faut dire que le projet est particulièrement ambitieux, pour ne pas dire unique au monde, puisque même au Japon, aucune publication de ce type ne recense l’intégralité du catalogue de jeux U.S., nippons et européens, sortis sur l’incontournable 8 bits.


Vous l’aurez compris, La Bible Nintendo Entertainment System/Famicom est un ouvrage entièrement dédié à la ludothèque de la plus emblématique console Nintendo. Mais pas que ! Nous vous proposons également une partie inédite consacrée aux fameux Collectors, ceux-là même qui font fantasmer les collectionneurs les plus aguerris et monter les enchères sur la toile jusqu’à atteindre des sommes astronomiques ! Vous possédez un des huit exemplaires de Kinnikuman Muscle Tag Match Gold ? Bingo ! Vous avez de quoi l’échanger contre une voiture !
Une rubrique 100% homebrew vient également mettre un coup de projo sur ces talentueux artistes de l’ombre, qui confectionnent avec passion et amour ces surprenants jeux amateurs aux allures de productions professionnelles. Réalisation, gameplay, packaging… La scène des développeurs indépendants n’a jamais été aussi active et prolifique, pour notre plus grand bonheur ! 


Quant à la forme… nous avons poussé le délire jusqu’à l’extrême ! Parce qu’en grands nostalgiques que nous sommes, nous rêvions de voir un livre/objet trôner dans notre bibliothèque. Luc, notre psychopathe de la tablette graphique, s’est trituré les neurones pour nous concocter… ça ! Un bouquin en forme de cartouche NES, à l’ancienne, venant s’insérer dans son fourreau en plastique noir arborant une jolie sérigraphie rouge aux couleurs de l’ouvrage ! Si, si, on l’a fait !


Et comme on est des grands malades, nous avons poussé le vice jusqu’à proposer une version Collector, limitée et numérotée à 300 exemplaires, avec sa boîte en carton reprenant le design des packaging NES de l’époque !


La sortie de la Bible NES/Famicom est également l’occasion de dévoiler, enfin, la couverture exclusive de l’Histoire de Nintendo Tome 3 – 1983, 2003 la NES/Famicom  –  aux Editions Pix’n Love ! Comme les deux précédentes, elle est signée par le talentueux Fabien Vautrin, dont le nom ne vous sera certainement pas inconnu. L’ouvrage, quant à lui, revient en détail sur la genèse de la machine. De sa naissance jusqu’à son succès interplanétaire, vous découvrirez les coulisses stupéfiantes de la 8 bits à travers des centaines d’anecdotes et documents inédits dénichés dans les tréfonds de l’extrême par Florent Gorges (rien que ça !).
Inutile de préciser que les deux bouquins, en chantiers depuis de nombreux mois, ont été pensés conjointement dans un souci de complémentarité.  Nous ne pouvions nous permettre de faire l’impasse sur l’histoire de la machine d’une part, et sur son catalogue de jeux d’autre part. Cette formidable aventure tient aussi bien à la technologie du hardware, qu’à son marketing inédit ou la qualité de ses innombrables softs… Voilà qui est dit !"

Pour pré-commander la Bible Famicom et l'Histoire de Nintendo Vol. 3, direction http://www.editionspixnlove.fr
Pour pré-commander l'Histoire de Nintendo Vol. 3 avec une couverture différente, foncez sur http://omakebooks.com

9 avr. 2011

Le 32X : retour sur une machine hybride

Si l'on feuillette les anciens magazines de l'année 94, il est amusant de remarquer sur la 32X était une véritable énigme pour la plupart des journalistes. Ces derniers ne comprenaient pas comment Sega pouvait sortir cet add-on technologique pour la Megadrive et une Saturn toute puissante. Entrant dans le cadre d'un projet appelé "Welcome to the Next Level", les deux machines allaient irrémédiablement entrer en compétition. Mais elles n'étaient pas les seules, puisque les Titan (la carte d'arcade similaire à la Saturn), la Pico (console éducative) s'apprêtaient à compléter le petit groupe. Retour sur une époque étonnante... digne d'un roman. 



En 94, l'effervescence semble totale chez Sega of Japan. De nombreux projets sont dans les cartons, à commencer par la Venus, qui n'est autre que le nom de code de la future Nomad (Megadrive portable sortie qu'aux Etats-Unis) mais également la Neptune, qui n'est autre qu'une fusion entre la Megadrive et le 32X. C'est aussi au même moment que débarque le Game Converter, un adaptateur de jeux Master System sur la Megadrive. En clair, avec tous ces noms, la firme de Haneda n'a qu'une envie : étendre sa galaxie. Pour ma part, je ne savais absolument pas que Venus était le nom de code pour cette fantastique Nomad, que je me suis procuré il y a quelques mois. Pour en revenir à la 32X, il est intéressant de se remettre dans le contexte de l'époque. Dans la course qui s'apprête à être lancée, Sega et Sony sont sur la ligne de départ, avec le constructeur américain Atari. Saturn, Playstation, Jaguar, autant de machines qui vont se tirer la bourre, laissant les consommateurs dans l'expectative et le doute. Dans ces conditions, difficile de comprendre le positionnement de la 32X (ou du), surtout à un prix de 1400 francs environ. Certes, l'add-on permet à la Megadrive d'afficher des animations nettes et fluides, ainsi que la bagatelle de 50 000 polygones mais ça fait mal au portefeuille. Le son, en revanche, à moins d'être couplé au Mega-CD, reste identique au chip Megadrive (et pour cause, le 32X ne propose que 2 canaux supplémentaires). Mais alors pourquoi ce choix ? Pourquoi vouloir imposer une 32X à un marché qui n'en a pas forcément besoin ? Voici quelques éléments de réponse...


Du côté des développeurs, les avis divergent. Chez Acclaim, l'avis "est plutôt négatif quant à l'achat d'une MegaDrive 32X". Si l'éditeur américain estime que l'idée est bonne, notamment pour les possesseurs de MegaDrive, il fustige le prix beaucoup trop élevé. "Si l'acheteur calcule son achat, s'il n'est pas boulimique de la consommation, il penchera vers d'autres supports : Saturn ou PS-X, quitte à attendre plus longtemps". Difficile de ne pas leur donner raison, même si en l'occurence, Acclaim prévoyait à cette époque plusieurs jeux sur 32X. Comme quoi... Même son de cloche chez Delphine Software, avec un prix qui "risque de poser un problème de taille". L'éditeur français indique même "avoir une confiance limitée dans cette machine". D'autres développeurs, comme Time Warner, Puissance 3 (?) ou encore Samouraï (??) estiment que l'idée est bonne, permettant aux possesseurs de MegaDrive d'obtenir un intermédiaire, la Saturn étant bien plus chère.

Chez Sega, la bonne vieille recette de communication tourne à plein régime. Patrick Lavanant, Directeur Général de Sega France à l'époque, s'était expliqué. "Sortir la MegaDrive 32 X (notez qu'à l'époque, ils englobaient la 32X et la MegaDrive) n'est pas une erreur. D'abord, parce que dix mois (séparant la sortie de la 32X à celle de la Saturn), c'est long. D'autre part, parce que l'investissement, pour celui qui possède déjà une MegaDrive, n'est pas du tout le même. Pour accéder à la technologie 32 bits, il ne dépensera que 1400 francs (sic!) pour la machine et environ 500 francs par jeu (re-sic !). De plus, il pourra continuer à jouer sur sa MegaDrive !" Que penser ? Bon, il faut remettre les paroles dans le contexte de l'époque, mais cela donne une idée sur le flou de la situation pour les consommateurs. Dans cette interview, on apprend que la MegaDrive est prise très au sérieux par Sega, alors que la Master System s'apprête à tirer sa référence (fin de production en 95 selon les dires du monsieur), La portable en couleur, la fameuse Game Gear, continue bien entendu. Là où ça devient intéressant, c'est qu'on comprend très vite en lisant ce papier que la stratégie de Sega en occident et au Japon est totalement différente. Dans l'esprit de Sega of Japan, la 32X n'est qu'un supplément de survie à la MegaDrive, alors que la Saturn est dédiée à une nouvelle cible de consommateurs. Alors que l'Europe et les Etats-Unis (et donc Sega of America) semble miser sur le hardware, le Japon s’affaire à créer les meilleurs jeux. Daizaburo Sakurai, alors Vice-Président de Sega of Japan, s'en explique. Voici quelques phrases qui en disent long sur la politique de Sega. "La technologie 32 bits n'est qu'une boite et il faut pouvoir suivre avec un bon software (les jeux). D'ailleurs, Sega a une expérience bien plus développée que Sony, dans le domaine de l'arcade, comme dans celui du salon. Nous croyons avant tout dans le software et nous nous donnons les moyens d'en produire de qualité." - "Nous voulons être plus qu'une simple compagnie de jeux. Notre but : devenir la compagnie d'amusement interactif leader" - "Nous aimerions bien représenter le fer de lance de la high-tech pour devenir un exemple pour tous." - "La 32X permet au consommateur d'avoir un bon support 32 bits à moins de 150 dollars. Avec la Saturn, nous visons un public de joueurs équipés high-tech, cette classe est largement représentée au Japon" - En bref, Sega s'est totalement éparpillée, avec des machines dans tous les sens (et un flou complet pour les consommateurs) mais aussi des parcs à thèmes, des boutiques, des chaînes de restaurant, ou le Sega Channel qui n'est autre qu'un service en ligne.

Si nous n'apprenons rien de véritablement neuf dans cette petite enquête, on découvre vite que la première erreur de Sega a été de manger à tous les râteliers. Sony a porté le coup fatal avec sa Playstation et malgré une machine de rêve, la Dreamcast, le mal était déjà fait pour notre constructeur fétiche (à moi et Asta).

Personnellement, je n'ai jamais eu de 32X et d'après ce que j'ai pu comprendre, ce n'est pas une grosse perte. Pourtant, c'est une pièce qui m'intéresse dans ma collection. Quels souvenirs gardez-vous de cette bécane ? ou de cet add-on technique plutôt...

Source : CD CONSOLE N°1 et 2

8 avr. 2011

[Musique] Ecco : The Tides of Time

Petite mise à jour pour ce vendredi, avec le thème musical d'un jeu que j'ai offert à mon compère Asta pour son annif' il y a quelques jours. Ecco : The Tide of Times est un titre zen, puisqu'il est la suite directe du premier Ecco the Dolphin paru sur Megadrive. Cette suite, améliorée un tantinet sur le plan visuel, propose à Ecco de lutter contre la Reine du Vortex, afin de rééquilibrer la faille temporelle entre deux dimensions.