25 mars 2013

30 ans...

Et oui j'aurai passé une décennie ce mardi 26, tout content que je suis. Bon ok, faut pas abuser non plus mais quand on m'offre les outils pour réaliser mes propres mods consoles et autres bidouilles...ça change tout ! Et puis ce n'est pas n'importe quoi puisqu'il s'agit d'un fer à souder JBC 30S accompagné en plus d'un panne de rechange (à savoir qu'elles sont garanties à vie et étamées !), j'ai franchement de quoi faire ! Avec ceci j'ai aussi des bobines d'étain certifiées sans plomb (les plus chères sont celles d'argent) permettant un meilleur contact et une soudure à la durée de vie bien supérieure car moins d'oxydation. Après ça reste à vérifier et je me demande si ce n'est pas une histoire commerciale. Enfin de la tresse à dessouder B.M.J pour retirer les composants sur le typon ou le trop plein d'étain. Bref, de quoi m'aider à réaliser quelques projets que je vais bientôt dévoiler ici, d'où l'apparition de la nouvelle rubrique du menu : "créations". Wait & see.



21 mars 2013

IG Mag #25 - Making of WipEout / Road Rash

Le nouveau numéro d'Ig Mag, disponible dès demain, devrait ravir les amateurs de retrogaming. Ce numéro se veut en effet particulièrement riche avec des dossiers passionnants sur des sagas emblématiques comme Suikoden, Megami Tensei, Disgaea, Crysis ou encore Command & Conquer. Sans oublier un excellent papier intitulé "System Bio-Shock, la fantastique histoire". Le contenu  de ce IG Mag est vraiment conséquent et devrait satisfaire tous nos lecteurs. En matière de rétro, j'ai mis mon grain de sel également avec le making of de deux très grands jeux : WipEout, l’étendard futuriste de la PlayStation, une pépite inoubliable aux côtés de Toshinden et Destruction Derby, ainsi que Road Rash, le jeu de moto déjanté de la Mega Drive. Niveau hardware, vous retrouverez également un papier sur la 3DO.



20 mars 2013

Couverture du prochain IG Mag

IG Mag #24 arrive bientôt. L'occasion pour nous de vous dévoiler la couverture... En ce mois de mars, impossible de passer à côté de Bioshock Infinite, qui s'annonce comme une petite bombe.  Pour ce numéro, je me suis fendu de deux making of : WipEout et Road Rash, suivi d'une rétrospective sur la 3DO. 


17 mars 2013

[Musique] Compo "Battle Royale"

Week-end oblige, en attendant de nouveaux posts "jeux vidéo", voici une composition préparée par mes soins. Comme inspiration, j'ai utilisé le fantastique film japonais (culte à plus d'un titre) Battle Royale. Cela donne quelques heures de travail pour ce résultat...





11 mars 2013

Test - Castlevania Lords of Shadow Mirror of Fate - 3DS



Éditeur : Konami
Développeur : Mercurysteam
Date de sortie : 8 mars 2013


En attendant de pouvoir se frotter à Lords of Shadow 2, une galette ultra attendue par tous les fans de la série, le studio MercurySteam a mis les petits plats dans les grands et nous offre ce Mirror of Fate en guise d'apéritifs. Que vous soyez plutôt fromage ou pizza, il faut avouer que la cartouche laisse un petit goût d'inachevé, sans que celui-ci ne soit amer ou frelaté. C'est une certitude, le titre va diviser par son inégalité et son manque flagrant de personnalité. Sans attendre, voyons ça ensemble et pénétrons dans les caves inondées du château de Dracula.


Passage à l'acte


Rien à dire sur l'ensemble de la réalisation graphique du jeu : c'est vraiment magnifique !
En quête de vengeance, Simon Belmont (des cinématiques - en 3D cel-shadée - sont là pour éclairer votre lanterne) décide de partir sur les traces de son père afin de vaincre celui par qui le mal est arrivé.  Barbu et cuirassé comme un chevalier, Simon a ruminé cette riposte toute sa vie et estime que l'heure est venue d'en découdre avec le meurtrier de son géniteur. En chemin, il va croiser les pires ignominies et faire travailler sa matière grise pour résoudre quelques énigmes. On retrouve ainsi le schéma classique d'un bon vieux Metroid, avec un subtil mélange 2D/3D et de couloirs interminables. Pour se repérer, un plan s'affiche sur l'écran du bas et donne de précieux indices. Retrouver cette patte à l'ancienne avec une réalisation ultra moderne  est un vrai plaisir et à moins d'être aveugle, Mirror of Fate propose parmi les graphismes les plus chiadés et somptueux de la ludothèque 3DS. Pour autant, tout n'est pas parfait...


Famille décomposée


Au fil de la progression, on récupère des aptitudes permettant d'accéder à d'autres zones.
Se déroulant sur plusieurs actes, l'aventure permet d'incarner certains protagonistes phares de la saga. De Gabriel en passant par Alucard, Simon ou encore Trevor, c'est à une véritable photo de famille à laquelle on participe. Le gameplay puise sa force dans les années 90, avec un mix entre baston, plateformes (rebords à attraper, ascenseurs, lustres pour se balancer...) et objets à récupérer. Pour donner du corps au scénario, des messages laissés par des défunts sont disséminés aux quatre coins du château. Dans l'ensemble, la progression est tout de même très classique, malgré les différentes armes et les sorts obtenus au cours de l'aventure. On note quelques problèmes de collision et les doublages (anglais) peinent vraiment à convaincre, tout comme les musiques, jolies pour certaines, mais très impersonnelles pour d'autres. L'autre gros souci vient de l'aspect exploration, beaucoup trop limité et à des années-lumière d'un Super Metroid par exemple. Et puis, on est constamment pris par la main... si bien que le challenge s'avère assez restreint.  Heureusement, les combats contre les boss rattrapent le tout, avec parfois des séquences bien foutues. 


Entre deux eaux


Les cinématiques servent le scénario, mais restent assez anecdotiques dans l'ensemble.
Pas de révolution au programme, les développeurs se sont appuyés sur les poncifs du genre, avec de bons vieux QTE des familles et des combats plus ou moins rapprochés selon le héros joué. En dehors des combinaisons (pas si nombreuses que ça, d'ailleurs), il est possible d'utiliser des objets comme des haches ou une sorte de cocktail molotov. Rajoutez à cela des sorts de soutien ou de défense et vous obtenez un mélange qui fonctionne bien.  On aurait juste aimé que les différences de pratiques entre les personnages soient bien plus marquées, car ils se jouent tous de la même manière. Mirror of Fate, même s'il n'est pas mauvais, reste donc qu'une mise en bouche de ce qui nous attend avec Lords of Shadow 2. L'équipe espagnole a fait un joli travail, avec certains plans sublimes (les extérieurs notamment ou certaines salles, comme le théâtre ou le hall du château, mention spéciale également aux effets spéciaux), malheureusement entachés par d'autres décors sans aucun intérêt, que ce soit en terme de gameplay ou de fibre artistique. Un peu comme si la cartouche avait été rushée, avec d'un côté de vrais pros et de l'autre des étudiants apprenant sur le tas. Le puzzle est honorable mais il manque de personnalité. Un jeu un peu lambda sauvé par son nom, mais loin d'être mauvais pour autant. Pas facile à noter, mais nous avons pris du plaisir avec la cartouche, alors la ternir n'aurait aucun sens.


Malgré un manque de personnalité pour certains environnements, il faut avouer que la réalisation visuelle de ce Mirror of Fate atteint des sommets. Les plans en extérieur sont sublimes et la 3D, très maîtrisée, rend l'ensemble encore plus beau. On aurait aimé qu'il y ait moins de séquences dans des caves et autres grottes sans intérêt. Malgré tout, les développeurs espagnols prouvent qu'ils ont un sacré talent à revendre. 


C'est fluide et l'animation des personnages est plus que correcte. En revanche, on souligne de légers problèmes de collision (on pense que notre héros va tomber dans le vide après un saut mal maîtrisé, et pourtant il parvient à s'accrocher à la corniche) et la synchronisation labiale, lors des cinématiques, est vraiment à revoir. Pour le reste, c'est propre et les combats contre les boss le prouve. 



Quoi ? Une note moyenne pour des musiques Castlevania ? Et oui, on est à des années-lumière de Symphony of the Night. L'ensemble tient la route mais les compositions, à part quelques unes plutôt jolies, passent totalement inaperçues. Certains thèmes, comme ceux des affrontements, sont vite lourds à supporter. Cela manque d'inspiration tout simplement, et les doublages sont très moyens également (en anglais, sous-titrés en français). 



Malgré son classicisme, le gameplay de Mirror of Fate est vraiment agréable. On peut se protéger, attaquer, contrer les adversaires, utiliser des sorts ou des objets, choper les ennemis... il y a de quoi faire. On regrette toutefois l'aspect exploration ultra limité, là où celui-ci aurait pu apporter beaucoup de profondeur à la progression. L'ensemble est relativement facile au début avant de se corser par la suite, mais on est tenus par la main tout au long de l'aventure. 



4 mars 2013

Test - Tomb Raider - 360/PS3


Éditeur : Square-Enix
Développeur : Crystal Dynamics
Date de sortie : 5 mars 2013

Test également disponible sur www.total-manga.com


Émus nous sommes. Nous venons de passer quelques fantastiques heures en compagnie de la belle Lara Croft, redevenue inexpérimentée pour l'occasion. Un peu comme une première fois, à l'heure où il faut conclure et qu'on est plus empâté qu'un pachyderme. Et puis avant cela, il y a la découverte et la crainte d'être déçue telle une bonne vieille rencontre Meetic qui tourne à l'eau de boudin. Au final, la galette a ce goût exquis d'une soirée réussie en compagnie d'une nana sublime, le tout sur fond de repas aux chandelles et balade romantique. Impossible de ne pas fondre sous son regard numérique, la Lara Croft de 2013 hypnotise et ensorcelle. Enfin, ça, c'est pour nous. Car la petite, en revanche, morfle sévèrement. Elle voulait découvrir l'aventure avec un grand A, elle est servie. A défaut de trouver son prince charmant, elle est tombée sur une ile maudite et une secte complètement barrée, avec un soupçon de surnaturel. Vous pensiez la séduire et vous finissez en dindon de la farce, prêt à payer l'addition car la belle s'est fait la malle. Mais croyez-nous, une addition comme celle-ci, vous aimeriez la payer tous les jours.


Piège en eaux troubles

C'est sur les flots, et plus exactement sur le paquebot Endurance, que commence le périple de notre héroïne. Bien que son minois ait rajeuni depuis ses premières aventures, on reconnaît son charisme légendaire et ses yeux perçants. Que les Homo Erectus en puissance (les hommes que nous sommes quoi) se rassurent, son corps est toujours aussi alléchant et ses poumons n'ont rien à envier aux plus belles pépés de la planète. La mise en bouche (n'y voyez rien de graveleux bande de cochons) peut paraître un peu abrupte (même si la cinématique est somptueuse) mais le jeu prend le temps d'expliquer les différents points du scénario par la suite (notamment via des séquences vidéos que Lara regarde sur le caméscope). Alors que le navire est au Sud du Japon, dans le Triangle du Dragon, une tempête terrible se déclenche et transforme la bâtisse flottante en tombeau aquatique. L'aventure n'a pas débuté que Lara s'en prend déjà plein la tronche. Les trombes d'eau déferlent et malgré ses efforts, elle s'échoue sur une plage sans savoir ce qu'il est advenu de ses compagnons d'expédition. Ce qui est sûr, c'est qu'elle n'est pas prête d'oublier sa première aventure...

Apocalypse now

Inutile de le cacher plus longtemps, le bébé de Crystal Dynamic est une pure merveille. On retrouve ce qui faisait la force des précédents opus de la série, avec ce qu'il faut de nouveautés pour moderniser la structure originelle. Caméra à la troisième personne, action à la Uncharted, QTE lors de certaines phases, mise en scène ultra chiadée, Tomb Raider s'appuie sur les poncifs vidéoludiques connus de toutes et tous. Mais à l'inverse d'une ribambelle d'autres softs, la galette jouit d'une incroyable personnalité, couplée à une générosité rarement atteinte dans une production vidéoludique. Impossible de ne pas s'attacher à cette protagoniste virtuelle. L'actrice Camilla Anne Luddington lui donne vie, tout en lui prêtant sa voix (très agréable au demeurant). On vit avec Lara et on souffre avec cette aventurière qui est constamment malmenée. Elle prend de méchants coups, tombe de plusieurs mètres de hauteur ou vient littéralement s'empaler sur un objet pointu ou coupant, il n'est pas rare de la voir tituber avec une vue troublée. Il lui arrive souvent d'être couverte de crasse, voire parfois de sang. Car si la riche héritière est une grimpeuse très leste et une acrobate émérite, pendant féminin de Nathan Drake, elle sait aussi manier les armes. L'arsenal proposé est assez conséquent et peut être upgrader au fur et à mesure de la progression, via des matériaux postés ici et là. Que ce soit pour les combats au corps-à-corps ou les affrontements à distance, Lara apprend sur le tas. L'évolution des aptitudes demande du temps et de la recherche, mais c'est aussi ça qui est jouissif, tant le level design est un modèle du genre. Ce qui est intéressant, c'est qu'un simple outil, comme le piolet (qui permet de forcer des portes ou de s'accrocher à des parois rocailleuses), peut devenir une arme tranchante terrible. Et les détails visuels et sonores ne cachent pas la violence, bien au contraire. Lorsqu'elle plante une flèche ou un couteau dans le corps d'un ennemi, elle le fait par instinct de survie. Car c'est bel et bien cette sensation que l'on a tout au long de l'aventure. On retrouve un système de couverture à la Gears of War, à la différence près que celui-ci est automatisé. Il suffit de s'approcher d'un élément du décor (caisse ou autre) dans une phase de "tension" pour que la jolie dame se planque immédiatement. Référence également avec une touche indiquant les éléments importants pour progresser sans rester bloquer, un peu à la manière de la jauge d'instinct du dernier Hitman.

A bout de souffle

Dès le début, on se retrouve en terre hostile et il faut traverser des environnements aux multiples dangers. Pour progresser, quelques énigmes sont de la partie, mais l'ensemble s'appuie surtout sur la résistance quasi-surhumaine dont doit faire preuve l'aventurière pour garder la vie. Cette montée en puissance est très bien amenée. Tout comme son arsenal, qui commence finalement par une simple torche (très importante pour les énigmes mais pas uniquement...), les émotions de Lara passent par tous les états, entre peur, haine, douleur ou larmes. Crystal Dynamics a effectué un boulot tellement stupéfiant qu'on a tout simplement un premier aperçu de ce que sera la next-gen. Les animations, réalisées en motion-capture, sont impressionnantes de réalisme et se marient à des graphismes détonants, bourrés de détails (ombres fumées...), avec des textures fantastiques. On en prend plein les mirettes du début à la fin, avec des plans incroyables, avec moult effets solaires, de pluie ou d'orage. Les développeurs ont un talent phénoménal et c'est peu de le dire. On peut ajouter, sans trop se tromper, qu'ils sont dignes d'un studio comme Naughty Dog qui n'est plus à présenter. Alors oui, tout n'est pas parfait, on n'évite pas les allers-retours (mais la surface de jeu est assez vaste néanmoins) et il y a beaucoup de "too much" inhérent au cinéma américain à la Michael Bay. On peut également tiquer sur le réalisme de la progression, avec des environnements qui sont tellement tarabiscotés qu'ils ne seraient accessibles qu'à Spiderman dans la vraie vie. L'intelligence artificielle des opposants n'est pas au top également, il n'est pas rare qu'ils laissent dépasser leur petit bout de crâne, propice à un bon headshot. Mais franchement, ce n'est qu'une pincée de poudre face à la déferlante de superlatifs qu'on a envie de crier en voyant le jeu. A l'instar de Connor, l'intrépide peut devenir chasseuse d'animaux afin de se nourrir et surtout glaner des points d'expérience, mais cette possibilité est trop peu exploitée et on l'oublie même complètement dans le feu de l'action. Ce n'est que lors de la deuxième partie qu'on prend conscience des multiples succès/trophées à débloquer. Jeu vidéo oblige, on retrouve pas mal de choses à faire à côté de l'aventure principale, comme des toiles à brûler (avec le logo de la secte qui vous pourchasse) ou des bouquins à lire. Il y a tant à faire qu'on en a vraiment pour notre argent.

Brave Heart

Au delà de sa réalisation effarante, il faut également souligner l'habile mise en scène, avec des plans immersifs qui font qu'on incarne pas Lara, on est Lara. Un énorme travail a été effectué sur l'ambiance sonore (les grognements de loups ou les pas glacent le sang) avec des bruitages très réussis et une musique, signée Jason Graves, tout aussi magnifique. Le thème principal colle à la peau et l'homme a même été jusqu'à créer un instrument pour donner du volume aux environnements sonores de la jungle. Un travail érigé par un forgeron qui a demandé douze mois d'élaboration. Tomb Raider, c'est tout ça. C'est une super production teintée d'un côté émotionnel très fort. L'évolution de la protagonistes principale fait appel à de nombreuses référence comme Lost, The Descent voire même Die Hard. Lors des séquences sur la plage, on imagine parfaitement le duo DiCaprio/Ledoyen. Tomb Raider est un titre maîtrisé de bout en bout, mais qui peut surprendre par la froideur de son enveloppe. Sombre et glaçante, cette production mâture dépeint des thèmes adultes et fait mal. Certaines séquences resteront cultes à jamais et les moments pour souffler sont rares, si bien que les camps sont un bon moyen pour se poser, améliorer son équipement et ses aptitudes. Et puis, il y a aussi des phases d'infiltration qui permettent de mettre à profit l'utilisation de l'arc ou des attaques par l'arrière. Ni vu, ni connu. Les énigmes n'ont rien de difficiles, même si certaines réclament quelques moments de recherche, comme l'énorme cloche poussée par le vent (celles et ceux qui ont fait ou feront le jeu comprendront). Il y a tant de choses à voir dans ce Tomb Raider, bien que certaines soient un peu trop survolées, qu'on en oublie forcément. Durant l'aventure, il est ainsi possible de trouver des cavités secrètes permettant d'accéder à des tombeaux. 

Broken arrow

Impossible également de ne pas parler de la partie multijoueur. Celle-ci (moins travaillée graphiquement, ce mode a été conçu par un autre studio), basée sur 4 modes de jeux, s'appuie sur deux camps aux forces et faiblesses différentes. Les Solarii, membres de la secte et habitants de l'île, sont très vifs et sacrément armés. En face, les survivants (on peut utiliser Lara Croft mais il faut la débloquer) sont plus résistants mais disposent d'armes moins efficaces. Ils sont également plus lents et avancent avec prudence. Cinq cartes sont disponibles et les objectifs diffèrent, pour un fun à peu près similaire. Allez stop, vous l'avez compris, ce Tomb Raider est une bombe ! Réalisation, intérêt, fluidité du gameplay... ce jeu met une méga tarte à la plupart des dernières productions. Et quand on voit les graphismes de ce titre, on se dit que la next-gen peut attendre quelques mois de plus. On ne se remet décidément pas du niveau de détails et des animations. Pas de doute, Nathan Drake a trouvé sa maîtresse. 

De quoi tomber raide. Elle est facile mais c'est pourtant bien ce qui vous attend avec cette méga bombasse qu'est la nouvelle Lara Croft. Sublime, prenant, exquis... les superlatifs manquent. Crystal Dynamics a fait un boulot sensationnel et cette résurrection de l'aventurière la plus classe de la planète jeu vidéo fera date. L'un des jeux de l'année (malgré un scénario un peu fouillis), c'est une certitude !


Si la next-gen n'est qu'à de courtes encablures de sa venue, force est d'avouer que Tomb Raider donne un premier aperçu de ce qu'elle pourra être. Techniquement et artistiquement, on atteint de véritables sommets. Les décors sont ultra fouillés et plutôt variés, et les animations sont criantes de réalisme. Tout le reste est également une baffe en pleine tronche. Dans le TOP 10 des jeux les plus beaux de cette génération.


Lara souffre et c'est peu de le dire. Les nombreuses séances de motion-capture ont servi à rendre vivante la belle aventurière et ses compagnons. Elle dispose d'attitudes très naturelles, tout en gardant des mouvements d'une héroïne de jeux vidéo. Ce mélange fonctionne parfaitement et il n'est pas rare de découvrir de nouveaux mouvements après plusieurs heures de jeu. Un sans faute, à l'exception peut-être, de la queue de cheval qui a parfois des mouvements étranges. Sort de là, c'est du tout bon ! 

Sans réinventer le jeu d'action/aventure, Tomb Raider jouit d'un gameplay de grande qualité. Les commandes sont réactives et on fait véritablement ce qu'on veut de la belle Lara.  Entre moments intenses et séquences plus calmes, le rythme du jeu accroche du début à la fin, et la difficulté est suffisamment bien dosée pour ne pas le signaler. On n'évite pas l'aspect "too much" mais on prend notre pied, et c'est bien là le principal. 



Jason Graves a effectué un travail d’orfèvre  Même s'il est regrettable de ne pas retrouver le thème musical ancestral, l'artiste est parvenu à apporter sa touche personnelle et le résultat est agréable et réussi. Niveau doublage, l'avantage est en faveur de la version anglaise mais Alice David s'en sort plutôt pas mal aussi. 




1 mars 2013

[Test] J-league Jikkyou Honoo no striker - SEGA Saturn JAP

Sur Saturn, les simulations de foot ne courent pas les rues. A vrai dire, on y trouve principalement du foot arcade plus ou moins bon. Nous retiendrons dans le lot SEGA et son V-Goal (Worldwide soccer par chez nous) avec une réalisation qui a surpris la concurrence. Manque de chance, Nintendo et Sony possèdent une licence qui fait saliver les Saturniens : I.S.S de Konami, l'ennemi juré de Fifa soccer ! Il aura fallu prendre son mal en patience puisqu'elle finira par arriver sur la plateforme début 98.



Juste avant la série des Pro Evolution Soccer, Konami s'était fait remarqué avec International Superstar Soccer dont la réalisation forçait le respect sur les machines 16bits. Avec la 3D, le développeur n'a fait qu’accroître sa popularité : ISS 64 était le meilleur jeu de la N64 lors de son lancement et ISS pro sur Psone éclipsait littéralement fifa 97. Seule la Saturn manquait à l'appel, mais avec le succès de la machine au Japon, les fans se sont fait entendre et Konami a exaucé leur vœu avec J-league Honoo no Striker.


Jamais sorti en dehors du Japon, ce J-league, comme l'indique son nom, se consacre exclusivement à la ligue japonaise : oubliez donc vos équipes internationales fétiches, elles n'y sont pas. Cruel mais pas tant que ça si on s'attarde un peu plus sur le titre, compte tenu de la richesse du gameplay et du fun procuré.
  
Reprenant les bases d'ISS 64 (et non du « Pro » de la Psone !), c'est l'attitude des joueurs qui trahi cette mouture avec le suivi de la balle des yeux lors d'un centre par exemple. Aussi, la jouabilité est d'une telle évidence qu'il ne sera pas rare de réaliser des actions spectaculaires dès les premières parties (aile de pigeon, feinte, tête plongeante, ciseau, retourné). Les aficionados ne seront en aucun cas déroutés par les menus (japonais) qui proposent du classique (amical, tournoi, tournoi J-league, Penalty, Player Edit) mise à part le mode entraînement qui offre un réel challenge. Afin de participer au grand tournoi de la J-league, il sera nécessaire d'accomplir différentes tâches (dribbles, tirs, coup francs, passes, etc...) en obtenant les meilleures notes possibles.



Tout est bon, me direz-vous, dans cet opus. Non, ce jeu n'est pas parfait : le visuel est en basse résolution ce qui occasionne des pixels grossiers. Est-ce le choix de Konami pour bénéficier d'une animation fluide et sans faille ? Je le pense et je le soutiens puisque le cas inverse est à l'image d'EA Sports et de ses Fifa pour constater du triste carnage.



J-league Honoo no striker est passé complètement inaperçu chez nous (Terredejeux.net est le seul à tester ce jeu !) et c'est bien regrettable puisqu'il mérite le détour. Un excellent titre qui se place comme un vrai concurrent à V-Goal.



 


Il est vraiment regrettable que le jeu tourne en basse résolution. Les stades et la foule ne sont pas aussi travaillés que dans V-Goal.

La décomposition des mouvements est du même niveau qu'un I.S.S 64 ! De plus, la progression du jeu se fait dans une fluidité sans faille.

 

Les commandes répondent sans problème et sont acquises instantanément.




L'ambiance des stades est agréable et réaliste mais reste un peu trop timide lors d'un but. Les commentaires japonnais sont répétitifs sans être soûlants.