5 nov. 2020

La sélec’ Just for Games

Très actif, l’éditeur Just for Games a sorti récemment plusieurs jeux et nous avons décidé de les regrouper pour donner notre avis sur ce florilège d’expériences diverses et variées. Le plus important d’entre eux n’est autre que No Straights Roads qui fait penser à une sorte de Jet Set Radio musical. Conçu par le studio Metronomik, basé à Kuala Lumpur en Malaisie, le titre réunit un casting d’exception pour des sensations grisantes. Rock of Age III, quant à lui, en surprendra plus d’un avec son humour débordant et son gameplay mêlant course et stratégie. Mais si votre truc, c’est plutôt les bolides et les sensations fortes, Inertial Drift, avec son look à la Auto Modellista, pourrait bien vous faire de l’œil. Pour terminer, Nexomon et sa collecte de créatures à la Pokémon est surprenant et s’avère bien éloigné de la licence de Nintendo qu’on pourrait le croire au départ. Allez, sans attendre, faisons le tour de ces quatre jeux aux multiples facettes !

Cet article est également disponible sur Joypad.fr

No Straight Roads est la rencontre entre un transfuge de Square-Enix, Wan Hazmer, et un ancien artiste de Capcom, Daim Dziauddin. Trip action/aventure dans un univers musical, le jeu prend place au cœur de Vinyl City, un état autoritaire qui a décidé de bannir le rock pour manipuler sa population à base d’électro dance. L’entreprise NSR (No Straight Roads) contrôle l’intégralité de la métropole et assure ainsi, via le rythme endiablé de sa musique, l’alimentation énergétique des habitations. C’est dans ce contexte qu’interviennent Mayday et Zuke, les deux rockers du groupe Bunk Bed Junction, un collectif indépendant qui a décidé de se battre pour en finir cette gouvernance avilissante. No Straight Roads est un jeu qui se pratique à la troisième personne et s’appuyant sur un système de missions se déroulant dans différents quartiers de la ville. Après avoir été briefé par Kliff, qui est campé par Julien Chièze (sa première expérience dans le domaine du doublage), on débarque dans la cité pour dégommer une série de mobs (qui réagissent au rythme), rallier d’autres musiciens à notre cause et participer à des mini-jeux de différentes natures.


Le niveau de doublage est franchement bon (dommage que la synchro labiale ne suive pas toujours) et il y a d’ailleurs des chansons ultra entraînantes, comme notamment l’affrontement musical contre DK West. Kelly Marot (Mayday) et Donald Reignoux (Zuke) sont franchement impressionnants ! Dans son ensemble, le titre de Metronomik est très sympathique. Il est toutefois indéniable que la progression se montre trop répétitive et que le level design manque de folie. Mais on prend tout de même un certain plaisir à suivre les objectifs avant de rentrer au Q.G pour améliorer ses capacités. La structure est assez classique mais s’il y a un domaine dans lequel No Straight Roads, c’est dans ses combats contre les boss. Les développeurs ont rivalisé d’ingéniosité pour créer des adversaires déstabilisants, originaux afin que les joueurs puissent profiter du gameplay différent entre chaque personnage. Mayday est une adepte des coups à distance tandis que Zuke préfère le combat rapproché. On sort de l’expérience, qui demeure assez courte puisqu’on compte 5/6 affrontements contre des boss, avec le sourire. No Straight Roads est un titre parfois un peu bancal, qui repose sur un budget qui n’a rien d’un AAA mais qui permet de passer un bon moment.




VERDICT : BON



Vroom ! Avec Inertial Drift, place à l’esprit de Fast and Furious Tokyo Drift et au cel-shading ! En s’appuyant sur la vitesse et les dérapages, le titre de PQube mise sur les sensations extrêmes et l’arcade des années 1990. Avec ses courses grisantes se déroulant de nuit ou au crépuscule, Inertial Drift fait la part belle aux néons et à des décors ultra flashy. Au nombre de 20, elles ne seront pas de trop pour vous faire apprécier l’originalité du gameplay. Pour contrôler vos drifts, vous devrez en effet gérer non pas un mais deux sticks ! Le stick gauche permet de piloter le véhicule tandis que le droit influe sur les dérapages. Il faut un petit temps d’adaptation mais on s’y fait assez vite et le tout se veut assez fun. Avec ses nappes mélodiques technoïdes et ses 16 véhicules (coupés, supercars…), voilà une expérience accessible financièrement (moins de vingt euros) qui a la bonne idée, en plus, de proposer du multi en ligne et un mode solo scénarisé. Si vous aimez l’arcade et le côté déjanté des jeux du genre des années ’90, voilà une bonne raison pour craquer !





VERDICT : BON


Nexomon est un titre qui tourne sur Unreal Engine et qui propulse le joueur dans un univers à la Pokémon. Clairement, les développeurs de Vewo Interactive ont cherché à rendre hommage à la licence de Game Freak. On retrouve tout ce qui fait le charme de Pikachu et sa bande : les créatures toutes mignonnes, le côté RPG à l’ancienne avec une vue surélevée, de l’exploration, des combats au tour par tour, etc. Très coloré, le jeu mise sur son humour et son univers singulier pour happer le dresseur en herbe et ça fonctionne ! Le character design est inégal selon les bestioles mais les personnages sont vraiment bien dessinés et ont des mimiques parfois délirantes. Dès le départ, on vous invite à choisir un parmi plusieurs « starters » reposant sur différents types : eau, feu, feuille, terre, électrique, etc.


Alors que vous débutez votre quête initiatique pour devenir dresseur, vous êtes soudainement attaqué par un dragon et vous apprenez, à mesure que vous progressez, que le sort du monde est en réalité tiraillé entre les dragons, les Tyrans (des créatures imposantes et ultra puissantes) et les humains. C’est dans ce marasme ambiant que votre petit avatar – que vous choisissez en début d’aventure – que vous devez trouver votre place. Nexomon tente de s’éloigner de Pokémon (Coco, le sidekick qui vous accompagne est très drôle) en proposant des missions annexes parfois vraiment rigolotes et des combats dont la capture de l’adversaire est basée sur des QTE qui vous oblige à taper sur les boutons indiqués à l’écran. Les Pokéball sont ici remplacées par des petits dômes pyramidaux et il est toujours possible d’infliger des altérations (poison, confusion…). L’univers de Nexomon est charmant et le jeu se veut comme une chouette alternative à Pokémon, avec une identité tout de même bien à lui.




VERDICT : BON

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